miles-davis-9267992-2-402

L’album inédit de Miles Davis “Rubberband” reconfiguré

En 1985, Miles Davis a surpris le monde la musique en quittant Columbia Records après 30 ans de collaboration pour rejoindre Warner Bros. Records. En octobre de cette même année, il démarre l’enregistrement de l’album Rubberband à Los Angeles, aux Ameraycan Studios, avec les producteurs Randy Hall et Zane Giles. Lors de ces séances, Miles Davis s’embarque dans une direction musicale radicalement différente en incluant des grooves funk et soul avec l’intention de recruter Al Jarreau et Chaka Khan. L’album ne sortira pas, et Miles Davis enregistrera Tutu à la place, laissant les titres de Rubberband inédits pendant plus de 30 ans.

 L’an dernier, les fans de Miles Davis ont pu entrevoir un aperçu de l’album perdu du légendaire trompettiste lors de la sortie des quatre titres du Rubberband EP parus dans le cadre du Record Store Day ainsi qu’en version digitale. Rhino annonce aujourd’hui la parution des 11 titres de l’album Rubberband qui seront disponibles pour la première fois le 6 septembre en CD, vinyle et versions digitales. L’album a été complété par les producteurs originaux –Hall et Giles – et le neveu de Miles Davis Vince Wilburn, Jr., qui avait joué de la batterie lors des séances d’enregistrement en 1985-86. La pochette de cet album est illustrée par une toile originale peinte à l’époque par Miles Davis.

 En 2017 – 32 ans après le début de l’enregistrement de Rubberband – Hall, Giles, et le neveu de Miles Davis Vince Wilburn, Jr., ont entrepris de finir cet album. La version finale comprend la participation de nombreux invités, dont les chanteuses Ledisi (nommée 12 fois aux Grammy Awards) et Lalah Hathaway (la fille du légendaire Donny Hathaway). Miles Davis – qui joue de la trompette et des claviers sur l’album – était accompagné en studio par les claviéristes Adam Holzman, Neil Larsen et Wayne Linsey, le percussioniste Steve Reid, le saxophoniste Glen Burris et Wilburn, Jr. à la batterie. L’ingénieur du son des séances était Reggie Dozier, le frère de Lamont Dozier, qui faisait partie de la célèbre équipe de songwriters de la Motown Holland-Dozier-Holland.

Track Listing

  1. “Rubberband Of Life” – featuring Ledisi
  2. “Paradise”
  3. “So Emotional” – featuring Lalah HathawayMiles Rubberband
  4. “Give It Up”
  5. “Maze”
  6. “Carnival Time”
  7. “I Love What We Make Together” – featuring Randy Hall
  8. “See I See”
  9. “Echoes In Time/The Wrinkle”
  10. “Rubberband”

 

Écoutez ci-dessous “Rubberband Of Life” featuring Ledisi


PharrellWilliams+JanelleMonae

Audio : Pharrell Williams “Runnin’” & “Surrender” feat. Lalah Hathaway

Deux ans après la sortie de son dernier opus GIRL Pharrell Williams reprend du service pour les besoins de la bande originale du film Les figures de l’ombre (Hidden Figures). Le film raconte l’histoire méconnue de la scientifique Katherine Johnson (Taraji P. Henson) et de ses deux collègues Dorothy Vaughan (Octavia Spencer) et Mary Jackson (Janelle Monae dans son premier rôle au cinéma) qui ont contribué au succès du premier vol américain dans l’espace. Sortie en salles le 1 février 2017.

Découvrez le jazzy « Runnin’ » ci-dessus, « Surrender » featuring Lalah Hathaway et la bande annonce du film ci-dessous.


D'Angelo+SaturdayNightLive

D’Angelo, Snarky Puppy et Mark Ronson récompensés aux Grammy Awards

D’Angelo était absent de la 58ème cérémonie des Grammy Awards qui s’est tenue hier soir, à Los Angeles. L’auteur de Black Messiah a néanmoins décroché les récompenses du meilleur album R&B et celui de la meilleure chanson R&B de l’année pour “Really Love”.

