Betty Davis documentary

Betty Davis signe sa première chanson depuis 40 ans

Quelques mois après la sortie d’un documentaire consacré à sa carrière, Betty Davis effectue son retour sur la scène musicale en tant que songwriter. “A Little Bit Hot Tonight”, interprété par Danielle Maggio, signale la première chanson de la papesse du heavy-funk après 40 ans d’absence.

En 2017, Philip Cox, le réalisateur du documentaire They say I’m Different, est à l’origine de la rencontre entre Betty Davis et la musicienne Danielle Maggio, également enseignante en ethnomusicologie à L’Université de Pittsburgh. Intriguée par une playlist incluant Etta James et Jimmy Reed, l’auteure de Nasty Gal propose peu de temps après d’écrire une chanson à son intention. “Betty m’avait entendu chanter et elle a apprécié ma voix,” raconte Danielle Maggio dans la Pittsburgh Post-Gazette. “Elle m’a ensuite dit qu’elle était en train de m’écrire une chanson et je n’en ai pas cru mes oreilles. Je n’y ai pas cru jusqu’au moment où elle m’a donné deux pages de textes écrits à la main il y a quelles mois.”

Inspirée par un voyage au Japon en 1979, ”A Little Bit Hot Tonight”* s’écarte du funk brûlant de “Anti-Love Song” en s’inscrivant dans une veine plus smooth. “C’est une chanson plutôt jazzy,” commente Betty Davis dans dans la Pittsburgh Post-Gazette. “Elle m’a été inspirée par le musicien japonais Itsuroh Shimoda. J’ai pris des éléments orientaux et je les ai mélangés à I’Occident et c’est ce qui a guidé la production de ce morceau.”

Enregistré à Pittsburgh par Jason Jouver et un groupe de musiciens locaux, “A Little Bit Hot Tonight” a également bénéficié des conseils vocaux de Betty Davis : “Nous avions répété dans sa cuisine et elle m’a guidé phrase par phrase,” relate Danielle Maggio. “Elle m’a exactement dit comment chanter cette chanson, avec les inflexions, le phrasé etc. Elle dirigeait tout !”.

Si le retour en studio et sur scène de Betty Davis, aujourd’hui âgée de 75 ans, reste hautement improbable, Danielle Maggio révèle également que d’autres chansons originales signées par la chanteuse culte devraient bientôt voir le jour…

Découvrez ci-dessous ”A Little Bit Hot Tonight” de Danielle Maggio.

* L’intégralité des gains récoltés par la chanson sur Bandcamp sera reversée à la Betty Davis Scholarship, qui récompense chaque année les diplômés senior de la Steel Valley High School.

 


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Tales from the Tour Bus, le cartoon 100% funky

La chaîne de télévision payante OCS vient de diffuser la deuxième saison de Tales from the Tour Bus, une série documentaire de Mike Judge (créateur dans les années 1990 de la série Beavis and Butthead) réalisée sous la forme de dessins animés.

La première saison, diffusée en 2017, était consacrée aux personnalités légendaires de la country music. Cette nouvelle saison*, en huit épisodes, met le funk à l’honneur en retraçant les destins de George Clinton, Rick James (deux épisodes), Bootsy Collins, James Brown (2 épisodes), Morris Day et Betty Davis. L’animation permet d’offrir la reconstitution d’anecdotes racontées par les artistes eux-mêmes (George Clinton, Bootsy Collins, Morris Day), leurs amis ou leurs collaborateurs.

Ces reconstitutions, émouvantes ou hilarantes, révèlent d’une façon unique les extraordinaires destins de ces musiciens et interprètes. Des images d’archives agrémentent également les témoignages et anecdotes peu connues, voire inédites. Jamais, ou plus que rarement, le funk n’avait bénéficié à la télévision d’une exposition aussi remarquable de son histoire. Immanquable !

Jérôme Doucet

* actuellement disponible en replay pour les abonnés d’OCS.


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Vidéo : “Betty Davis, la Reine du funk”

Annoncé en fin d’année dernière, le documentaire Betty Davis, la Reine du funk, a été montré cet automne lors d’une poignée de festivals européens et diffusé sur Arte le 9 mars.

Réalisé par Phil Cox, cet émouvant portrait intimiste retrace la carrière de Betty Davis, la prêtresse du heavy-funk, de se débuts à nos jours, en passant par sa rencontre avec Miles Davis et la création de son trio d’albums mythiques au cours des années 1970  : Betty Davis (1973), They Say I’m Different (1974), Nasty Gal (1975) et Is It Love Or Desire (1976, mais paru en 2009).

