Mark+Ronson+Bruno+Mars

Mark Ronson pulvérise le record de streamings aux Royaume-Uni avec “Uptown Funk”

En tête des charts singles en Grande-Bretagne avec “Uptown Funk”, son duo old-school avec Bruno Mars, Mark Ronson vient de pulvériser le record britannique de diffusion en streaming avec près de 2 millions et demi d’écoutes. Uptown Special, l’album -que nous avons écouté et dont nous vous reparlerons très prochainement- paraîtra le 12 janvier. Et si ce n’est pas déjà fait, redécouvrez ci-dessus le hit funky de cet hiver, featuring le légendaire Carlos Alomar à la guitare et l’indispensable Trombone Shorty aux cuivres !


Marcus+Miller

Le nouvel album de Marcus Miller en mars 2015

Marcus Miller sera de retour le 2 mars 2015 avec un nouvel album qui paraîtra sur le mythique label Blue Note. Nommé artiste de l’UNESCO pour la paix en 2013, le légendaire bassiste est devenu le porte-parole du programme éducatif « la route de l’esclavage» qui vise à contribuer à une meilleure compréhension des causes, des enjeux et des conséquences de l’esclavage dans le monde, en mettant en lumière les interactions culturelles issues de cette histoire, favorisant ainsi le dialogue interculturel.

Inspiré par ses nouvelles fonction et par un voyage sur l’ïle de Gorée au Sénégal, Marcus Miller s’est inspiré de musiques du Maroc, Brésil, Caraïbes et d’Afrique de l’Ouest pour construire son nouvel album. Enregistré entre Los Angeles, la Nouvelle Orléans, Rio et Paris, le bassiste et compositeur insuffle à ses compositions originales des couleurs inédites pour un résultat une fois encore très personnel. Les deux line-ups de ce nouvel sont les suivants :

Côté Amérique : Brett Williams (claviers), Louis Cato (drums), Lee Hogans (trompette), Adam Agati (guitare) et Alex Han (sax).
Côté Afrique de l’Ouest : Alune Wade (basse aussi, dans un style différent, et chanteur d’exception), Adama Bilarou (percussions), Guimba Kouyaté (guitare), Cherif Soumano (kora).

PS : ce nouvel album contiendra (entre autres), une reprise explosive de “Papa Was a Rolling Stone” des Temptations, un titre que l’ancien bassiste de Miles Davis avait interprété sur scène lors de sa dernière tournée.


D'angelo Black Messiah cover

D’Angelo and the Vanguard “Black Messiah”

Comment garder toute son objectivité quand un album attendu depuis presque quinze ans apparaît de manière aussi inopinée ? Avec une technique de communication largement similaire à celle adoptée par Beyoncé il y presque un an jour pour jour, Black Messiah est sans doute l’album de l’année, et même peut-être celui de la décennie. Le troisième album studio de D’Angelo se veut résolument politique et au vu des récents développements de l’actualité américaine, nul doute qu’il tombe à poing nommé. La communication adoptée par l’équipe de D’Angelo abonde en tout cas dans ce sens (affiches placardées dans Brooklyn et Soho reprenant la partie la plus engagée du texte de « The Charade »). Pur hasard ?

Mettons de côté l’affect et la subjectivité émotionnelle pour nous concentrer sur les faits : Au terme d’une dizaine d’écoutes en boucle depuis la sortie en ligne de cette version numérique, voici ce qu’il en ressort : On connaissait déjà plus ou moins 6 titres de Black Messiah, entre les versions jouées sur scène depuis 2012 et la démo de « 1000th Deaths ». Restait à découvrir 6 autres titres à découvrir dans leur intégralité. Les sonorités sont proches de celles d’A Love Surreal de Bilal. Questlove nous avait promis un côté plus rock, il n’a pas menti. Cependant, cette couleur n’apparaît pas sur l’ensemble d’un album peu homogène (ce qui n’est pas une critique). On distingue clairement une différence entre les morceaux de la Face A (titres 1 à 5) et ceux de la Face B (titres 6 à 12). Les premiers sont clairement ceux qui se détachent le plus, bien que ceux de la Face B soient occasionnellement très bons.

 

Black Messiah titre par titre

  • La version studio d’ « Ain’t That Easy » colle à celle déjà entendue en live il y a deux ans. Le mix de la batterie, des guitares et des percussions est vraiment bien rodé, tout comme d’ailleurs l’ensemble du mix de l’album. Chapeau bas Mr. Russell Elevado ! Le background sonore des 17 premières secondes du morceau renvoie évidemment au morceau introductif de Voodoo il y a 15 ans : « Playa Playa ».