Ses collaborateurs Russell Elevado, Kendra Foster, Ben Kane, Brent Fischer et Isaiah Rogers sont venus récupérer les trophées d’une cérémonie où ont été également récompensés Mark Ronson (Record of the year et meilleur duo de l’année avec “Uptown Funk”), Snarky Puppy (meilleur album instrumental avec Sylva), Kendrick Lamar (meilleur album hip-hop), Lalah Hathaway (Best Traditional R&B Performance pour  ”Little Ghetto Boy”), Mavis Staples (Best American Roots Performance avec “See That My Grave Is Kept Clean”). Le documentaire Amy, consacré meilleur film musical de 2015.



Audio : Lauryn Hill “Feeling Good” (Nina Simone Cover)

Nina Simone TributeWhat Happened, Miss Simone ?, le documentaire de Liz Garbus diffusé le 26 juin prochain sur Netflix, dispose d’une bande originale intitulée Nina Revisited: A Tribute to Nina Simone produite par Robert Glasper et où figurent Gregory Porter, Mary J. Blige, Usher, Common, Lalah Hathaway, Alice Smith et Lisa Simone. Lauryn Hill s’impose également avec pas moins de six titres, dont une relecture en français de “Ne me quitte pas” et une reprise intense de “Feeling Good” à découvrir ci-dessus.

Nina Revisited: A Tribute to Nina Simone sera disponible le 10 juillet sur RCA Records.

 

NinaSimone+Documentary

Track List :

 

1. Lisa Simone -”Nobody’s Fault but Mine (Intro)”
2. Ms. Lauryn Hill – “Feeling Good”
3. Ms. Lauryn Hill – “I’ve Got Life”
4. Ms. Lauryn Hill – “Ne Me Quitte Pas”
5. Jazmine Sullivan “Baltimore”
6. Grace – “Love Me or Leave Me”
7. Usher – “My Baby Just Cares For Me”
8. Mary J. Blige – “Don’t Let Me Be Misunderstood”
9. Gregory Porter – “Sinnerman”
10. Common & Lalah Hathaway – “YG&B”
11. Alice Smith – “I Put A Spell On You”
12. Lisa Simone – “I Want A Little Sugar In My Bowl”
13. Ms. Lauryn Hill – “Black Is The Color Of My True Love’s Hair”
14. Ms. Lauryn Hill – “Wild Is The Wind”
15. Ms. Lauryn Hill – “African Mailman”
16. Nina Simone – “I Wish I Knew How It Would Feel To Be Free”


032815-shows-bgr-show-highlights-badu-janelle

Video : “Black Girls Rock !” feat. Erykah Badu, Jill Scott, Sheila. E. et Kathy Sledge

Samedi 5 avril, le show Black Girls Rock ! diffusé sur la chaîne BET a regroupé un line-up 100% féminin autour d’Erykah Badu, Jill Scott, Sheila. E., Lalah Hathaway, Kathy Sledge, Estelle et bien d’autres pour une soirée spéciale émaillée de performances live et de medleys exclusifs.

Pour découvrir les plus grands moments de la soirée, cliquez ci-dessous et sélectionnez les performances en cliquant sur les icônes figurant en bas de l’écran.

 

 


Capture d’écran 2015-03-06 à 11.44.41

Interview/blind-test avec Marcus Miller autour d’”Afrodeezia” 

Afrodeezia, le nouvel album de Marcus Miller (et son premier pour le label Blue Note), propose un voyage musical entre l’Afrique, l’Amérique latine, les Caraïbes et les États-Unis. Le bassiste légendaire dévoile son nouveau projet à FunkU tout en commentant une sélection groovy personnalisée (Robert Glasper, Prince, The Temptations, D’Angelo…). Interview/blind-test en compagnie d’un artiste aussi décontracté qu’engagé.

 

 

FunkU : Afrodeezia, votre nouvel album, marque vos débuts sur le label Blue Note. Qu’est ce que ça vous inspire ?

