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Prince en couverture de Jazz Magazine n°736

Cinq ans après sa disparition en avril 2016, Prince est à l’honneur dans Jazz Magazine n°736 à l’occasion d’un “dossier royal”.

Au programme, un nouvel entretien avec le batteur Michael Bland, un sujet sur le side-project Madhouse, une sélection des meilleurs hommages jazz, un focus sur les concerts du New Morning et une “histoire orale” incluant des propos exclusifs (entre autres) de Bobby Z., Wendy Melvoin, Lisa Coleman, Dr. Fink, André Cymone,  Eric Leeds, Sheila E., Dez Dickerson, Pepé Willie, Mayte, Larry Graham et Nile Rodgers.

Jazz Magazine n°736 (avril 2021) disponible en kiosques à partir du 31 mars.

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“Prince & The Revolution: Live” en vidéo et en streaming

Le Prince Estate, en partenariat avec YouTube, organisera pendant trois jours l’événement streaming Prince and the Revolution: Live, d’après le concert historique du 30 mars 1985 au Carrier Dome de Syracuse (état de New York). Prince and the Revolution: Live capture Prince et son célèbre groupe à leur sommet lors du Purple Rain Tour dans le premier concert live officiel de Prince diffusé à la télévision et en vidéo domestique.

Interprété par un groupe exceptionnel et parfaitement au point —avec Wendy Melvoin, Lisa Coleman, Dr. Fink, Mark Brown, Eric Leeds, Bobby Z. et quelques special guests—le concert de Syracuse comprend les hits de Purple Rain tels “Let’s Go Crazy”, “When Doves Cry”, “I Would Die 4 U” et “Purple Rain” aux côtés d’anciens titres comme “1999”, “Little Red Corvette” et “How Come U Don’t Call Me Anymore.” (tracklisting complet ci-dessous)

Afin de célébrer la diffusion en streaming de Prince and the Revolution: Live, le Prince Estate et YouTube organiseront un événement vidéo le mercredi 15 mai à 2h du matin (heure française). Une heure avant le lancement du concert, à 1h du matin, les fans auront l’opportunité de participer à une séance spéciale de questions-réponses avec Bobby Z., le batteur de The Revolution. Cette discussion sera modérée par Andrea Swensson, membre de la station de radio publique du Minnesota The Current.

Prince and the Revolution: Live sera disponible sur la chaîne YouTube officielle de Prince pendant trois jours seulement. L’événement streaming prendra fin à 7h du matin le lundi 18 mai. En collaboration avec YouTube et Google, cet événement streaming soutient le fonds de solidarité de l’OMS contre le COVID-19 (géré par la foundation de l’ONU et la Swiss Philanthropy Foundation). Chaque don des internautes sera comptabilisé par Google (Google.org reversera 2 dollars pour chaque dollar récolté au-dessus de la somme de 5000 dollars). Tous les détails sur https://covid19responsefund.org/

Ce concert avait été publié en 1985 et VHS et LaserDisc, puis en DVD en 2017 dans le coffret Purple Rain Remastered & Deluxe Edition. La partie audio de ce concert a été remasterisée par Bernie Grundman, l’ingénieur du son de longue date de Prince, et sera disponible pour la première fois en streaming et téléchargement sur toutes les plateformes le vendredi 15 mai.

 Tracklisting

  1. Prince live syracuseLet’s Go Crazy (6:03) 
  2. Delirious (2:51)
  3. 1999 (5:51)
  4. Little Red Corvette (3:39)
  5. Take Me With U (4:57)
  6. Yankee Doodle Dandy (3:53)
  7. Do Me Baby (4:51)
  8. Irresistible Bitch (1:56)
  9. Possessed (4:25)
  10. How Come You Don’t Call Me Anymore (7:19)
  11. Let’s Pretend We’re Married (2:11)
  12. International Lover (2:01)
  13. God (7:46)
  14. Computer Blue (4:15)
  15. Darling Nikki (3:30)
  16. The Beautiful Ones (6:50)
  17. When Doves Cry (9:29)
  18. I Would Die 4 U (3:27)
  19. Baby I’m A Star (10:57)
  20. Purple Rain (19:26)

 


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Bobby Z : “1999 a été un tournant dans la carrière de Prince”

Dans le premier entretien d’une série dédiée à la réédition Super Deluxe de 1999, Bobby Z., le batteur historique de The Revolution, se remémore le premier tournant artistique décisif de la carrière de Prince.