  • « 1000th Deaths » est peut être, dans les sonorités, le titre le moins abordable de l’album. Introduit un discours de Preacher, le titre s’oriente progressivement vers des ambiances P-Funk et rock. La version démo leakée sur les réseaux sociaux depuis quelques années laissait cependant entrevoir quelque chose de bien meilleur encore…

  • Le très Princier « The Charade » est un des titres les plus forts de l’album. Découvert en live lors de sa tournée come-back, ce titre comporte un discret riff de sitar qui relève une production typée Minneapolis Sound. Une fois encore, on retrouve la patte D’Angelo dans le mix des voix et de la basse, sans pour autant retomber dans les ambiances Voodoo.

  • Dévoilé dimanche, « Sugah Daddy » est le titre le plus uptempo et funky de l’album – Pino Palladino entre clairement dans la case « Bassistes extra-terrestres » : mais est-ce vraiment un scoop ?  La version studio de ce titre crédité à D’Angelo, Pino Palladino et James Gadson (paroles de D’Angelo, Q-Tip et Kendra Foster) n’est pas surproduite non plus. L’arrangement des cuivres, de leurs effets et le mix des guitares font clairement de ce titre une réussite dans sa version studio.

  • « Really Love » est sublime. Un temps désignée comme premier single, cette ballade aux accents hispaniques déjà connue par beaucoup dans sa version démo et live transfigure le genre. Les arrangements de cordes accompagnent un ensemble dominé par un épatant mix des voix, de la walking-bass et des guitares de Mark Hammond et Isaiah Sharkey. Dans la lignée d’un  « When We Get By », en beaucoup mieux

  • « Back To The Future I » et « II » font écho à « Really Love » en reprenant ses cordes. Le groove et le beat rappellent parfois « Chicken Grease » sur les couplets. La deuxième partie du morceau ressuscite également « Left And Right » et les effets reverse renvoient directement à Voodoo.

  • « Till It’s Done » rappelle également certaines productions de Voodoo, les guitares  bien plus présentes en bonus. Les trente dernières secondes du morceau sont un réel plaisir auditif.

  • Les sonorités sont plus complexes sur « Prayer ». Une cloche ultra-présente et un synthé psychédélique donnent du corps au morceau avec, une nouvelle fois, une guitare assez en avant. Très réussi !

  • « Betray My Heart » est également très bien produit, mais dans l’ensemble, voici certainement le morceau le moins novateur de l’album. Avec sa walking-bass et son esthétique très latine, il renvoie lui aussi à « Spanish Joint», sur Voodoo. Les cuivres très RH Factor contribuent cependant à l’envol du morceau dans sa dernière partie.

  • « The Door » est le titre le plus acoustique de Black Messiah. Avec ses sonorités bluegrass/Dixie/New-Orleans, ce morceau apporte une touche intéressante à l’album, sans pour autant transcender le genre. Peut être qu’une version live pourrait s’avérer intéressante,. On imaginerait presque le groupe entier siffler le thème du refrain en ping-pong avec l’auditoire…

  • Enfin, la version du studio d’ « Another Life » est à la hauteur des espérances. Le sitar jouée à l’époque en live par le regretté Jef Lee Johnson est présente sur le morceau, tout comme le jeu très laidback de Chris Dave. Le falsetto légèrement réverbéré de D’Angelo est exquis, tout comme le thème final du morceau. LA ballade de l’album, comme avait pu l’être « How Does It Feel » sur Voodoo. Une très belle façon de conclure un album que tout le monde attendait impatiemment depuis 14 ans.

En conclusion, Black Messiah n’est pas aussi révolutionnaire que son prédécesseur, mais il est magistralement aussi bien produit et marque une rupture dans la continuité : les fans de la première heure et les aficionados d’un son plus contemporain s’y retrouveront. D’Angelo prouve pour la troisième fois qu’il peut prétendre à l’héritage de Marvin Gaye, Curtis Mayfield ou Sly Stone. Sont venus s’ajouter à la liste : Prince, les Beatles et George Clinton.

On se souviendra aussi qu’en 2014, le 25 décembre était exceptionnellement tombé dix jours plus tôt.

Jim Zelechowski

D’Angelo and the Vanguard Black Messiah**** (Jive/RCA/Sony). Disponible en version numérique sur toutes les plateformes légales. Version CD disponible à partir du 17/12. Double vinyle annoncé pour le 10 février.


Stevie+Wonder+SoulTrainAwards2012

Stevie Wonder invité du nouvel album de Mark Ronson

Après Bruno Mars sur “Uptown Funk” et le rappeur Mystikal invité de “Feel Right”, Stevie Wonder fait partie des special-guests d’Uptown Special, le nouvel album de Mark Ronson prévu pour le 19 janvier. L’auteur de Songs in the Key of Life sera présent sur deux titres, “Uptown’s First Finale” (clin d’oeil !) et  “Crack in the Pearl Pt. II”. Grand admirateur de Stevie Wonder, Ronson avait repris sur scène en 2007 We Can Work it Out des Beatles en utilisant l’arrangement sixties de l’enfant prodige de la Motown.