Marcus Miller : C’est génial. Blue Note est un label légendaire et c’est super de faire partie de la famille. Ils produisent des choses intéressantes aujourd’hui. Blue Note a le vent en poupe avec des artistes qui eux aussi sont géniaux et dont beaucoup sont des amis, comme Robert Glasper ou Gregory Porter. Don Was, le producteur de l’album, connaît très bien la musique et la basse. C’est vraiment super d’être capable de communiquer avec lui car il connaît bien les musiciens, on a bon très bon feeling tout les deux, on se connaît depuis 30 ans. Il avait un groupe qui s’appelait Was (Not Was), ils venaient de Detroit, j’ai d’ailleurs joué sur leur premier album…

Pouvez-vous décrire votre album en seulement deux mots ?

 Voyage musical. Mon album est l’histoire du voyage de mes ancêtres. Il commence en Afrique de l’Ouest, pour aller ensuite en Amérique Latine, aux Caraïbes, pour enfin se terminer aux Etats-Unis. D’abord le sud, puis les grandes villes du Nord des Etats-Unis. Du coup, c’est un vrai voyage. Je suis engagé, je suis aussi porte-parole du Slave Route Project de L’UNESCO. Il est question, avec ce projet, de raviver l’intérêt des gens sur l’histoire de l’esclavage et de célébrer la capacité de l’homme d’outrepasser l’esclavage. Je voulais faire une version musicale de ce programme. Donc, j’ai cherché des musiciens du Sénégal, du Mali, du Brésil, de la Trinité, de la Nouvelle Orleans, Detroit, Chicago et New York. C’est une belle histoire.

Marcus+Miller+Afrodeezia+Album

Marcus Miller « I Can’t Breathe » (Afrodeezia, Blue Note, 2015)

Avec ce titre, vous voyagez. Vous partez du Mali, puis au Maroc, vous traversez l’océan direction le Brésil. Vous avez une touche de musique caribéenne, et enfin le funk et le hip-hop américain. C’est la dernière chanson que j’ai enregistré pour Afrodeezia. J’étais supposé avoir fini l’album. En décembre, Blue Note m’appelle et me demande si l’album est terminé. Je leur réponds que je suis en plein mix. On avait une télé au studio, et un jour, en regardant les news, on tombe sur l’affaire Eric Garner et on se rend compte que la situation devient de plus en plus tendue pour les Afro-Américains. J’ai commencé à écrire cette chanson et j’ai appelé Chuck D. de Public Enemy. Il se trouve qu’il était sur l’autoroute qui passait juste à côté du studio. Il a pris la première sortie et nous a rejoint. On a enregistré la chanson en deux jours. Cette chanson est le reflet de la société américaine à ce moment-là. On a mis cette chanson en dernier dans le tracklisting, c’était comme une évidence, comme le point final de l’histoire, ou en tout cas le point final de l’histoire à ce moment présent. Car l’histoire continue sans cesse de s’écrire. Aujourd’hui, les Etats-Unis doivent faire face à leurs problèmes. Cette situation aux États-Unis n’est pas nouvelle. Quand j’étais gamin, mon père me répétait sans cesse « Fais gaffe avec la police, si tu es noir, tu peux avoir des problèmes ». La seule différence est qu’à l’époque, il n’y avait pas de téléphones portables, pas de caméra. Aujourd’hui, tout le monde à un smartphone, tout le monde est connecté. Dès qu’il y a une altercation, les gens autour dégainent leur portable, filment et mettent ça sur les réseaux sociaux, c’est instantané.

Robert Glasper « Ah Yeah » (Black Radio, Blue Note, 2012)

 Je ne connais pas cette chanson (rires) ! Non, c’est trop facile : Robert Glasper, Chris Dave, et… Musiqsoulchild. J’adore Musiqsoulchild et Robert Glasper. Ce type est génial, fou mais génial. Son projet Black Radio est fantastique : ramener le R&B sur le devant de la scène avec de très belles couleurs. J’aime beaucoup le titre avec Erykah Badu sur Black Radio 1, et aussi celui avec Lalah Hathaway, elle a d’ailleurs gagné un Grammy pour sa reprise de « Jesus Children of America » sur Black Radio 2.