★★★★★★★

Funk★U : L’histoire de l’album 1999 débute à la fin de l’année 1981. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?

Bobby Z : Pour moi, cette histoire démarre lors des concerts en première partie des Rolling Stones en octobre 1981. Prince enregistrait déjà très vite à cette époque, et la tournée Controversy allait commencer six ou huit semaines plus tard. Ces concerts avec les Stones ont été un désastre, mais Prince a compris à ce moment-là qu’il se trouvait à un tournant. Lisa (Coleman, ndr.) raconte ça très bien : quand il s’est fait jeter de scène, il a immédiatement compris que s’il voulait devenir une star, il devait convaincre ce type de public. C’était le genre de défaite qui vous montre la voie à suivre. Du coup, dans 1999, il y a des titres rock comme « Little Red Corvette » et d’autres plus pop et funky comme « 1999 » ou « DMSR ». C’était une vraie démarche intellectuelle, et 1999 a été un tournant dans la carrière de Prince.

À quel moment avez-vous entendu parler du projet 1999 ?

C’était pendant la tournée Controversy. Nous voyagions dans le Sud des États-Unis pour rejoindre la tournée de Rick James. On s’était arrêtés dans un motel dont l’enseigne indiquait « Free HBO » (chaîne payante du câble, ndr.). Au début des années 1980, c’était quelque chose car le câble n’était pas diffusé partout. Une fois dans nos chambres, nous avons allumé la TV et nous sommes tombés sur le film The Man Who Saw Tomorrow (Robert Guenette, 1981, ndr.), qui parlait de Nostradamus et ses quatrains sur une narration d’Orson Welles. À la fin du film, ses quatrains annoncent la fin du monde, ravagé par une explosion nucléaire, en 1999… Le lendemain matin, on se retrouve dans le tourbus pour nous rendre à la salle de concert où Prince nous attendait — il était toujours en avance, car il avait hâte que l’équipement arrive pour pouvoir jouer du piano. Pendant le trajet, nous démarrons une conversation de machine à café qui tourne autour du film de la veille. On se disait que Prince aurait dû l’adorer car il s’intéressait beaucoup à l’idée d’apocalypse. En arrivant à la salle, on lui demande s’il a vu le film. Là, il nous tend un morceau de papier où il avait griffonné les paroles de « 1999 ». En l’espace d’une nuit, il avait transformé ce film en une chanson. Il avait mélangé cette histoire de Nostradamus avec un thème festif, la fin du monde avec une fête géante (rires) !

Vous n’avez pas participé à l’enregistrement de l’album 1999, mais vous souvenez-vous de votre réaction le jour où vous l’avez découvert ?

De For You, le premier album de Prince, jusqu’à Purple Rain, je suis crédité comme « l’assistant envoyé du ciel » ou je ne sais quoi. Depuis le début, j’apportais quand même des éléments à ces chansons, notamment les percussions synthétiques sur 1999. Je ne jouais pas les parties présentes sur les albums, mais il y avait quelques petits morceaux auxquels j’avais contribué. Prince avait tout dans sa tête, de la même manière que Beethoven, Mozart ou Paganini consignaient tout sur des partitions. Prince avait tout en tête, mais il voulait que vous participiez à ses idées, même s’il pouvait tout jouer lui-même. La première fois que je l’ai rencontré, en 1974, il s’enregistrait tout seul au piano, et c’est comme ça que sa carrière s’est terminée avec la tournée Piano and Microphone. Entre-temps, il avait eu besoin d’être entouré par des musiciens, ou plutôt un gang, une armée, pour incarner l’aspect visuel de sa musique sur scène.
La première chanson de 1999 que j’ai entendu, c’était « Let’s Pretend We’re Married » et ça m’a soufflé, surtout le son des cuivres synthétiques. La définition du Minneapolis Sound est très simple : c’est Prince qui joue des cuivres avec un synthétiseur. À cette époque, il commençait aussi à enregistrer chez lui et ça a tout changé. Il n’avait plus besoin d’aller à Los Angeles à Sunset Sound, où dans les studios de Minneapolis qui coûtaient aussi très cher. Il n’avait plus de limites, il pouvait désormais perfectionner ses chansons.

