Hendrix Maui LP

Gagnez le coffret 3 vinyles + Blu-ray “Jimi Hendrix Live In Maui”

En partenariat avec Legacy Recordings et Sony Music France, Funk★U vous offre une chance de remporter le coffret 3 vinyles/Blu-Ray de Jimi Hendrix Live In Maui.

Disponible depuis le 20 novembre, l’album inédit Live in Maui est accompagné du documentaire Music, Money, Madness . . . Réalisé par John McDermott, ce passionnant document raconte la visite de la Jimi Hendrix Experience à Maui et comment ils furent pris au piège par Rainbow Bridge le film « maudit » produit par leur controversé manager Michael Jeffery.

Le Blu-ray comprend le documentaire complet ainsi que des bonus comprenant tous les films couleur 16mm existants tournés des deux concerts de l’après-midi, mixés en stéréo et en son ambiophonique 5.1. Le package comprendra le Live In Maui – les deux sets susmentionnés répartis sur 3 vinyles, récemment restaurés et mixés par l’ingénieur de longue date de Jimi Hendrix, Eddie Kramer, et masterisés par Bernie Grundman (tracklisting ci-dessous).

Pour remporter votre coffret 3 vinyles/Blu-Ray, cliquez ICI.

Tracklisting Live in Maui

LP1

  • Chuck Wein Introduction
  • Hey Baby (New Rising Sun)
  • In From The Storm
  • Foxey Lady
  • Hear My Train A-Comin’
  • Voodoo Child (Slight Return)
  • Fire

LP2

  • Purple Haze
  • Spanish Castle Magic
  • Lover Man
  • Message to Love
  • Dolly Dagger
  • Villanova Junction
  • Ezy Ryder

LP3

  • Red House
  • Freedom
  • Jam Back at the House
  • Straight Ahead
  • Hey Baby (New Rising Sun)/Midnight Lightning
  • Stone Free


Blue Note 80 doc

Les 80 ans de Blue Note Records en DVD/Blu-Ray

Après sa sortie au cinéma, le documentaire Blue Note Records: Beyond the Notes réalisé par la cinéaste suisse Sophie Huber sera disponible le 6 septembre en DVD, Blu-ray et version digitale (distribution : Eagle Vision/Universal).

Blue Note Records: Beyond the Notes explore la vision de l’emblématique label de jazz américain. Depuis sa création en 1939, Blue Note a créé un environnement propice à l’épanouissement de la créativité.

Grâce à des sessions d’enregistrement récentes, des archives rares et des conversations avec des artistes emblématiques du label, ainsi que son président actuel Don Was, le film révèle l’intimité d’un label dont l’héritage reste vital dans le climat politique actuel. Les légendaires Herbie Hancock et Wayne Shorter se joignent aux musiciens d’aujourd’hui tels que Robert Glasper et Ambrose Akinmusire. Leurs réflexions nous ramènent aux figures très influentes du passé qui ont construit l’héritage de Blue Note Records : Thelonious Monk, Bud Powell, John Coltrane, Art Blakey, Horace Silver et Miles Davis.

Découvrez ci-dessous la bande-annonce de Blue Note Records: Beyond the Notes :


Amy une

Amy Winehouse “Back to Black” (documentaire)

« Le public a retenu la voix d’Amy, mais il oublie souvent qu’elle écrivait seule ses propres chansons », commente à juste titre le producteur Salaam Remi dans le documentaire Back to Black consacré aux deuxième —et ultime—album d’Amy Winehouse. Étrangement privé du logo de l’inestimable série Classic Albums, cet épisode signé Jeremy Marre s’inscrit pourtant dans la lignée de ses prédécesseurs en validant l’importance d’un long-playing incontournable des années 00.

dec19295-6155-4c6f-85d2-e749aebd91f4En 52 minutes, Mark Ronson et Salaam Remi, les deux artisans de Back to Black, retracent les étapes de la création du “modern classic” paru en 2006, du songwriting à cœur ouvert de la Shangri-La de Camden Town à l’utilisation à bon escient des revivalistes soul de Daptone Records, sans oublier le subtil (et décisif !) mixage de Tom Elmhirst. Passages obligés de la collection : les sidérantes pistes  isolées d’une voix-miracle et les terrassantes prises guitare-voix en cabine des néo-standards « Love is a Losing Game », « Back To Black » et du hit global « Rehab », le tout approuvé par Ronnie Spector, fan de la première heure.