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Le nouvel album de D’Angelo disponible sur iTunes

À peine dévoilé cette nuit lors d’une séance d’écoute exclusive à la Red Bull Music Academy de New York, Black Messiah, le troisième album studio de D’Angelo and the Vanguard est disponible en streaming sur les plateformes légales et à la vente sur iTunes. Les versions physiques (CD ou 2-LPs) sont annoncées dans les bacs pour cette semaine par le site OkayPlayer. Les premières écoutes du successeur de Voodoo, quatorze ans après, compensent d’entrée une longue absence.  Chronique à suivre…

Cliquez ici pour commander l’album en CD.

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DAngelo+2014

Audio : D’Angelo “Sugah Daddy”

Après 15 quinze ans de silence discographique, les choses s’accélèrent autour de la sortie attendue (et inespérée) de Black Messiah, le troisième album de D’Angelo. Dimanche matin, la version studio de “Sugah Daddy”, un nouveau titre joué sur scène depuis 2012, a été proposé en streaming et téléchargement via le site de la Red Bull Academy. Le premier single de D’Angelo depuis le siècle dernier est disponible en écoute ci-dessous.


D'angelo 2015 2

Sortie surprise de “Black Messiah”, le nouvel album de D’Angelo

Une autopromotion artisanale à la manière d’un artiste autoproduit signalait le 12 décembre la fin de l’interminable attente du troisième album studio de D’Angelo. Un premier teaser cryptique posté sur le compte YouTube de Kevin Liles, le manager de l’auteur de Voodoo, dévoilait jeudi quelques mesures de l’inédit  “1000 Deaths” accompagnées du titre Black Messiah. Le lendemain, un tweet montre un CD cellophané crédité à D’Angelo and the Vanguard. Un teasing aussitôt relayé par la révélation d’un tracklisting (voir ci-dessous) et l’annonce d’une séance d’écoute à New York dimanche après-midi, à l’occasion d’un événement de la Red Bull Academy en présence de l’auteur et journaliste Nelson George.

Black Messiah est disponible sur toutes les plateformes numériques légales depuis le 15 décembre. Sorties CD et double-vinyle attendues pour le 22 décembre.

 

D'Angelo CD

Black Messiah Tracklisting

SIDE A

  • AIN’T THAT EASY
  • 1000 DEATHS
  • THE CHARADE
  • SUGAH DADDY
  • REALLY LOVE

SIDE B

  • BACK TO THE FUTURE PART 1
  • TILL IT’S DONE (TUTU)
  • PRAYER
  • BETRAY MY HEARTLESS
  • THE DOOR
  • BACK TO THE FUTURE PART 2
  • ANOTHER LIFE

Poster aperçu dans Brooklyn cette semaine par les journalistes de Pitchfork.

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Funkadelic “First You Gotta Shake The Gate” : toutes les infos

Annoncé la semaine dernière sans plus d’informations, First You Gotta Shake The Gate, le nouvel album de Funkadelic, sera finalement bien une réalité. Danny Bedrosian, clavier et directeur musical de Parliament/Funkadelic nous en dit plus : “L’album sera disponible en pré-commande et version digitale le 25 novembre et les CDs seront disponibles le 23 décembre. Alliance Entertainment s’occupe de la distribution et Amazon devrait suivre avec leurs liens d’achat d’ici quelques jours.”

“La pochette de First You Gotta Shake The Gate a été dessinée par Pedro Bell. L’album contient 33 titres étalés sur 3-CDs (pour ma part, je joue sur 17 titres). Tout le monde est là : George Clinton, Sly Stone, Fred Wesley, Blackbyrd McKnight, Michael Hampton, Garry Shider, Bootsy, Bernie, Muddy, Maceo, Rick, Kush, Fratangelo, Chong, Lige, Skeet, Garrett, Treylewd, Trazae, Tonysha, Kendra, Paul Hill, Steve Boyd, Belita Woods, Quaze, Pat Lewis, Sidney Barnes, Mike Terry, Del the Funky Homosapien, Soul Clap, Sativa Diva, Patavian et plus encore !”

“Cette sortie est très excitante, elle me fait penser à Dope Dogs, qui était en avance sur son temps à la fin des années 80. Shake The Gate est VRAIMENT en avance sur son temps. George Clinton est le producteur à 100% de tous ces titres et il a contribué de la même manière que sur tous les albums classiques du P-Funk. NEW FUNKADELIC for real !”

CHRONIQUE DE L’ALBUM

En attendant le 25 novembres, les insatiables du P peuvent également jeter une oreille sur l’excellent Endangered Species de Danny Bedrosian & Secret Army. Disponible ici.

