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Tales from the Tour Bus, le cartoon 100% funky

La chaîne de télévision payante OCS vient de diffuser la deuxième saison de Tales from the Tour Bus, une série documentaire de Mike Judge (créateur dans les années 1990 de la série Beavis and Butthead) réalisée sous la forme de dessins animés.

La première saison, diffusée en 2017, était consacrée aux personnalités légendaires de la country music. Cette nouvelle saison*, en huit épisodes, met le funk à l’honneur en retraçant les destins de George Clinton, Rick James (deux épisodes), Bootsy Collins, James Brown (2 épisodes), Morris Day et Betty Davis. L’animation permet d’offrir la reconstitution d’anecdotes racontées par les artistes eux-mêmes (George Clinton, Bootsy Collins, Morris Day), leurs amis ou leurs collaborateurs.

Ces reconstitutions, émouvantes ou hilarantes, révèlent d’une façon unique les extraordinaires destins de ces musiciens et interprètes. Des images d’archives agrémentent également les témoignages et anecdotes peu connues, voire inédites. Jamais, ou plus que rarement, le funk n’avait bénéficié à la télévision d’une exposition aussi remarquable de son histoire. Immanquable !

Jérôme Doucet

* actuellement disponible en replay pour les abonnés d’OCS.


Prince+PurpleRain

Stevie Wonder, Chaka Khan et Bilal à l’affiche du Prince tribute

Stevie Wonder, Chaka Khan, Bilal, Mint Condition et bien d’autres rendront hommage à Prince le 13 octobre prochain dans le cadre d’un concert tribute officiel organisé par la famille du chanteur près de Minneapolis.

La famille est très heureuse de pouvoir offrir au monde entier une opportunité de participer à l’hommage à notre frère Prince “, a déclaré Sharon, la demi-sœur du musicien dans un communiqué de presse. “Ce concert sera un événement à ne pas manquer“.

Initialement prévu au stade U.S. Bank, le concert a finalement été déplacé au Xcel Energy Center de ST Paul, une salle beaucoup plus petite pouvant accueillir jusqu’à 18 000 spectateurs, pour des raisons financières mais aussi sonores. Le Xcel Energy Center est réputé pour son acoustique tandis que le son du stade était brouillon lors du concert d’inauguration de Metallica le mois dernier.

Pour ce genre de concert, vous voulez quelque chose d’intimiste. Vous voulez que ce soit bien” explique dans un communiqué Londell McMillan, ancien avocat et manager de Prince qui gère désormais ses biens. “Prince était très pointilleux sur le son” ajoute-t-il.

Anita Baker, Christina Aguilera, Doug E. Fresh, Tori Kelly, John Mayer et Luke James participeront également à ce concert hommage très attendu par les fans. Certains ont réservé leur billet d’avion et chambre d’hôtel dès l’annonce du concert.

Le simple fait d’être là avec les Purple fans, c’est important” a déclaré à l’associated press  Angela Reardon, une fan de l’Alabama qui a aussi réservé un ticket VIP pour visiter les studios de Paisley Park.

Parmi les musiciens et proches de Prince, on retrouvera sur scène The New Power Generation emmené par Morris Hayes, Judith Hill, Morris Day & The Time, Liv Warfield et des membres de 3rdEyeGirl.

Curieusement, The Revolution, le groupe emblématique de Prince, et Sheila E. sont pour l’instant les grands absents de ce concert tribute.

Pour apporter de la clarté et afin d’éviter toute confusion, je ne prévois pas de jouer au concert hommage à Prince prévu le 13 octobre.” a annoncé sur sa page facebook l’ex-batteuse du chanteur sans vraiment donner plus d’explications.

D’autres invités pourraient être annoncés prochainement a déclaré Londell McMillan. Les billets (à partir de 19,99 euros) seront mis en vente lundi prochain à 10h sur le site de ticketmaster.