Découvrez ci-dessous Betty Davis, la Reine du funk.

Betty Davis, la Reine du funk de Phil Cox (France/Royaume-Uni, 201, 52mn). Rediffusion le 31 mars à 5 h 20.


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Betty Davis, la Reine du funk

“Voir Betty Davis sur scène dans les années 1970, c’était comme vouloir regarder un Walt Disney et tomber sur un porno”, s’esclaffe un critique en relisant une chronique d’époque dans un scène de Betty Davis, la Reine du funk.

Réalisé par Phil Cox, ce documentaire retrace en 52 minutes la carrière éclair et les origines de la prêtresse du heavy-funk. À des années-lumières du zapping hagiographique, cette passionnante coproduction franco-britannique dresse un portrait intimiste d’une noirceur étonnante. “Il y a toujours eu un petit oiseau à l’intérieur de moi, mais c’est devenu un corbeau noir“, commente Betty Davis. Dans son auto-interview façon Little Big Man, Betty Davis commente en voix-off sa jeunesse et le quotidien ségrégation en Caroline du Nord, le choc esthétique du blues, l’écriture de ses premières chansons, puis son départ pour New York et sa rencontre avec Miles Davis. “Chaque jour de notre mariage, j’ai dû mériter de porter le nom de Davis”, regrette Betty Davis en évoquant une union aux conséquences néfastes.

Cet échec matrimonial sera pourtant le catalyseur du trio d’albums mythiques Betty Davis (1973), They Say I’m Different (1974) et Nasty Gal (1975), illustrés par de rarissimes images live en Super-8. Celles-ci sont muettes, mais heureusement synchronisées sur une bande-son composée des classiques éternels de la nasty gal (“Anti Love Song”, “If I’m in Luck I Might Get Picked Up”, “F.U.N.K.”…)*. De même, si la narratrice principale est bien présente au coeur du récit, on ne voit pas Betty Davis à l’écran. Seule sa voix moirée par les ans et quelques détails -une main, un oeil, une silhouette furtive- renseignent le spectateur sur la septuagénaire vivant dans un modeste appartement de la banlieue de Pittsburgh…

Entre autres révélations, Betty Davis, la Reine du funk informe que l’attitude rebelle de la Messaline du funk classé X n’était que le déguisement d’une artiste hypersensible trop en avance sur son temps. Brisée par l’industrie du disque et de graves problèmes personnels et familiaux, Betty Davis préférera se retirer du circuit, puis disparaître complètement à l’orée des années 1980. Too much to soon…

Betty Davis, la Reine du funk de Phil Cox ****(France/Royaume-Uni, 2017, 52mn). Diffusion sur Arte le 9 mars à 22 h 55. Rediffusion le 31 mars à 5 h 20.

*Les collectionneurs ne passeront pas loin de la crise d’apoplexie en découvrant le batteur Gregg Errico fouiller dans un sac plastique à la recherche des cassettes de ses premières répétitions avec Betty Davis…


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Découvrez un extrait de “Betty Davis, la Reine du funk”

Plus que quelques semaines avant la première diffusion télévisée française du documentaire Betty Davis, la Reine du funk.

Réalisé par Phil Cox, ce film retrace la carrière de la prêtresse du heavy-funk, de se débuts à nos jours, en passant par sa rencontre avec Miles Davis et la création de son trio d’albums mythiques au cours des années 1970  : Betty Davis (1973), They Say I’m Different (1974), Nasty Gal (1975) et Is It Love Or Desire (1976, mais paru en 2009).

Découvrez ci-dessus un premier extrait du documentaire.

Betty Davis, la Reine du funk de Phil Cox (France/Royaume-Uni, 201, 52mn). Diffusion sur Arte le 9 mars à 22 h 55. Rediffusion le 31 mars à 5 h 20.


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“Betty Davis, la Reine du funk” bientôt sur Arte

Annoncé en fin d’année dernière, le documentaire Betty Davis, la Reine du funk, a été montré cet automne lors d’une poignée de festivals européens et sera prochainement diffusé sur Arte.

Réalisé par Phil Cox, ce film retrace la carrière de la prêtresse du heavy-funk, de se débuts à nos jours, en passant par sa rencontre avec Miles Davis et la création de son trio d’albums mythiques au cours des années 1970  : Betty Davis (1973), They Say I’m Different (1974), Nasty Gal (1975) et Is It Love Or Desire (1976, mais paru en 2009).

