Bobby Sparks paranoia

Bobby Sparks II de retour avec “Paranoia“

Le claviériste-compositeur-arrangeur et membre de Snarky Puppy Bobby Sparks II sera de retour au printemps avec Paranoia, la suite du stupéfiant Schizophrenia – The Yang Project de 2019 sur Leopard Records. Une sortie à laquelle participent les guitaristes Mike SternJohn ScofieldDean BrownAndy Timmons et Eric Gales, le trompettiste Phil Lassiter, les saxophonistes Chris Potter et Keith Anderson, les bassistes Pino PalladinoHadrien FeraudChuck SmithMononeonJay Mck et Reggie Washington, les batteurs Lil John RobertsDennis ChambersBrannen TempleMike “Blaque Dynamite” Mitchell et Mark Simmons, et les chanteurs Lizz WrightDnessa PerryJojo HillChuckii Booker et James Robinson. 

Les membres de Snarky Puppy, dont le bassiste-fondateur Michael League, le guitariste Mark Lettieri et le batteur Jason “JT” Thomas sont également présents dans un double-album dédié au père du claviériste, le regretté Bobby Sparks, Sr., et dans lesquels figurent des reprises de Prince (“DMSR“, “Sometimes It Snows in April“) et Elton John (“Goodbye Yellow Brick Road“).

Paranoïa sera disponible le 13 mai via Leopard Records (distribution : Socadisc). Après ses incroyables concerts au Sunset en 2019, Bobby Sparks II sera de retour à Paris (New Morning) le 11 mai pour un concert exceptionnel.

 


St Paul 2022

Vidéo : St. Paul Peterson “Something in the Water“

Break on Free, le nouvel album de St. Paul Peterson, rend hommage au son de Minneapolis, sa ville d’origine.

Multi-Instrumentiste, auteur-compositeur et ancien membre des groupes satellites Princiers The Time et The Family, St. Paul Peterson propose 12 nouveaux titres incluant la participation, entre autres, du saxophoniste Eric Leeds, du légendaire percussionniste Lenny Castro, du guitariste Eric Gales et du claviériste-producteur Ricky Peterson, le frère de St. Paul.

Le batteur Michael Bland et le guitariste Jellybean Johnson (The Time) sont également présents dans “Something in the Water“, un titre orienté MPLS sound qui répond à la question “pourquoi Minneapolis est-elle si funky ?“.

Découvrez ci-dessous le clip de “Something in the Water“. Break On Free sera disponible le 11 mars (Distribution : Leopard Records/Socadisc)


Next Movement

Vidéo : The Next Movement “See No Limits“

Paru le 10 septembre dernier, l’album éponyme du trio suisse The Next Movement, composé de J.J. Fluck (batterie/chant), Pascal “P” Kaeser (basse) et du guitariste Sam Siegenthaler, fusionne habilement les influences de James Brown, Prince, Jimi Hendrix et D’Angelo.

De leur expertise du MPLS Sound en passant par une reprise furieuse du “Come Together“ des Beatles, The Next Movement remet les pendules à l’heure ! La preuve avec l’extrait “See No Limits“, visible ci-dessous.

 


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Un album live inédit des Brecker Brothers

Disponible le 20 mars prochain en versions 2-CDs, double-vinyle et digitale, Live and Unreleased, un concert inédit de The Brecker Brothers, capture Randy et Michael Brecker  au sommet de leur forme lors d’une performance au Onkel Pö’s Carnegie Hall de Hambourg le 2 juillet 1980.

Aux côtés d’extraits du récent Detente (1980), la fratrie délivre des versions épiques des incontournables “Some Skunk Funk,” “Sponge” et “East River” aux cotés du guitariste Barry Finnerty, du claviériste Mark Gray, du bassiste Neil Jason et de Richie Morales à la batterie.

Parmi les temps forts de show, on trouve une version de 19 minutes de “Funky Sea, Funky Dew” (tiré de Don’t Stop The Music, 1977) incluant un incroyable solo sans accompagnement de près de neuf minutes de Michael Brecker et un ultra-groovy “Don’t Get Funny With My Money” (un autre extrait de Detente) en grand final.

Découvrez ci-dessous le tracklisting de Live and Unreleased (distribution Leopard/Socadisc)

Tracklisting CD

CD1:
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1. Strap Hangin´(11.35)
2. Tee´d Off (5.48)
3. Sponge (9.40)
4. Funky Sea, Funky Dew (18.41)
5. I Don´t Know Either (11.49)

CD2:
6. Inside Out (12.41)
7. Baffled (10.28)
8. Some Skunk Funk (8.49)
9. East River (6.34)
10. Don´t Get Funny With My Money (09.05)

 

 


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Interview : Bobby Sparks II “Je suis dingue de Bernie Worrell”

Schizophrenia- The Yang Project, le renversant premier album de Bobby Sparks II, est le fruit de 20 ans de travail. Véritable fou de funk, le clavieriste de Snarky Puppy dévoile un projet à l’ambition aussi démesurée que son casting stellaire.