En attendant, découvrez la bande-annonce et l’affiche du concert ci-dessous.

 

Prince+Official+Tribute


Morris Day Kimmel

Vidéo : Morris Day & The Time feat. Haim “Jungle Love” (Jimmy Kimmel Live 09/02/2015)

Ce lundi, Morris Day et The Time ont participé à la série hebdomadaires des mash-ups imaginée par Jimmy Kimmel dans son show Jimmy Kimmel Live. Assistés du trio indie-pop The Haim, les anciens rivaux du Kid de Minneapolis dans Purple Rain ont interprété “Jungle Love”. Une performance à découvrir ci-dessus. What time is it (again) ?


Morris+Day+The+Time

Morris Day en live chez Jimmy Kimmel

Morris Day fera une rare apparition télévisée le 9 février prochain sur le plateau de Jimmy Kimmel. Le chanteur de The Time se produira aux côtés du girls band Haim dans le cadre des Mash Up Mondays. Le principe ? réunir deux artistes pour une performance unique.

La série débutera le 2 février avec les groupes Weezer et ZZ Top qui se produiront sous la bannière “Wee-Z Top”, puis ce sera au tour de Morris Day and the Haim le 9, et Aloe Blacc fera équipe avec le groupe de new-jack Blackstreet sous le nom Aloe Blaccstreet le 16. Les derniers participants n’ont pas encore été révélé. En 2011, Morris Day et The Time avaient ouvert la cérémonie des Soul Train Awards avec un medley de leurs tubes. Une performance à revoir ci-dessous.


Big Ol Session 2

The Big Ol’Nasty Getdown entre en studio pour “Volume 2″

Ryan Martinie (left), from MudVayne and Korn on bass and Jeffery Suttles (right), from Teena Marie, on drums.

Les sessions de Volume 2, le second album de The Big Ol’ Nasty Getdown, démarreront demain dans un châlet converti en studio d’enregistrement dans les montagnes d’Asheville, situées dans les Appalaches. John Heintz, bassiste et membre fondateur du groupe, a révélé les invités de cette super-session dont Funk★U se fera le relais au cours des prochaines semaines : de nombreux membres de Parliament/Funkadelic, Morris Day & The Magnificient 7even, Fishbone, Yo Mama’s Big Fat Booty Band, The Soular System, SciFi, The Sexual Chocolate Band (le groupe d’Un Prince à New York d’Eddie Murphy !) et divers participants des nu-métalleux de Korn et Mudvayne viendront prochainement contribuer au successeur de l’explosif Volume 1, qui vient tout juste de paraître en CD. À suivre…

Rappel : Volume 1, le premier album de The Big Ol’ Nasty Getdown (BONG pour les intimes) est disponible en CD via Paypal en cliquant sur bigolnastygetdown.com

Tori Ruffin (Morris Day & The Time/Freakjuice)

Norwood Fischer (Fishbone)

 


The-Time

Le nouvel album de The Time en octobre

 

Dans une interview accordée au site Arizona Central, Morris Day a confirmé la sortie du nouvel album studio de The Time en octobre prochain. “L’album va sortir en octobre et il est extra. Tout le monde est créatif dans le groupe, et nous avons les meilleurs songwriters et producteurs parmi nous. Ce qui se passe lorsque nous nous trouvons dans la même pièce est toujours étonnant. Dans cet album, vous trouverez des éléments, des riffs et des sons familiers, mais nous allons encore plus loin en essayant de ne pas copier les autres.”
Rendez-vous donc en octobre pour découvrir, 21 ans après, le successeur de Pandemonium !


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Interview : Pepé Willie raconte Prince

À l’occasion de la sortie du EP The Cookhouse Five, Original Sessions 1975, le songwriter/performer/producteur Pepé Willie revient sur les débuts historiques d’une jeune musicien prometteur originaire de Minneapolis : Prince Roger Nelson.