L’édition Super Deluxe de 1999 contient une vingtaine de titres inédits enregistrés autour de la création de l’album. Jouez-vous sur quelques-uns de ces titres ?

Oui, plusieurs. Sur « Bold Generation » ? Oh oui, nous n’arrêtions pas de la jouer en répétitions, tout comme « I Can’t Stop This Feeling I Got ». Ça fait partie des nombreuses chansons qu’il retravaillait sans cesse et je crois qu’elle est devenue « New Power Generation » plus tard. J’aimais beaucoup sa mélodie, c’était une chanson très énergique et très fun à jouer. Prince avait l’habitude de tester ses chansons de toutes les manières possibles, seul ou avec le groupe. Par exemple, la version d’« Irresistible Bitch » de la tournée Purple Rain n’a rien à voir avec celle créée en studio. C’était un monstre uptempo alors qu’elle est plus lente, sombre et mystérieuse dans sa version originale. Ça me fait penser aux Beatles qui avaient enregistré une version lente et une autre plus rapide de « Revolution »… Je n’ai pas les autres titres de la réédition en tête, mais je sais que je ne joue pas sur « Purple Music », mais c’est encore une chanson sur laquelle nous avions passé beaucoup de temps en répétitions.

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Étonnement, le nom de The Revolution apparaît sur la pochette de 1999, alors que le groupe sera créé l’année suivante. Savez-vous pourquoi ?

Prince adorait glisser des indices dans ses chansons et sur ses pochettes de disque. Je crois qu’il a fait ça pour plusieurs raisons : il avait déjà l’idée du film Purple Rain en tête et il savait que le groupe devait apparaître dans le film. Je pense aussi qu’il se posait la question de savoir s’il avait vraiment envie de partager l’affiche avec son groupe, comme si cette simple indication lui servait de test. Le line-up de notre groupe était également en train de changer. Dez (Dickerson, ndr.) allait être remplacé par Wendy (Melvoin, ndr.), qui allait apporter une bouffée d’air frais et compléter le puzzle. Dès 1977, Prince n’arrêtait de nous parler de sa vision du groupe, de son ratio homme-femme, blanc-noir, et lorsque Wendy est arrivée, tout s’est mis en place. C’est pour cette raison qu’il a choisi de créditer l’album Purple Rain à Prince and The Revolution. Il y a toujours eu cette part de mystère chez Prince, mais je l’ai assez bien connu pour en tirer ces conclusions.

L’un des temps forts de l’édition Super Deluxe de 1999 est l’album live enregistré au Masonic Temple de Detroit, le 30 novembre 1982. Le son époustouflant de cette performance permet de mieux apprécier les nuances de votre jeu, notamment sur « Do Me Baby ».

Mon frère, David Z., a mixé ce concert et sa qualité sonore retranscrit très bien comment les morceaux crées en studio étaient adaptés pour la scène. La vidéo du concert de Houston est superbe aussi. Elle capture le moment précis où Prince devient un des plus grands performers de tous les temps : celui où il grimpe sur les enceintes à la fin de « Do Me Baby », et qu’il hurle en tenant la note. J’en avais la chair de poule tous les soirs et c’était un pied de jouer cette chanson. Elle est si riche et nuancée, et nous avions passé beaucoup de temps dessus lors des répétitions de la tournée Controversy. Il fallait rester tight sur un tempo lent pendant près de 10 minutes, ce qui est très difficile… Ces répétitions étaient vitales pour Prince, c’était presque une question de vie ou de mort et il emmenait tout le groupe avec lui. C’était les Jeux Olympiques tous les jours de la semaine…

Trente-sept ans plus tard, que retenez-vous de cette tournée ?