Lalah Hathaway feat. Snarky Puppy « Something » (Family Diner Vol.1, Ropeadope, 2013)

Cette version-là est magique. J’adore quand Sput, le batteur, tombe de son siège lorsque Lalah fait son truc avec les trois voix à la fois (rires). C’est une grande collaboratrice. Elle a fait beaucoup de choses avec moi, avec Robert Glasper, Snarky Puppy… Elle comprend parfaitement les choses et peut faire tout ce qu’elle veut avec sa voix, c’est un ovni. Le fait qu’elle ait gagné deux Grammies pour des collaborations n’est pas anodin. Mais cela a pris du temps. Imaginez qu’elle a commencé en 1991, cette chanson-là figure sur son premier album. Il a fallu presque 25 ans pour que les gens comprennent le talent de cette chanteuse ! Mieux vaut tard que jamais… Les Snarky Puppy font aussi un superbe travail. Il remettent au gout du jour la fusion et la musique instrumentale, ce qui est cool car ils ont tellement de possibilités : ils combinent funk, jazz, rock… Je les adore car au fond, c’est un peu ce que je fais aussi (rires).

D’Angelo « The Charade » (Black Messiah, RCA, 2014)

Questlove à la batterie, Pino Palladino à la basse, D’Angelo au chant, le trio de choc. J’ai écouté l’album juste une fois. Je pense qu’il me faudra au moins 50 écoutes avant de me prononcer. À entendre les paroles, tout le monde est affecté par la situation actuelle. C’est le début d’une nouvelle ère. C’est bien, car tous les artistes commencent à s’unifier et à regarder dans la même direction… J’ai entendu parler de la performance de Pharrell Williams aux Grammies, une performance très engagée, avec les danseurs levant leurs mains en l’air comme s’ils étaient face aux forces de l’ordre. C’est comme dans les années 1960, et si cette musique avait un tel écho politique à l’époque, c’est parce que tout le monde se sentait concerné par la même chose. Dans les années 1980, les gens se sont concentrés sur d’autres choses plus futiles, l’argent, eux-mêmes. Mais aujourd’hui, nous sommes en train de nous concentrer sur quelque chose de plus créatif qui va se répercuter sur la musique. Ce nouvel album de D’Angelo sonne comme s’il avait été réalisé deux ans après Voodoo, à l’exception des paroles qui sont clairement actuelles. Ce type a changé la musique, il a changé le R&B avec juste un seul album. Tout le R&B produit après Voodoo a été influencé par cet album. Dans un certain sens, D’Angelo n’avait pas réellement besoin de sortir un autre album très rapidement. Black Messiah sonne déjà comme un futur classique !

Marcus Miller

 

Prince « Can I Play With U ? » (Unreleased, 1985)

(Étonné) Ou avez-vous trouvé ça (rires) ? Miles Davis, à cette époque, cherchait à collaborer avec Prince. Avant de faire Tutu, Miles venait de signer un gros deal avec Warner. Il voulait quelque chose de différent. Donc, il a bossé avec beaucoup de personnes et de producteurs différents, histoire de trouver quelque chose de nouveau. Il a réuni Larry Blackmon, George Duke etc. Ils m’ont appelé un jour et m’ont demandé si j’avais des idées pour Miles. Je suis arrivé en studio avec deux chansons, « Tutu » et « Portia ». Ils ont aimé les titres et m’ont rappelé pour me dire qu’ils voulaient que je termine et produise entièrement l’album et qu’ils aimaient ma direction artistique. Quand Prince nous a envoyé « Can I Play With U ? », j’ai halluciné. Quelques jours plus tôt, je venais d’écrire « Full Nelson », et « Can I Play With U ? »  devait être la transition. Miles m’a demandé de mixer le titre, mais Prince a trouvé que ce titre trop différent des autres morceaux de l’album, que cela manquait d’homogénéité. Donc Miles ne l’a finalement pas inclus dans l’album (« Can I Play With U » figure toujours sur le master d’origine de Tutu dans les coffres de Warner, ndlr.). Dans ce titre, on peut entendre le son caractéristique de Tutu avec les longues nappes de clavier, entres autres. Prince est un bassiste génial. Dès son premier album, j’ai beaucoup appris de lui. J’ai appris comment faire pour qu’une ligne de basse épouse parfaitement le mix d’un morceau en jouant avec beaucoup d’attitude, parfois laidback, parfois upfront, très funky en fait. Prince possède vraiment une patte personnelle à ce niveau-là, une « attitude ».