Tracklisting

CD1

  • 1 Baby Like Fonkin’ it Up [Explicit]
  • 2 Get Low [Explicit]
  • 3 If I Didn’t Love You
  • 4 Fucked Up [Explicit]
  • 5 Ain’t That Funkin’ Kinda Hard on You? [Explicit]
  • 6 I Mo B Yodog Fo Eva [Explicit]
  • 7 In Da Kar
  • 8 Radio Friendly
  • 9 Mathematics of Love
  • 10 Creases [Explicit]
  • 11 Not Your Average Rapper [Explicit]

 

CD2

  • 1 First ya gotta Shake the Gate [Explicit]
  • 2 Roller Rink
  • 3 Jolene [Explicit]
  • 4 Nuclear Dog Part II [Explicit]
  • 5 Dirty Queen [Explicit] feat. God’s Weapon
  • 6 You Can’t Unring the Bell
  • 7 Old Fool
  • 8 Pole Power
  • 9 Boom There We go Again
  • 10 As In
  • 11 Bernadette
  • 12 Meow Meow [Explicit]

 

CD3

  • 1 Catchin’ Boogie Fever
  • 2 The Naz
  • 3 Talking to the Wall
  • 4 Where Would I Go?
  • 5 Yesterdejavu
  • 6 Zip It [Explicit]
  • 7 The Wall [Explicit]
  • 8 Snot n’ Booger [Explicit]
  • 9 Yellow Light
  • 10 Dipety Dipety Doo Stop the Violence [Explicit]

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Osaka Monaurail de retour avec “Riptide”

Le groupe japonais le plus funky de la planète est de retour ! Riptide, le septième album studio d’Osaka Monaurail, sera disponible en Europe le 17 novembre via le distributeur Differ-Ant (l’album était paru au Japon en août dernier). Neuf nouveaux titres deep-soul et funk échappés de la galaxie JB’s (une reprise au cordeau de “The Drunk”), sans oublier le cinématographique “Liberty”, une composition du leader Ryo Nakata. La preuve ci-dessous !


FunkadelicShakeTheGateNov201401

Un nouvel album de Funkadelic le 25 novembre ?

Un post Facebook de Garrett Shider, fils du regretté Garry Shider, a annoncé hier la sortie d’un nouvel album de Funkadelic intitulé Shake the Gate pour le 25 novembre. Ce message annonçant la parution d’un disque “capturant l’essence de l’héritage Parliament/Funkadelic en accueillant vos vétérans préférés et la nouvelle génération du P-Funk” est accompagné par une pochette signée Pedro Bell.

En août dernier, lors d’un entretien avec Dam Funk, George Clinton avait annoncé la sortie pour l’automne d’un album de 33 titres où figuraient les frères DeBarge, Kim Burrell et Sly Stone sur cinq morceaux. Selon nos informations, un label français aurait été contacté lors de la dernière tournée estivale du gang P-Funk, mais l’enseigne hexagonale n’aurait pas donné suite au projet de distribution. Annonce nébuleuse ou sortie surprise ? Réponse dans les prochains jours.

Funkadelic Shake cover


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Audio : Selah Sue “Alone”

Après deux années de tournée mondiale et plus de 200 dates, Selah Sue s’apprête à publier son deuxième album studio, Reason, qui paraîtra le 2 mars 2015. D’ici l’an prochain, la soul urbaine d’« Alone », coproduite par Robin Hannibal (Rhye, Kendrick Lamar) et Ludwig Goransson (Childish Gambino, Haim), est le premier extrait d’un nouvel EP 4-titres à paraître le 1er décembre. La singer/songwriter flamande sera également en tournée française le mois prochain, avant une date à l’Olympia prévue le 30 mars 2015.


Swamp White

Swamp Dogg de retour avec un nouvel album

Jerry Williams, Jr., alias Swamp Dogg, fait partie des songwriters-producteurs incontournables de la soul music dirty et iconoclaste. Ses réalisations deep-soul sudistes pour Solomon Burke, Patti Labelle, The Drifters, Inez & Charlie Foxx, Dee Dee Warwick, Tommy Hunt, The Commodores, Doris Duke et Arthur Conley sont aussi cultes que son premier album studio, Total Destruction To Your Mind, enregistré aux mythiques studios Muscle Shoals en 1970.

44 ans plus tard, Swamp Dogg signe son successeur tardif avec The White Man Made Me Do It, une collection de 14 titres hautement funky parmi lesquels “Can Anybody Tell Me Where Is Sly”, un hommage à Sly Stone, des reprises soulful de Sam Cooke “You Send Me” et des Clovers “Your Cash Ain’t Nothing But Trash” sans oublier le morceau-titre, disponible en écoute ci-dessous.

Sortie prévue le 18 novembre en CD, LP et digital sur le label Alive Naturalsound.

Swamp White


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