En bonus, le concert inédit An Intimate Evening in London propose une performance semi-privée capturée début 2008 aux Riverside Studios de Londres. Devant famille et proches, la diva enchoucroutée façon Bobbie Gentry distille avec humour et nonchalance sa soul crève-cœur et reprend « A Message to You Rudy » et « Hey, Little Rich Girl » des Specials, quelques heures avant de décrocher ses premiers Grammy Awards sous la bénédiction de Tony Bennett. Gardons ce souvenir.

Amy Winehouse Back to Black **** (Eagle Vision/Universal). Disponible en DVD et Bluray le 2 novembre.



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“Miles Ahead”

Inédit sur les écrans français et toujours absent des prévisions de sorties DVD/Blu-Ray hexagonales, Miles Ahead, le biopic de (et avec) Don Cheadle consacré à Miles Davis est disponible en import US depuis quelques jours. “Si tu veux raconter une histoire, mets-y du style”, explique le Miles fictif de Don Cheadle -remarquable dans le rôle-titre- lors d’une mise en place situant le cadre de l’action : New York, début des années 1980, au moment où Miles Davis, silencieux et reclus depuis 1975, s’apprête à effectuer son comeback. Dépêché par Rolling Stone Magazine, Dave Braden (Ewan McGregor) est chargé de raconter les coulisses d’un retour aussi mystérieux qu’inattendu, mais le vol des bandes du trompettiste déclenche une course contre la montre dans les rues de Manhattan.

De style, Miles Ahead n’en manque pas, quitte à en Miles ahead blu-rayaborder plusieurs à la fois, du biopic traditionnel en passant par le thriller et le buddy movie. Cette ambition constitue néanmoins l’écueil principal d’un long-métrage qui ne sait pas s’il doit s’aligner sur Little Big Man (l’interview entrecoupée de flashbacks), Ray (grandeur et décadence du musicien victime de ses tentations), Superfly (deals de coke, flinguages et poursuites sur fond de guitares wah-wah), 48 heures (nos deux héros que tout oppose finiront-ils par s’entendre ?), voire Rendez-vous à Broad Street (le pitch construit autour des bandes volées).

Au rayon musical, les moments clés de la carrière du trompettiste sont présents, avec de nombreuses allusions directes ou indirectes à Agharta, Kind of Blue, Jack Johnson et Sketches of Spain, même si c’est l’histoire d’amour contrariée de Miles et son épouse Frances Taylor qui domine les sous-intrigues. Restent quelques séquences musicales réussies, dont l’enregistrement en studio de “Gone” supervisé par Gil Evans, une bande-son entièrement issue du propre répertoire de l’intéressé et, surtout, une étonnante jam finale réunissant quelques figures récurrentes des pages d’actualité du site que vous êtes en train de consulter.

Jacques Trémolin

Miles Ahead de Don Cheadle **(2015). Avec Don Cheadle, Ewan McGregor (Sony Picture Classics). DVD/Blu-Ray disponible en import US.

 

 


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“What Happened Miss Simone ?” en DVD/Blu-Ray

What Happened Miss Simone ?, le documentaire sur la vie et la carrière de Nina Simone, sera disponible en DVD/Blu-Ray et DVD/CD Best-of le 2 septembre prochain. Produit par Netflix, nommé aux Oscars et aux Grammies 2016, Lauréat 2016 du Meilleur Documentaire à l’American Film Institute, What Happened Miss Simone ? s’appuie sur des interviews d’archives, de longs extraits de concerts, ainsi que de nouveaux entretiens avec les membres de sa famille, dont sa fille Lisa

Le film suit Nina Simone à travers les années 1960 et son implication dans le mouvement des droits civiques, puis dans les années 1970 lorsqu’elle décide de déménager d’abord en Afrique puis en Europe, le diagnostic de sa bipolarité dans les années 1980, et enfin ses dernières années en France dans les années 1990.

Les bonus de ces versions DVD/Blu-Ray distribués par Eagle Vision/Universal proposeront également d’autres images d’archives inédites.

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“Warm Leatherette” de Grace Jones en version Deluxe

La campagne de rééditions Deluxe du catalogue de Grace Jones se poursuit avec la ressortie de Warm Leatherette (1980) en versions augmentées CD, vinyles, Blu-ray audio et digitales.