Communiqué de presse

“Il y a toujours eu un petit oiseau à l’intérieur de moi, mais c’est devenu un corbeau noir”. Longtemps oubliée avant de s’imposer comme un mythe, Betty Davis, sorte de Prince au féminin nimbé de mystère, a traversé et embrasé la scène de la musique soul-funk américaine dans les années 1970. Diva survoltée à l’allure follement sexy, cette enfant de Caroline du Nord, songwriter dans l’âme – premières chansons à 12 ans –, débarque à Harlem en pleine ébullition de la blaxploitation, et dynamite bientôt l’image de la femme artiste noire. Coupe afro, bottes dorées et minishort à paillettes, l’ancienne mannequin, chanteuse et auteur-compositeur – elle écrit aussi pour The Chamber Brothers et The Commodores –, invente un funk sauvage et provocateur, incarnant à elle seule le credo “Black is beautiful”. Un soir au Blue Note, cette amie de Jimi Hendrix – dont elle figure une indocile petite sœur glam – et de Sly Stone croise Miles Davis. Coup de foudre et mariage. À sa nouvelle muse magnétique, le grand Miles fait découvrir Rachmaninov et Stravinski, elle le libère et l’initie à la musique électrique et à l’excentricité. De courte durée, l’union torride marque un tournant dans la carrière du génial trompettiste, lui inspirant le culte Bitches Brew, tandis que la “Nasty Gal” (“mauvaise fille”) – titre d’un de ses albums – poursuit sa route explosive en solitaire, avant de disparaître des radars, dévastée par la mort d’un père adoré.

“Ce qu’elle faisait sur scène, toute femme rêverait de le faire”, résume une de ses amies. Pour la première fois depuis trente-cinq ans, Betty Davis sort de son silence. De sa voix grave, elle retrace avec émotion et pudeur son parcours météorique, sans toutefois jamais se montrer. D’elle, on n’entreverra que les ongles émeraude, son humble appartement et cette estampe d’Hokusai, témoignage d’une passion ancienne pour le Japon. Au travers de son témoignage et de celui de ses proches, Phil Cox signe en délicatesse un portrait intime de cette reine du funk, étoile filante – aujourd’hui samplée par Ice Cube – de la révolution culturelle et sensuelle de la blaxploitation.

Betty Davis, la Reine du funk de Phil Cox (France/Royaume-Uni, 201, 52mn). Diffusion sur Arte le 9 mars à 22 h 55. Rediffusion le 31 mars à 5 h 20.


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Vidéo : Betty Davis – They Say I’m Different (trailer)

Après plusieurs années d’attente, Betty – They Say I’m Different, le très attendu documentaire consacré à Betty Davis, sera diffusé pour la première fois le mois prochain au festival IDFA de Rotterdam.

Réalisé par Phil Cox et Damon Smith, le film dévoilera des images d’archives inédites de la déesse du deep-funk, et surtout un entretien exclusif avec la mystérieuse recluse dont le dernier album et les ultimes apparitions publiques remontent à la fin des années 1970.

Betty – They Say I’m Different sera diffusé sur Arte en fin d’année.


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Un documentaire sur Betty Davis bientôt sur Arte

Réalisé par Phil Cox et Damon Smith, Betty Davis, la reine disparue du funk, est le premier documentaire consacré à la sulfureuse Nasty Gal. Ancienne  épouse de Miles Davis et pourvoyeuse de fulgurants albums deep-funk au milieu des années 1970, Betty Davis vit en recluse depuis plus de quatre décennies d’absence discographique.

Après avoir retrouvé sa trace à Pittsburgh, les auteurs de Betty Davis, la reine disparue du funk lont suivie pendant trois ans. Cette enquête émaillée d’images d’archives rares, de témoignages de proches et d’anciens collaborateurs et, surtout, d’un témoignage face caméra de la principale intéressée sera diffusée cet automne sur Arte.

Thanks Yazid Manou !


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Découvrez la playlist “Masters of Funk” de Funk★U

En partenariat avec The Good Sound, Funk★U Magazine présente sa playlist Masters of Funk.

Au programme, plus de trois heures de groove, de classiques et de raretés du genre signées Prince, Parliament/Funkadelic, Bootsy Collins, The Average White Band, Cameo, The Meters, Aretha Franklin, Zapp, Cymande, Betty Davis et bien d’autres…

Boogie down et bonne écoute en compagnie des maîtres (et maîtresses) du funk !

La playlist officielle Masters of Funk est disponible sur les plateformes Deezer, Spotify et Apple Music.


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La galaxie Miles Davis dans Jazz Magazine

Jazz Magazine 687Disponible en kiosque depuis le 26 août, le nouveau numéro de Jazz Magazine (n°687 daté septembre) consacre un dossier king size de 50 pages à Miles Davis et sa constellation de collaborateurs.