C’était si excitant d’être là avec The Time et Vanity 6. Prince avait crée tous les personnages de sa pièce, et nous la jouions chaque soir sur scène. Bien sûr, les tournées peuvent être difficiles parfois. Prince était le patron, et tout le ponde venait lui faire part de ses problèmes. Le vrai problème a eu lieu quand Jimmy Jam et Terry Lewis de The Time ont été coincés à Atlanta dans une tempête de neige et n’avaient pas pu rejoindre la tournée, car ils produisaient en secret l’album de The SOS Band. Ça a été le drame, ça s’est mal terminé, la situation était très confuse, mais ça n’enlève en rien au grand souvenir que je garde du 1999 Tour.

Sur cette tournée, vous mélangez votre jeu organique aux sonorités électroniques de la LinnDrum. Comment vous êtes-vous adapté à ce style ?

En réalité, c’était très simple. La LinnDrum venait tout juste de sortir, et il y avait aussi les percussions synthétiques de Pearl, qu’on entend sur les tom-toms de « Little Red Corvette », les bruits de bombe sur « 1999 » et dans « Sexuality », qui a le son de batterie le plus cool de l’univers. Don Batts, notre ingénieur du son, avait construit une interface qui reliait la LinnDrum aux pads, et grâce à ça et d’autres câblages assez complexes, je pouvais véritablement « jouer » avec cette machine, comme Prince l’avait imaginé. L’inconvénient, c’était que toute cette technologie était nouvelle et parfois très fragile, ce qui nécessitait un temps fou de préparation avant chaque concert.

Que pensez-vous du jeu de batterie de Prince ?

Je l’ai beaucoup vu jouer de la batterie, et ce qu’il faisait en studio était très impressionnant. Comme il ne jouait pas tout le temps, il devait se reconcentrer chaque fois qu’il s’asseyait derrière le kit, mais ses parties étaient toujours parfaites. C’était aussi un batteur très mélodique, ce qui est plutôt rare. Chacune de ses notes avait de la valeur, et c’était la même chose pour ses programmations de beats : écoutez « When Doves Cry », il n’y a que des tom-toms avec du delay, mais leur musicalité est incroyable.

Quels sont les projets de Bobby Z. en 2020 ?

The Revolution vient d’annoncer un concert en Hollande et un autre à Hambourg pour l’été prochain. J’espère que nous allons revenir jouer à Paris car c’était une expérience incroyable pour nous tous. Les concerts que j’ai donné à Paris avec Prince, puis The Revolution, restent les plus grand moments de ma carrière. Et je sais que Paris tenait une place à part dans le cœur de Prince.

Propos recueillis par Christophe Geudin

Prince 1999 Super Deluxe (Rhino/Warner). Coffrets 5 CD + DVD, 10 LPs+DVD et versions digitales disponibles le 29 novembre.

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The Revolution en concert à Paris

En partenariat avec Veryshow, Funk★U est heureux d’annoncer la venue française de The Revolution, les légendaires accompagnateurs de Prince entre 1983 et 1986.

Composé de Wendy Melvoin (guitare, chant), Lisa Coleman (claviers, choeurs), Bobby Z. (batterie), Brownmark (basse) et Dr. Fink (claviers), The Revolution ont participé aux albums Purple Rain (1984), Around the World in a Day (1985) et Parade, la bande-son du long-métrage Under The Cherry Moon, en 1986.

33 ans après leur dernière venue en France, au Zénith de Paris en août 1986, The Revolution donnera un concert unique dans la capitale le 11 février 2019. Billets en vente sur tous les réseaux le vendredi 18 mai à 10 heures (BILLETERIE).

Ladies and gentlemen… Please welcome… THE REVOLUTION !