Plus de 30 ans après vos premiers enregistrements et après une carrière aussi longue, votre vision de l’industrie du disque a-t-elle changé ?

L’industrie de la musique a vraiment changé, ma vision aussi car son mode opératoire a également beaucoup changé. Avant le milieu des années 1990, tu jouais dans les clubs en espérant que les gens des maisons de disque viennent te chercher et te disent « je vais faire de toi une star, je vais investir sur toi ». Aujourd’hui, les gens des maisons de disque ne viennent plus te voir jouer, c’est toi qui va les démarcher dans leurs bureaux. Et quand tu décroches un rendez-vous, ils regardent le nombre de fans et de followers que tu as sur Facebook et Twitter et ils te demandent combien d’exemplaires de ton premier album as-tu vendu par toi-même. Si tu as la bonne réponse à ces questions, ils te signeront peut-être. L’artiste doit tout faire seul de nos jours.

The Temptations « Papa Was A Rolling Stone » (All Directions, Motown, 1972)

C’est la version longue ! Cette ligne de basse est vraiment une des lignes de basse les plus mémorables de l’histoire de la musique. Bob Babbitt joue cette ligne sur le titre original. Il avait commencé à bosser pour la Motown en 1970. J’ai choisi de reprendre ce titre dans mon album parce qu’il incarne réellement la ville de Detroit dans les années 1960-70. C’est une des mes chansons préférée du répertoire de la Motown, avec une atmosphère très particulière, très dramatique en fait. J’adore l’histoire que cette chanson raconte, celle d’un type qui veut en savoir plus sur son père très mystérieux et solitaire, qui file en douce le soir. Sur Afroddezia, je joue des lignes de basse funky, des lignes de basse africanisantes et aussi des choses plus New Orleans. Tout ce voyage musical devait se terminer avec « Papa Was a Rolling Stone » avant que je ne compose « I Can’t Breathe », car c’est le point final de l’histoire à l’heure où nous parlons. Pour combien de temps ? Je ne sais pas… Au fait, vous ne m’avez toujours pas dit où vous avez trouvé la chanson de Prince et Miles ?

Interview : Jim Zelechowski. Photos : Sabrina Mariez

Marcus Miller Afrodeezia (Blue Note/Decca/Universal). Sortie le 16 mars. Marcus Miller en concert à Paris (Olympia) le 13 avril.

Marcus Miller


robert-glasper-accepts-best-gettyimages

Robert Glasper et “Twenty Feet From Stardom” récompensés aux Grammy Awards

Comme c’est le cas à peu près chaque année, la 57ème cérémonie des Grammy Awards a récompensé hier soir les poids lourds de l’industrie du disque. Quelques artistes habitués des pages de Funk-U ont décroché plus discrètement leur trophée, dont la Robert Glasper Experiment, saluée meilleure performance R&B traditionnelle (sic) pour ”Jesus Children”, son duo avec Lalah Hathaway.

Twenty Feet From Stardom, l’excellent documentaire sur les choristes soul méconnues, a remporté quand à lui le Grammy du meilleur film musical de l’année. Champagne !