The Cookhouse Five, Original Sessions 1975 contient les cinq premiers enregistrements professionnels de la carrière de Prince. Ces titres sont déjà parus sur les albums Minneapolis Genius – The Historic 1977 Recordings et 94 East Featuring Prince : Symbolic Beginning. Des vieilles chansons pour un nouveau projet ?
Ce projet marque le 35ème anniversaire de la première fois où Prince est entré dans un studio. C’était en 1975, aux Cookhouse Studios avec mon groupe 94 East. Ces morceaux ont été remixés récemment par Matt Fink, alias Dr. Fink de The Revolution. Nous avons aussi isolé mes parties de guitare et celles de Prince, et c’est étonnant de voir à quel point il était déjà doué à cet âge-là.  C’est pour cette raison que nous avons décidé de les offrir en sonneries de téléphone portable.  Personne n’avait encore eu cette idée ! Le plus important reste l’aspect historique de ces bandes, que nous allons léguer au Rock’n’Roll Hall of Fame. Elles font partie de l’histoire de la musique noire américaine. Il faut aussi que cette histoire soit corrigée, car peu de gens connaissent l’histoire des débuts de Prince. Je voulais la raconter pour qu’on comprenne mieux ses débuts dans l’industrie du disque. Je l’ai aidé à créer sa société d’édition, les membres de The Revolution ont passé leurs auditions dans ma maison et nous avons organisé un de ses tous premiers concerts au Capri Theater, en 1979. Ce nouveau projet est un cadeau pour ses fans et ceux de 94 East.

En 1975, vous étiez une sorte de parrain dans la communauté musicale de Minneapolis
Oui, c’est vrai. J’ai grandi dans l’industrie musicale. Mon oncle était Little Anthony, d’Anthony and the Imperials. J’ai suivi tous leurs shows dans la région de New York au début des années 1960. J’ai rencontré Marvin Gaye, Ray Charles, Jimi Hendrix, Stevie Wonder, les Supremes. J’ai beaucoup appris sur ce business grâce aux Imperials. À cette même époque, j’ai rencontré Shontel Manderville, la cousine de Prince, et je l’ai épousée à New York, au Copacabana. Elle me parlait d’un cousin de Minneapolis qui voulait faire carrière dans la musique. Nous nous sommes parlés au téléphone une ou deux fois quand Prince avait quinze ans. Je lui expliquais en quoi consistaient les copyrights, les contrats d’artistes et les droits des musiciens en général.  Deux ans plus tard, nous avons déménagé à Minneapolis et nous avons commencé à travailler avec son groupe, Grand Central. Et il y avait du boulot (rires) ! Ils étaient encore adolescents et j’avais 24 ans. Il n’avaient même pas leurs permis de conduire. C’est moi qui les emmenais au studio et aux répétitions dans mon pick-up. Ils venaient vers moi car je savais comment  créer de la musique destinée à passer à la radio, à se faire signer par un label. Ils ignoraient tout ça. Ils voulaient juste monter sur scène et jouer.

Comment s’est déroulée la première répétition avec Grand Central ?
Prince, André Cymone et Morris Day ignoraient tout de la carrière de musicien et du songwriting. Lors de la première répétition avec Grand Central, je leur ai demandé de me jouer une de leurs chansons. Elle a duré dix minutes ! ils ne savaient pas ce qu’était une intro, la construction du morceau était incorrecte. Je leur ai dit : « En premier lieu, il vous faut une intro. Après l’intro, il faut un premier couplet, puis le hook, qui doit être le titre de la chanson. C’est le hook qui doit marquer les auditeurs, et il faut le répéter au moins trois fois dans la chanson. Après le premier hook, on doit avoir le deuxième couplet, puis le hook et ainsi de suite…”.