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Communiqué officiel :

Prince a eu l’occasion de jouer avec de nombreux musiciens tout au long de ses quarante années de carrière, mais ses plus célèbres alliés resteront toujours : Bobby Z, Wendy Melvoin, Lisa Coleman, Matt Fink et Brownmark : THE REVOLUTION. The Revolution est sans aucun doute le groupe qui l’a propulsé au-devant de la scène avec ses plus beaux tubes dont, notamment, la célèbre bande originale du film Purple Rain en 1984 ainsi que 1999, Around The world in a DayParade et Sign O’The times.

The Revolution devient alors l’un des plus grands groupes des années 80-90 et vend plus de 20 millions d’albums. Prince se retrouve en tête des charts pendant 24 semaines et remporte deux Grammy Awards et un Oscar. C’est d’ailleurs la première fois qu’un artiste remporte simultanément le titre du meilleur album, du meilleur single et du meilleur film. Le groupe se sépare ensuite officiellement en 1986, mais tous les membres sont restés très proches du chanteur. « Nous sommes tous restés en contact, même avec Prince, et nous pensions parfois à rejouer tous ensemble » raconte Brownmark, le bassiste du groupe. Les membres de The Revolution ont eu par la suite beaucoup de succès dans leurs carrières solo. Melvoin et Coleman n’ont jamais cessé de travailler ensemble et ont remportés de nombreuses récompenses en tant que compositeurs pour des films ou pour la télévision. Bobby Z et Fink ont quant à eux continué de travailler avec de nombreux artistes nationaux ou internationaux dans leur propre studio d’enregistrement. Brownmark a fondé le groupe Mazarati et travaille actuellement sur de nombreux projets avec sa société de production BrownmarkNation.

Les membres de The Revolution sont restés particulièrement silencieux depuis la disparition de leur ami et mentor en avril 2016. Ils font trois concerts complets au First Avenue, Minneapolis, lieu mythique de la création de « Purple Rain », mais les questions demeurent : « combien de dates allons-nous pouvoir faire, est-ce que les fans seront toujours là ? » se demande la chateuse Wendy Melvoin.  Mais les fans ont bien répondu présents à chacun de leurs concerts et le groupe décide alors de repartir sur la route, après avoir célébré le premier anniversaire de la disparition de Prince au Paisley Park en 2017, dans le Minnesota. La réponse est finalement très claire : le plus important est de rassembler tout le monde dans l’amour de la musique, et les fans sont bien présents dans le monde entier pour venir les écouter.

Aujourd’hui, presque trente ans depuis leur tournée Européenne avec Prince (la Parade ‘Hit and run’ en août 1986), le groupe sera de retour en Europe en février 2019 avec des concerts exceptionnels dont celui du 11 février prochain à la Cigale, à ne manquer sous aucun prétexte.

Bobby Z, le batteur du groupe se dit « très excité de revenir en Europe », il se rappelle la première fois qu’ils sont venus en 1981, le groupe était à la fois très excité et intimidé et Prince n’évoquait que de bons souvenirs de ses concerts en Europe. « Il savait qu’il pouvait compter sur nous » explique la pianiste Lisa Coleman « On marche sur la lune ensemble » disait-il. « Vous êtes les seuls à comprendre ce que je comprends ». Bobby Z rajoute également « ce groupe c’était comme une famille ou un gang et ça nous rassurait ». « Je pense que chaque membre de The Revolution est vraiment unique » ajoute Wendy Melvoin. «Et puisqu’on ressent tous un peu la même chose, rassemblons-nous à nouveau avec grâce et intégrité. Nous sommes encore debout et en vie alors faisons ces concerts tant qu’on le peut encore ! »

The Revolution est donc désormais prêt à retransmettre l’énergie unique que Prince a pu laisser autour de lui et compte bien nous la faire partager le 11 février prochain à la Cigale. Les fans de Prince et du groupe se retrouveront pour célébrer des valeurs fortes de paix, d’amour et d’espoir.  « Prince disait que la musique est un remède » nous rappelle Bobby le batteur du groupe, « les gens en ont besoin et nous aussi, et c’est bien pour cela qu’on essaye de la rendre aussi authentique que possible. En son honneur, nous donnerons tout ce qu’on a ».