Lalah 2014

Live Report : Lalah Hathaway, Paris (Duc des Lombards) 30/06/2014

Un peu plus d’un an après son passage au New Morning, Lalah Hathaway était de retour cette semaine à Paris pour quatre jours, à compter de deux shows par soirs depuis lundi, soir où Funk¤U était présent au second show. Après trois premiers titres légèrement poussifs, la fille de Donny Hathaway, accompagnée pour cette résidence par le duo britannique Diva Geek (La choriste Mvula et le guitariste Benjamin Jones), est parvenue à prendre de l’ampleur malgré un batteur trop en retenue tout au long du show. Le public du Duc des Lombards a eu bien entendu le plaisir d’entendre la fameuse technique vocale de la chanteuse découverte -par un public plus large- grâce à la performance de “Something” en featuring avec Snarky Puppy.

L’ensemble du line-up a eu droit à son moment privilégié, avec une mention spéciale aux choristes. “Shine”, un titre de Diva Geek, a été interprété en millieu de set, mettant en valeur les belles graves de la diva de Chicago. Vers 23h15, les Snarky Puppy ont fait une apparition surprise dans le club : la centaine de personnes présente a eu droit à un rappel explosif où le batteur du collectif texan s’est illustré avec un impressionnant solo dignes des jam sessions new-yorkaises de haut-lieu. La soirée s’est prolongée ensuite au Baiser Salé, avec une partie de Snarky Puppy qui a jammé, entre autre, sur le “Golden Lady” de Stevie Wonder…

Jim Zelechowski


Al+Jarreau

Al Jarreau rend hommage à George Duke

Le 5 août 2013, le génie des claviers George Duke nous quittait à l’âge de 67 ans. Pour lui rendre hommage, son ami Al Jarreau a décidé d’enregistrer un album tribute avec l’aide de quelques amis : Stanley Clarke, Marcus Miller, Lalah Hathaway, Boney James, Dianne Reeves, Jeffrey Osborne et Gerald Albright. Pour réaliser son projet, le chanteur américain a fait appel au site de financement participatif pledge music afin de proposer aux internautes différentes formules de précommandes.

Au choix, vous pouvez acquérir l’album en digital (7 euros), un cd dédicacé (21 euros), avoir son nom dans le livret et un cd dédicacé (153 euros),rencontrer l’artiste et assister aux répétitions de sa nouvelle tournée (366 euros), 2 billets de concerts et un chekeré (instrument de percussion) utilisé  par Al Jarreau pendant le show (513 euros) ou opter pour la totale avec le Ultime VIP Package (879 euros). Rendez-vous sur le site de pledge music pour en savoir plus et regardez Al Jarreau présenter son projet dans la vidéo ci-dessous.


Lalah+Hathaway+Promo

Lalah Hathaway en résidence à Paris du 30 juin au 3 juillet

Tout juste auréolée d’un Grammy Award pour sa performance de “Something” avec les Snarky Puppy, Lalah Hathaway sera de retour à Paris pour une série de concerts au Duc des Lombards du 30 juin au 3 juillet dans le cadre de la 4ème édition du festival Nous n’irons pas à New York. La fille de Donny Hathaway donnera deux concerts par soir, le premier à 20h et le deuxième à 22h, soit 8 concerts en tout ! Cliquez ici pour réserver vos billets.


Daft Punk, Pharrell, Alicia Keys, Bruno Mars, Gregory Porter, Snarky Puppy primés aux Grammy Awards

Hier soir à Los Angeles, les Daft Punk ont fait main basse sur la 56ème cérémonie des Grammy Awards en raflant pas moins de 5 prix dont celui de l’album de l’année pour Random Access Memories. Silencieux durant toute la soirée, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homen Christo ont laissé leurs collaborateurs parler pour eux.

“A l’époque où je buvais et je me droguais, j’imaginais des choses effrayantes qui n’existaient pas” a déclaré le compositeur Paul Williams qui apparaît sur la chanson “Touch”. “Et puis je suis devenu sobre et deux robots m’ont appelé pour faire un album.”