Premier volume de la célèbre trilogie enregistrée aux mythiques studios Compass Point en compagnie de la section rythmique Sly Dunbar et Robbie Shakespeare et Wally Badarou aux claviers, cet album culte contient, entre autres, des reprises étincelantes de Roxy Music (“Love is the Drug”), The Pretenders (“Private Life”).

19 bonus figurent au programme de ces rééditions, dont des faces-B, des versions longues et des remixes rares produits lors de ces sessions.

WARM LEATHERETTE: ORIGINAL

  • 1. WARM LEATHERETTE
  • 2. PRIVATE LIFE
  • 3. A ROLLING STONE
  • 4. LOVE IS THE DRUG
  • 5. THE HUNTER GETS CAPTURED BY THE GAME
  • 6. BULLSHIT
  • 7. BREAKDOWN
  • 8. PARS

Bonus Tracks : LONG VERSIONS: Grace Jones Warm

  • 9. WARM LEATHERETTE (LONG VERSION) 5.35
  • From WARM LEATHERETTE cassette ICT 9592 and b-side of 12” single
    12WIP 6645, released September 1980.
  • 10. PRIVATE LIFE (LONG VERSION) 6.17
    From WARM LEATHERETTE cassette ICT 9592 and a-side of 12” single
    12WIP 6629, released June 1980.
  • 11. A ROLLING STONE (LONG VERSION) 5.43
    Issued as a-side of 12” single 12WIP 6591, released April 1980.
  • 12. LOVE IS THE DRUG (LONG VERSION) 8.38
    From WARM LEATHERETTE cassette ICT 9592 and a-side of 12” single 600
    198 (Germany/Netherlands), released May 1980.
  • 13. THE HUNTER GETS CAPTURED BY THE GAME (LONG VERSION) 6.44
    From WARM LEATHERETTE cassette ICT 9592 and a-side of 12” single
    12WIP 6645, released September 1980.
  • 14. PARS (LONG VERSION) 5.41
    From PRIVATE LIFE: THE COMPASS POINT SESSIONS, released June 1998.

CD 2: LONG VERSIONS, SINGLE VERSIONS AND REMIXES:

  • 15. PRIVATE LIFE (LONG VERSION 2) 7.55
    Previously Unreleased Mix.
  • 16. PRIVATE LIFE (DUB VERSION) 8.04
    From PRIVATE LIFE: THE COMPASS POINT SESSIONS, released June 1998.
  • 17. SHE’S LOST CONTROL (LONG VERSION) 8.23
    Issued as the b-side of 12” single 12WIP 6629, released June 1980.
  • 18. SHE’S LOST CONTROL (DUB VERSION) 8.38
    From PRIVATE LIFE: THE COMPASS POINT SESSIONS, released June 1998.
  • 19. LOVE IS THE DRUG (SINGLE VERSION) 4.41
    Issued as the a-side of 7” single 101.819 (Germany/Netherlands), released May 1980.
  • 20. PRIVATE LIFE (SINGLE VERSION) 4.37
    Issued as the a-side of WIP 6629, released June 1980.
  • 21. SHE’S LOST CONTROL (SINGLE VERSION) 3.46
    Issued as the b-side of WIP 6629, released June 1980.
  • 22. THE HUNTER GETS CAPTURED BY THE GAME (SPECIAL SINGLE VERSION) 3.21
    Issued as the b-side of WIP 6645, released September 1980.
  • 23. BREAKDOWN (U.S. SINGLE EDIT) 3.00
    Issued as the a-side of IS 49603 (US), released October 1980.
  • 24. PARS (SINGLE VERSION) 4.24
    Previously Unreleased Mix.
  • 25. PARS (DUB VERSION) 4.41
    Previously Unreleased Mix.
  • 26. LOVE IS THE DRUG (12” SINGLE REMIX) 7.23
    Remixed by Paul “Groucho” Smykle at the Fallout Shelter.
    Issued as the a-side of 12” single 12 IS 266, released February 1986
  • 27. PRIVATE LIFE (12” SINGLE REMIX) 7.04
    Remixed by Paul “Groucho” Smykle at the Fallout Shelter.
    Issued as the a-side of 12” single 12 IS 273, released May 1986