 


The Revolution (Brown Mark and Stokley Williams)

Live report : The Revolution, Philadelphia (Theater of the Living Arts 04/30/2017)

Parmi toutes les performances des cérémonies d’Awards et les nombreux artistes essayant de rendre hommage à Prince, son plus grand tribute live parcourt en ce moment les États-Unis sous la forme de son backing-band le plus célèbre, The Revolution.  Plus de 30 ans après la séparation du groupe, ses membres sont toujours aussi en place. Ils se sont même améliorés avec l’âge. Dr. Fink et Lisa Coleman électrisent l’auditoire grâce à la maitrise de leurs claviers tandis que Bobby Z. continue de marteler le rythme qui menace de faire sécrouler le Living Theater de Philadelphie. Les fans dansent et se pincent presque en voyant Brown Mark slapper le funk et Wendy Melvoin distille des licks de guitare en démontrant à la fois son talent personnel et son lien très profond avec la musique de Prince.  Afin de renforcer l’énergie vocale de Brown Mark et Wendy, le groupe a invité Stokley Williams de Mint Condition (et natif du Minnesota), que Wendy présente comme un des chanteurs préférés de Prince. Stokley contribue à la performance en reproduisant le falsetto des hits mémorables, et il ajoute également sa propre voix instantanément identifiable à d’autre classiques pour le grand plaisir de ses (nouveaux) fans.

Tout au long de la performance, Wendy lutte contre les larmes en racontant ses souvenirs de Prince et l’impact que le musicien a exercé sur leurs vies. Lisa et Wendy rendent un hommage personnel en interprétant en duo vocal/instrumental de leur création commune “Sometimes it Snows in April”.  Le public a aussi droit à une surprise inattendue lorsque le groupe se plonge dans le fameux Vault, en jouant “Destiny” et “Roadhouse Garden”.  Cette soirée est une célébration et donne à chacun l’impression de se retrouver dans un club de Minneapolis au coeur des années 1980

Malheureusement, nous n’aurons plus l’occasion d’assister à une autre performance sidérante de Prince.  Par chance, The Revolution a trouvé le moyen de réjouir ses fans tout en célébrant sa mémoire. Grâce à eux, le Minneapolis Sound n’a pas fini de résonner aux quatre coins du globe.

Adam Kita

Setlist

  • Computer Blue
  • America
  • Mountains
  • Automatic
  • Take Me With You
  • Uptown
  • D.M.S.R.
  • Destiny
  • Roadhouse Garden
  • Raspberry Beret
  • Erotic City
  • Let’s Work
  • 1999
  • Paisley Park
  • Controversy/ Mutiny
  • Sometimes it Snows in April
  • Let’s Go Crazy
  • Delirious
  • Kiss
  • When Doves Cry
  • Purple Rain

Encore

  • I Would Die 4 U
  • Baby I’m a Star



Prince Let's Go book

“Let’s Go Crazy, Prince and the Making of Purple Rain”

À défaut d’une édition Deluxe célébrant en 2014 les 30 ans du combo film/album Purple Rain, Alan Light, journaliste à Rolling Stone, Spin et Vibe revient sur le phénomène pop qui balaya l’été 1984. Basé sur des entretiens de première main en compagnie de Wendy Melvoin, Lisa Coleman, Matt Fink, Bobby Z., Jill Jones et du tour manager Alan Leeds, Let’s Go Crazy, Prince and the Making of Purple Rain décrit de l’intérieur le quotidien de The Revolution, des prémices d’un projet fou à la dépression post-succès en passant par le zénith de la Princemania.