“Je suppose que les robots aimeraient remercier… vous savez, honnêtement, j’imagine que la France doit être très fière en ce moment” a déclaré à son tour Pharrell Williams en recevant le Grammy du “Record of The Year” . Non content d’avoir tout raflé avec ses amis robots, le hitmaker a également remporté le Grammy du producteur de l’année pour l’ensemble de son oeuvre (“Happy”, Robin Thicke “Blurred Lines”; Jay Z “BBC”, Mayer Hawthorne). “Bon sang, mais tu gagnes tout !” lui a soufflé Smokey Robinson en le croisant sur scène.

Grande habituée des Grammys, Alicia Keys a remporté son quinzième trophée avec son album Girl on Fire élu meilleur album R&B de l’année. Bruno Mars a quant à lui gagné le prix du meilleur album pop vocal de l’année avec son disque Unorthodox Jukebox coiffant au poteau Robin Thicke et Justin Timberlake . “Je souhaite dédié ce prix à ma mère” a déclaré le chanteur hawaïen en hommage à sa mère disparue l’an dernier. “Maman, je sais que tu regardes, j’espère que tu souris”.

Dans la catégorie jazz, Gregory Porter est reparti avec le Grammy du meilleur album jazz vocal pour son disque Liquid Spirit (Blue Note) et le groupe Snarky Puppy a remporté le Grammy de la meilleure performance R&B pour son magnifique duo avec Lalah HathawaySomething” (Family Dinner Volume One). Retrouvez les gagnants des principales catégories ci-dessous.

 

Album of The Year:
« Random Access Memories », Daft Punk

Record Of The Year:
“Get Lucky”, Daft Punk & Pharrell Williams

Song Of The Year:
“Royals”, Lorde

Best New Artist:
Macklemore & Ryan Lewis

Best Pop Solo Performance:
“Royals”, Lorde

Best Pop Duo/Group Performance:
“Get Lucky”, Daft Punk & Pharrell Williams

Best Pop Vocal Album:
“Unorthodox Jukebox”, Bruno Mars

Best Dance/Electronica Album:
Random Access Memories, Daft Punk

Best R&B Performance:
“Something”, Snarky Puppy With Lalah Hathaway

Best Urban Contemporary Album:
“Unapologetic”, Rihanna

Best R&B Album:
Girl On Fire, Alicia Keys

Best Traditional R&B Performance
“Please Come Home”, Gary Clark Jr.

Best R&B Song (A Songwriters Award)
“Pusher Love Girl”, James Fauntleroy, Jerome Harmon, Timothy Mosley & Justin Timberlake, songwriters (Justin Timberlake)

Best Jazz Instrumental Album:
Money Jungle: Provocative In Blue, Terri Lyne Carrington

Best Improvised Jazz Solo
“Orbits”, Wayne Shorter, soloist

Best Jazz Vocal Album
“Liquid Spirit”, Gregory Porter

Producer Of The Year, Non-Classical
Pharrell Williams


Vidéo : Snarky Puppy & Lalah Hathaway “Something” Live

En mars dernier, le collectif jazz funk Snarky Puppy conviait ses chanteuses préférées N’Dambi, Lucy Woodward, Magda Giannikou, Shayna Steele, Tony Scherr, Chantae Cann, Malika Tirolien et Lalah Hathaway pour un concert intimiste dans le magnifique cadre du Shaftman Performance Hall du Jefferson Center de Roanoke en Virginie.

Une performance unique mêlant jazz, gospel et soul désormais disponible en cd et dvd (Family Dinner, Volume 1) dans la boutique Ropeadope, une partie des recettes sera reversée au profit du Music Lab du Jefferson Center.

Regardez la fille du grand Donny transcender le “Something” de Brenda Russell et Shayna Steele revisiter sa chanson “Gone Under” dans les vidéos ci-dessous et retrouvez les Snarky Puppy sur la scène de la Flèche d’Or à Paris le 24 octobre prochain.


Retour en haut ↑