À l’occasion du 25ème anniversaire de sa disparition, Herbie Hancock, Marcus Miller, Wayne Shorter, Chick Corea, Tony Williams, John Coltrane, Charlie Parker, Joe Zawinul, Betty Davis et Prince font partie d’une sélection de cinquante musiciens phare ayant contribué à la légende du trompettiste.

Dans ce même numéro figurent les chroniques des nouveautés et imports de la rentrée, sans oublier un focus amusant sur la participation fugitive de Miles Davis à la série Miami Vice.

Jazz Magazine n°687, disponible en kiosque.


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Betty Davis “The Columbia Years 1968-1969″

Jalousement conservées par quelques collectionneurs et inédites depuis près de cinq décennies, les sessions New-Yorkaises de Betty Davis se matérialisent en 2016 sous la forme d’un album somptueusement édité par les talentueux archivistes de Light in the Attic. En mai 1969, la future Reine du F.U.N.K. enregistre plusieurs séances aux studios Columbia sous la direction de Miles Davis et de son producteur Teo Macero en compagnie d’Harvey Brooks, Billy Cox (bassiste du Band of Gypsys), Herbie Hancock, John McLaughlin, Mitch Mitchell (Jimi Hendrix Experience), Wayne Shorter et Larry Young. Les neuf prises retenues de The Columbia Years 1968-1969 (dont les deux faces du single “It’s My Life” sorti en 1968) définissent davantage une carte de visite qu’un authentique album.

Betyy Davis 6869Le matériel proposé inclue quelques originaux de choix (“Hangin’ Out” et un “I’m Ready, Willing & Able” diablement Hendrixien) et des reprises de qualité variables : si le “Politician” de Cream, ici rebaptisé “Politician Man”, dose avec dextérité son intensité électrique, le “Born on the Bayou” de Creedence Clearwater Revival perd au change dans une relecture uptempo un brin brouillonne. À défaut d’être véritablement transcendants, l’accompagnement et les arrangements, malgré les forces en présence, s’inscrivent dans la bonne moyenne des productions soul/R&B de l’époque. La performance vocale de Betty Davis est déjà volontaire et affirmée, mais bien en deça de l’assaut en règle de son foudroyant premier album éponyme quatre ans plus tard.

Le généreux livret (une habitude chez Light in the Attic) offre une interview détaillée avec Betty Davis, qui revient sur l’ambiance de ces enregistrements et révèle l’origine de “Backseat Betty”, la composition de son futur ex-époux Miles, ainsi qu’un entretien éclairant avec Hugh Masekela, impliqué dans la création d’”It’s My Life”. D’un intérêt avant tout historique,  The Columbia Years 1968-1969 est une addition heureuse à la trop courte discographie de Betty Davis qui devrait ravir les complétistes.

Jacques Trémolin

Betty Davis The Columbia Years 1968-1969 (Light in the Attic) Disponible le 4 juillet en CD et vinyle.


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“The Columbia Years 1968-1969″, l’album inédit de Betty Davis produit par Miles Davis

En 1968, Betty Mabry épouse Miles Davis et devient Betty Davis. L’ancien mannequin publie cette même année un premier single pour Columbia Records, “It’s My Life” , assistée par Hugh Masekela et des membres des Jazz Crusaders. En mai 1969, elle enregistre plusieurs séances aux studios Columbia de New York sous la direction de Miles Davis et Teo Macero en compagnie d’Harvey Brooks, Billy Cox (bassiste du Band of Gypsys), Herbie Hancock, John McLaughlin, Mitch Mitchell (Jimi Hendrix Experience), Wayne Shorter et Larry Young.

Seul un titre -”Politician”, une reprise de Cream – circulait sur la toile depuis quelques années. Le label Light on the Attic publiera, avec la participation de Betty Davis, le 11 juillet The Columbia Years 1968-1969, le fruit de ces séances comprenant neuf titres, entre compositions originales et reprises (dont “Born On the Bayou” de Creedence Clearwater Revival).

The Columbia Years 1968-1969 sera disponible en CD le 11 juillet et en vinyle le 9 septembre (Informations).

Tracklisting
  • Hangin’ OutBetyy Davis 6869
  • Politician Man
  • Down Home Girl – Take 4
  • Born On The Bayou
  • I’m Ready, Willing & Able – Take 1
  • I’m Ready, Willing & Able – Take 9
  • It’s My Life – Take 8
  • Live, Love, Learn – Take 12
  • My Soul Is Tired – Take 9


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