★★★★★★★★

Funk★U : À l’heure de la dématérialisation et du cloisonnement de la musique, Schizophrenia- The Yang Project est un opéra jazz-funk-soul-R&B disponible en double-CD et quadruple vinyle. Doit-on y voir une déclaration d’intention ?
Bobby Sparks II : Complètement, et je l’assume ! Je suis un étudiant de la musique, notamment celle des années 1960 et 70. C’était l’époque des grandes sections rythmiques, des luxueux arrangements de cordes et de cuivres, comme sur les disques de Bob James, et j’essaie de retrouver ce feeling. Un jour, Stanley Clarke m’a dit : « J’ai de la peine pour les musiciens qui démarrent aujourd’hui. Dans les années 1970, les maisons de disques nous donnaient une somme d’argent qui nous permettait d’engager des musiciens, organiser des répétitions, louer un studio pendant une semaine, enregistrer un album, le mixer la semaine suivante, et tout simplement vivre au quotidien ». Ça fait rêver…

Marcus Miller, Roy Hargrove, Pino Palladino, Mononeon, Michael League, Lucky Peterson et bien d’autres font partie de l’impressionnant casting de votre album. Tous les invités de Schizophrenia – The Yang Project étaient-ils présents physiquement à vos côtés lors des séances ?
Non, car je n’ai jamais eu le budget nécessaire. J’ai démarré ce projet il y a vingt ans et dès le départ, je savais qu’aucun label n’allait m’avancer 100 000 dollars. Aujourd’hui, il faut se débrouiller tout seul. J’ai dû enregistrer mon album avec presque rien, en m’asseyant devant le logiciel Logic, ma MPC 60 et me taper BSTYPtoutes les programmations en essayant d’imaginer quels musiciens pourraient venir jouer sur mes morceaux. C’était vers 1998-1999 et je continue à écrire. J’ai plus de cent chansons en réserve, et celles qui figurent dans Schizophrenia sont celles qui étaient les plus abouties. Si le label ne m’avait pas donné de deadline, je serais sûrement encore en train de travailler dessus !

Vous mélangez aussi les genres, de la fusion au R&B en passant par la musique orchestrale…
J’aime tous les styles de musiques. Pour moi, il n’y a pas de genres, il y a juste la bonne et la mauvaise musique. J’aime aussi bien Willie Nelson que Jimi Hendrix, J. Dilla ou A Tribe Called Quest, Kanye West, le gospel et Miles Davis. Tout m’inspire… Pour donner un exemple, j’ai travaillé sur les trois derniers albums de St. Vincent. Lors de notre première rencontre, elle m’a donné un titre où il n’y avait qu’une piste de guitare et un click. Je lui ai demandé ce qu’elle voulait et elle m’a dit : « Just be Bobby » (rires).

Schizophrenia contient aussi de nombreux titres d’influence P-Funk.
Oh yeah ! J’ai toujours été fou de P-Funk. J’ai étudié à fond Bootsy Collins, George Clinton, Bernie Worrell, mais aussi Larry Dunn d’Earth Wind and Fire. Je suis dingue de Larry Dunn et de Bernie Worrell car ils pouvaient tout jouer, y compris du classique et du jazz. C’est aussi à cause d’eux que je collectionne toutes sortes de claviers depuis des années. (Il fouille dans la discographie de Parliament-Funkadelic sur son iPhone, ndr.) J’ai grandi avec « Flash Light », « Aquaboogie », « Mothership Connection », « Gloryallahstupid ». Mon funk vient de là, même si mon premier véritable choc funk a été la découverte d’« Irresistible Bitch » de Prince. J’avais huit ans et cette chanson m’avait foutu en l’air, je suis devenu instantanément fan.

En parallèle à The Yang Project, vous sortez le Yin Project, une version différente de l’album et exclusive aux États-Unis. Pourquoi ?
Le Yin Project est réservé aux États-Unis car c’est une version « simplifiée » du Yang Project avec un focus sur les titres R&B les plus accessibles. Pourquoi ? Parce que la culture américaine est moins ouverte sur la musique que la culture européenne. Le Yang Project, c’est le vrai truc. Il est dangereux, il part dans tous les sens, il est plus créatif. C’est comme ça que j’aimerais sortir mes disques à l’avenir, avec d’un côté un album qui me ressemble et de l’autre une version destinée à l’industrie, aux radios et à un public qui écoute de la musique d’une manière plus passive.

C’est peut-être ça, la vraie schizophrénie de ce projet.
Oui, absolument ! Même si cet album ne remporte pas un grand succès, j’espère qu’il donnera des idées à quelques-uns. Imaginez qu’une pop star comme Kanye West ou Beyonce tombe sur cet album et se dise « hey, ce truc est cool, j’aimerais bien faire quelque chose dans le même genre ». Ça pourrait changer la donne. On pourrait se passer des ordinateurs et recommencer à réunir des êtres humains dans la même pièce, avec des vrais ingénieurs du son… Oui, je sais, on me dit parfois que je suis dingue, et je le suis peut-être vraiment !

Bobby Sparks II Schizophrenia – The Yang Project (Leopard Records/Socadisc). Double-CD et double-LP disponibles.


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