Qui aurait bien pu miser sur un long-métrage réalisé au fin fond du Minnesota par un réalisateur débutant (Albert Magnoli) avec pour vedette une popstar semi-inconnue du grand public et un casting d’acteurs en grande partie non-professionnels ? L’enquête d’Alan Light, qui a rencontré Prince Prince+Lets+Go+Crazy+bookplusieurs fois au cours des années 1990 et 2000, insiste à juste titre sur l’importance du tandem Cavallo-Fargnoli, alias la spaghetti connection, et leur pouvoir de persuasion que n’aurait pas renié les personnages de la saga sicilienne de Coppola. Une fois tombées les portes d’Hollywood, Let’s Go Crazy décrit un difficile tournage hivernal dans des conditions climatiques extrêmes compensé par la dynamique collective choisie par Prince au profit des membres de The Revolution. Un des rares moments d’ouverture d’une carrière marquée par un individualisme forcené, et aussi l’occasion de rares épanchements personnels racontés par Susannah Melvoin et l’ingénieure du son Susan Rogers. Une source de tension également : le livre rapporte les différents irréconciliables entre Prince et un Morris Day sous influence, sans oublier les clivages personnels à l’intérieur de The Revolution, notamment lors de l’arrivée de Wendy à la place de Dez Dickerson. Les dernières semaines de la gigantesque tournée Purple Rain sont aussi l’objet de pages relatant l’épuisement moral et physique du groupe, et surtout l’impossibilité pour son leader de reproduire un momentum identique lors de la suite de sa carrière (“après Purple Rain, Prince n’a pas su allier son art, son besoin de promotion et sa célébrité”, observe Lisa Coleman).

Tout en soulignant l’importance de l’album et en faisant preuve d’objectivité sur les nombreux défauts du long-métrage, Alan Light resitue la saga Purple Rain dans son contexte historique, celui de l’Amérique d’un Ronald Reagan obsédé par la – vraie- guerre des étoiles, d’une Amérique à la scène pop où les rivaux du kid Minnéapolitain ont pour nom Michael Jackson et Bruce Springsteen (rapprochements pertinents entre les trajectoires siamoises de Purple Rain et Born in the USA) et une Amérique glam où Prince a crée ses propres codes musicaux, vestimentaires et même capillaires (“On a détruit la couche d’ozone !”, s’amuse encore Lisa Coleman). Dig if U will the picture…

Jacques Trémolin

Alan Light Let’s Go Crazy, Prince and the Making of Purple Rain *** (Atria Books) 300 pages. Disponible uniquement en anglais.

 


Prince Under The Cherry Moon - vignette

Une tenue de Prince et un tambourin aux enchères


Le site américain Gotta Have Rock & Roll vendra le 7 décembre prochain une tenue de Prince portée notamment par le musicien pendant le tournage de Under The Cherry Moon en 1985. La mise à prix est fixée à $4000. Une boucle d’oreille du Lovesexy tour ($100) et un  tambourin ($100) appartenant au batteur  Bobby Z sont également proposés à la vente. Bonne chance !


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The Revolution reform for a charity concert

Bobby Z., the original drummer from The RevolutionPrince‘s backing band beetween 1983 and 1986, has just announced through the Star Tribune the reformation of the band for a charity concert due next february at the First Avenue club in Minneapolis. Wendy & Lisa, Dr. Fink and Brown Mark will contribute to the gig, but no one knows yet if his Purple Majesty will show up.

 


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The Revolution se reforme pour un concert unique

Bobby Z., le batteur de The Revolution, les mythiques accompagnateurs de Prince entre 1983 et 1986, vient d’annoncer via le Star Tribune la reformation du groupe à l’occasion d’un concert caritatif organisé en février prochain au First Avenue de Minneapolis. Wendy & Lisa, Dr. Fink et Brown Mark seront de la partie, mais on ignore encore si sa majesté pourpre daignera rejoindre ses anciens camarades sur scène.

 


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Un vinyle de Dirty Mind signé, aux enchères

Un exemplaire original de l’album Dirty Mind signé par Prince, Bobby Z, Lisa Coleman, Doctor Fink, Dez Dickerson et André Cymone sera mis aux enchères le 29 juillet à Dallas. Mise à prix, $600. Affaire à suivre ICI.


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