Bonus Tracks – Blu-ray Audio onlyimage0052

  • 1. SHE’S LOST CONTROL (LONG VERSION 2) 6.45
    Issued as the b-side of 12” single 12WIP 6629, released June 1980.
  • 2. SHE’S LOST CONTROL (LONG VERSION 3) 5.45
    Issued as a b-side of 12” single 12 IS 273, released May 1986.
  • 3. LOVE IS THE DRUG (SINGLE REMIX) 3.21
    Remixed by Eric “ET” Thorngren.
    Issued as the a-side of 7” single IS 266, released February 1986.
  • 4. PRIVATE LIFE (SINGLE REMIX) 4.04
    Remixed by Paul “Groucho” Smykle at the Fallout Shelter.
    Issued as the a-side of 7” single IS 273, released May 1986.
  • 5. WARM LEATHERETTE (FRANCOIS KEVORKIAN REMIX) 6.32
    Remixed by Francois Kevorkian at Right Track Recording, NYC, May 1985.
    Previously Unreleased Mix.

James+Brown+MrDynamite_DVD

“Mr. Dynamite: The Rise of James Brown” en DVD/Blu-Ray le 6 novembre

Diffusé sur Arte le mois dernier, Mr. Dynamite, le superbe documentaire consacré à James Brown, sortira en DVD/Blu-Ray le 6 novembre prochain agrémenté de bonus exclusifs.

Réalisé par Alex Gibney et produit par Mick Jagger, Mr. Dynamite revient sur le parcours hors-norme du Godfather of Soul à travers des images d’archives, des extraits de concerts (le documentaire s’ouvre et se referme sur le mythique concert de l’Olympia 71′) et de nombreux témoignages de proches et de musiciens, de Bootsy Collins à Fred Wesley en passant par Martha High et Clyde Stubblefield, batteur du célèbre “Funky Drummer” samplé par toute la galaxie hip-hop.

“Je déteste cette chanson !” confesse le musicien qui se souvient de l’enregistrement de ce classique. ”On venait de finir un concert et alors qu’on rentrait à l’hôtel à Cincinnati pour nous coucher,  James nous a demandé de venir en studio. On était tous très fatigué, on avait pas envie d’enregistrer… alors j’ai commencé à jouer ce pattern de batterie… ça a plu à James Brown, on l’a enregistré et c’est devenu “Funky Drummer”.

En bonus, l’édition DVD/Blu-Ray proposera :

-Une table ronde en compagnie de Questlove (batteur de The Roots), du bassiste Christian McBride, Alan Leeds, directeur de tournée de James Brown, et Harry Weinger, producteur du coffret Star Time et d’autres rééditions consacré au Godfather.

-Des interviews étendues des membres originaux du James Brown Revue : Pee Wee Ellis, Fred Wesley, Bootsy Collins, Martha High, Maceo Parker,  Melvin Parker, Jab’o Starks, Clyde Stubblefield et “Cape Man” Danny Ray ainsi que des interviews de Chuck D, Alan Leeds, Christian McBride, Rev. Al Sharpton, Greg Tate et Questlove.

-Un medley explosif de “Cold Sweat/I Can’t Stand Myself (When You Touch Me)/Papa’s Got A Brand New Bag/The Payback” dans l’émission Soul Train enregistré en septembre 1974

-Une interview de James réalisée par Don Cornelius en mars 75′  accompagnée d’une rare performance avec B.B. King et Bobby “Blue” Bland de “Goin’ Down Slow/Gambler’s Blues/It’s My Own Fault/I’m Sorry”

-Une vidéo de “It’s A Man’s Man’s Man’s World” réalisée par by Xavier Fauthoux, vainqueur du Saatchi & Saatchi James Brown Music Video Challenge

-Un livret de 12 pages incluant un essai de Mick Jagger et de rares photos de James Brown


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Public Enemy “Live at Metropolis Studios” en CD/LP et Blu-Ray

Capture d’écran 2015-08-08 à 09.19.03En août 2014, Public Enemy s’était produit devant une centaine de fans privilégiés au Metropolis Studio de Londres. Le 4 septembre, cette performance sera disponible sous divers formats.

Sur le modèle du superbe projet similaire de George Clinton & Parliament-Funkadelic paru au printemps, une version Super-Deluxe proposera le concert de 120 minutes en double-CD, vinyle, DVD et Blu-Ray comprenant entre autres, “Shut Em Down”, “Fight The Power” et “911 Is A Joke.”