Prince était-il déjà conscient de ses capacités instrumentales ?
Le groupe était très bon d’un point de vue technique. Ils suivaient mes instructions et ils ont appris très vite. J’ai aussi découvert très rapidement que Prince pouvait jouer de la basse et des claviers en plus de la guitare. Il se détachait vraiment des autres, même si Morris était un excellent batteur. C’est pour ça que je lui ai demandé de venir enregistrer en tant que guitariste avec mon groupe 94 East.

« If You See Me » est le morceau le plus célèbre issu de cette session. Prince et Jesse Johnson l’ont enregistré sous le titre « Do Yourself a Favor ». Quelle est votre version favorite ? Celle de Prince, de Jesse Johnson ou la vôtre ?
C’est facile mec : la mienne !  C’est l’originale, la vraie. Un soir, je m’étais disputé avec Shontel. Elle venait de quitter l’appartement et j’étais très en colère après elle. Je me suis assis, et je me suis dit que je devais écrire ce qui venait de m’arriver. J’ai écrit cette chanson en une heure. Elle venait du cœur. Prince l’a reprise en 1982, puis Jesse Johnson l’a tellement aimé qu’il l’a enregistrée pour Shockadelica. Je vais vous raconter une anecdote : je roulais dans les rues de Minneapolis avec Morris Day à côté de moi et on perçoit Prince en train de se balader. Dès qu’il nous voit arriver, il se dirige vers la voiture et jette une cassette à travers la vitre. Je lui demande ce qu’il y a dessus et il me dit « écoute, c’est tout ! ». Morris met la cassette dans l’autoradio et on entend ma chanson !  Il m’a dit plus tard qu’il voulait la sortir à cette époque mais il ne l’a jamais fait. Ce qui m’étonne encore aujourd’hui, c’est qu’il n’avait d’enregistrement de la version originale du Cookhouse Studio. Il avait tout retenu dans sa tête !

Revenons à The Cookhouse Five. Auriez-vous pu imaginer un instant que ces titres allaient faire partie de l’histoire de la pop music ?
Franchement, non. C’est très difficile de savoir jusqu’où ira la carrière d’un artiste dès ses débuts, même si Prince était déjà très doué. Je ne suis pas devin. J’adore ces chansons, et elles ont permis à 94 East d’être signé chez Polydor. Malheureusement, Hank Cosby (NDLR : l’auteur de « My Cherie Amour » de Stevie Wonder) qui travaillait avec  nous s’est virer et la signature est tombée à l’eau.

Après cet échec, vous avez retrouvé Prince en studio à New York en 1978 ?
Oui. Tony Sylvester, le leader de The Main Ingredient, travaillait sur un album des Imperials. Il cherchait des musiciens de studio pour travailler sur quelques maquettes. Prince était en train d’enregistrer son deuxième album et je me souviens avoir entendu « I Feel For You » et « Do Me Baby » pour la première fois. André Cymone était là, et je crois bien que c’est lui qui avait écrit « Do Me Baby ».

Prince est-il au courant de cette sortie. Quel type de relation entretenez-vous aujourd’hui ?
Non, il n’est pas au courant, mais nous sommes toujours amis. Je l’ai aidé quand il a démarré, et même un peu après sa signature avec Warner. J’ai tout fait pour le protéger du côté sombre de l’industrie du disque. J’étais marié avec sa cousine, il faisait partie de la famille, je me devais de l’aider. Je voulais qu’il soit fort et il travaillé très dur pour y arriver. On se croise moins qu’avant, mais chaque fois, nous sommes contents de nous rencontrer, même si notre relation est beaucoup moins forte aujourd’hui.

Une dernière question, quelle est l’origine de votre surnom Pepé ?
C’est français ! Ma mère avait des amis français, et c’est eux qui m’ont surnommé Pepé à ma naissance. Tout le monde croit que c’est Mexicain, mais c’est 100% français (rires) !

Propos recueillis par Christophe Geudin

Remerciements à Kristie Lazenberry et Stéphane « Zed » Counil


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