Bring the noise !

 


Jimi Hendrix Atlanta

Jimi Hendrix “Freedom : Atlanta Pop Festival” disponible le 28 août

Bien connu des fans du gaucher de Seattle, le concert de Jimi Hendrix au Atlanta Pop Festival le 4 juillet 1970 avait été partiellement publié en VHS dans les années 1990 ainsi que dans le coffret Stages. Ce jour-là, le guitariste se produisait devant plus de 300 000 spectateurs, faisant de ce concert son plus important en terme d’audience sur le territoire américain. Le 28 août, Freedom : Atlanta Pop Festival proposera via Sony Legacy 16 titres remasterisés par Eddie Kramer dans un coffret 2-CDs ainsi qu’une version double vinyle (Tracklisting ci-dessous).

Le 4 septembre, un documentaire intitulé Jimi Hendrix : Electric Church dévoilera également les coulisses du festival en compagnie d’invités tels Billy Cox, le regretté Mitch Mitchell, Paul McCartney, Steve Winwood, Rich Robinson, Kirk Hammett, Derek Trucks et Susan Tedeschi. Jimi Hendrix : Electric Church sera d’abord programmé en exclusivité sur la chaîne câblée américaine Showtime avant de paraitre en DVD/Blu-Ray le 30 octobre. À noter que ce documentaire proposera également des titres live inédits en vidéo.

Jimi Hendrix Atlanta

Disc 1
1) Fire
2) Lover Man
3) Spanish Castle Magic
4) Red House
5) Room Full Of Mirrors
6) Hear My Train A Comin’
7) Message To Love

Disc 2
1) All Along The Watchtower
2) Freedom
3) Foxey Lady
4) Purple Haze
5) Hey Joe
6) Voodoo Child (Slight Return)
7) Stone Free
8) Star Spangled Banner
9) Straight Ahead


Jimi All Is By My Side

« Jimi : All Is By My Side »

Annoncé en 2012, tourné en 2013 mais quasiment invisible en 2014, Jimi : All is By My Side, le premier biopic de Jimi Hendrix, se matérialise sous la forme d’un DVD/Blu-ray en 2015. Longtemps relégué au rayon des fantasmes du cinéma rock (on se souvient de projets fantaisistes impliquant Eddie Murphy ou Prince dans les années 1980), le long-métrage écrit et réalisé par John Ridley, scénariste de 12 Years a Slave, situe son pitch à Londres, entre l’arrivée du gaucher cherokee en septembre 1966 et la veille de son départ pour le festival de Monterey, en juin 1967. André Benjamin (alias André 3000, alias la moitié d’OutKast) incarne Jimi James/Hendrix, les photogéniques Imogen Poots et Hayley Atwell interprètent respectivement Linda Keith et Kathy Etchingham, les girlfriends historiques du guitariste. Parmi les seconds rôles, Andrew Buckley joue celui de Chas Chandler, bassiste des Animals et contributeur décisif de l’ascension météorique du Voodoo Child. On aperçoit aussi brièvement Keith Richards, Eric Clapton et les Beatles aux détours de sosies de qualité aléatoire. Un casting dominé par André Benjamin, qui duplique de manière convaincante les maniérismes vocaux, la distance lunaire et la gestuelle scénique d’un Hendrix en route vers la gloire. Autant l’avouer à ce point de la chronique : sa performance constitue le seul intérêt de l’entreprise.

D’entrée, la séquence d’ouverture de Jimi : All Is by My Side anticipe la place secondaire que la musique occupe dans le film : Jimi James accompagne Curtis Knight dans un club New-yorkais, mais le son de sa guitare est sous-mixé à en devenir presque inaudible. Dès les premières minutes d’un long-métrage qui en comporte 112, l’angle choisi par John Ridley désarçonne également le spectateur/fan en privilégiant d’interminables conversations de canapé mystico-métaphysiques entre Hendrix et ses conquètes/muses au détriment de la flamboyance scénique et instrumentale du pyromane de Stratocasters. Et si la licence artistique autorise John Ridley à plonger un personnage iconique de la pop culture au centre d’une intrigue romancée, son traitement souffre de longueurs exténuantes et, surtout, d’une absence totale de point de vue sur son sujet principal. Quand, par exemple, Last Days, le faux-biopic de Kurt Cobain réalisé par Gus Van Sant, distillait l’ambiance mortifère des chansons de Nirvana dans une mise en scène sombre et contemplative, Jimi : All Is by My Side dilue la personnalité, la facette créative et le parcours unique de Jimi Hendrix dans une suite de vignettes extra-musicales à l’intérêt limité.

L’ajout d’images d’archives, de l’immolation de moines tibétains à une apparition des Who au Beat Club, ajoute aussi à la confusion en mélangeant des faits historiques à des éléments purement fictifs, à commencer par une scène Scorsesienne de tabassage à coups de combiné téléphonique capable de faire passer Ike Turner ou le James Brown de Get On Up pour des militants des Chiennes de garde. Kathy Etchingham, victime imaginaire de cette séquence de violence domestique, a d’ailleurs vigoureusement contesté cette interprétation.

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André Benjamin et Oliver Bennett (Noel Redding) dans Jimi : All Is By My Side

La musique est l’autre victime collatérale du film : on savait que les héritiers du clan Hendrix n’avaient pas autorisé l’inclusion de titres originaux d’Are You Experienced aux producteurs du long-métrage. La bande-son de Jimi : All Is by My Side alterne blues traditionnels, morceaux sixties (Bob Dylan, Spencer Davis Group, Pentangle, Small Faces…) et reconstitutions proto-Hendrixiennes de « Killing Floor », « Wild Thing » et « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » interprétées par un trio de valeureux sessionmen bien connus des amateurs de soft-rock 70 : Waddy Watchel (guitare), Leland Sklar (basse) et Kenny Aronoff (batterie). Hélas, si leur jeu reproduit fidèlement le son de l’Experience, le grain contemporain du mixage les fait davantage sonner comme un tribute band emmené par Lenny Kravitz.

Décevant à tous points de vue, Jimi : All Is by My Side est aujourd’hui sanctionné par le sceau infamant d’une sortie straight to video, en attendant, sans doute, une future biographie officielle commanditée par les détenteurs du catalogue Hendrixien.

Jacques Trémolin

Jimi : All Is by My Side * (Curzon Home Cinema). DVD/Blu-ray disponible en import UK le 26 janvier. Sortie française DVD/Blu-ray en mai (Universal Pictures Video).


Jimi All Is By My Side

“All Is By My Side”, le biopic de Jimi Hendrix en DVD et Blu-Ray le 26 janvier

Montré discrètement dans une poignée de festivals et sorti de manière confidentielle dans quelques pays, Jimi : All Is By Side, le biopic de Jimi Hendrix starring André Benjamin (alias André 3000 d’Outkast), sera disponible en DVD et Blu-Ray version import le 26 janvier. L’occasion de découvrir -enfin- un long-métrage ayant récolté des avis partagés. Chronique à suivre !

Jimi All Is By My Side Blu


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“That’s The Way of the World” disponible en Blu-Ray

Paru en décembre dernier en Blu-Ray aux États-Unis mais quasiment introuvable en France, ce long-métrage de Sig Shore met en scène Earth Wind and Fire, jeune groupe prometteur confronté aux diktats de l’industrie du disque. Impeccable dans le rôle du producteur anti-système, Harvey Keitel se débat comme un beau diable pour défendre ses poulains mis sur la touche au profit d’un trio de blancs-becs, sensé plaire davantage au marché américain.

À l’instar de Superfly (déjà produit par Sig Shore), ce film bancal et attachant n’est pas toujours à la hauteur du message qu’il porte. Mais That’s the Way Of the World reflète pourtant la réalité d’une société américaine confronté à ses vieux démons. Un document à voir et revoir, quand bien même il ne deviendra certainement pas votre film de chevet.

Disponible uniquement en zone A au format 1:78, ce Blu-ray propose une image restaurée bien supérieure au DVD même si elle n’est pas exempte de défauts. Ceci étant, le travail réalisé par le label Scorpion, auteur de cette réédition, est assez remarquable vu la qualité des bandes originales. Sur le plan sonore, ce Blu-Ray propose une piste stéréo en DTS-HD pas toujours à la hauteur des canons de beauté actuels, mais il était sans doute impossible de faire des miracles avec le matériel à disposition. Il n’empêche, l’ensemble reste très agréable à écouter.


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