Parliament-Newburg une

Parliament “The Newburgh Session” en vinyle avec Funk★U

le 26 septembre 1976, Parliament-Funkadelic répète les titres du mythique tournée Earth Tour dans un hangar de l’aéroport de Newburgh, dans l’état de New York. Autour de George Clinton, un casting stellaire réunit Bernie Worrell, Garry Shider, Glenn Goins, Fuzzy Haskins, Grady Thomas, Ray Davis, Cordell “Boogie” Mosson, Jeannette Washington le batteur Jerome “Bigfoot” Brailey et les Horny Horns de Maceo Parker et Fred Wesley dans une armada P-Funk de 20 musiciens.

Après avoir fait l’objet de rééditions CD aujourd’hui épuisées, The Newburgh Session est aujourd’hui disponible en vinyle collector blanc remasterisé 180-grammes.

En partenariat avec le label Funk To The Max et en exclusivité pour la France, Funk★U vous propose ce vinyle collector pour la somme de 35€ (port compris).

  • Commandes France (prix : 35 €) à envoyer sur PayPal à l’adresse suivante : arno_konings@hotmail.com

Tracklisting :

Face-A

  • 1 Mothership Connection (Starchild)Newburgh LP voorzijde1
  • 2 Dr. Funkenstein
  • 3 Do That Stuff

Face-B

  • 1 Standing on the Verge ogf Getting it On
  • 2 Undisco Kidd
  • 3 Gettin’ To Know You
  • 4 Comin’ Round the Mountain

 

Également disponible : A Night for Jimi Hendrix d’Eddie Hazel. Lors de ce show explosif enregistré le 27 novembre 1990 au Club Lingerie d’Hollywood, le légendaire guitariste de Parliament-Funkadelic rend hommage à Jimi Hendrix en compagnie de Bernie Worrell et de Tracy Spacey T. Singleton (Fishbone). The Maggot Brain meets the Voodoo Child !

A Night for Jimi Hendrix est disponible en vinyle 180-grammes jaune remasterisé et en CD.

  • Commandes Vinyle France (prix : 30 €) à envoyer sur PayPal à l’adresse suivante : arno_konings@hotmail.com
  • Commandes CD France (prix : 20 €) à envoyer sur PayPal à l’adresse suivante : arno_konings@hotmail.com

Tracklisting :

Face-A :

  • 1 John Connely’s Theory (Jimi Hazel) Eddie HazelNaamloos
  • 2 Are You Experienced
  • 3 Voodoo Child

Face-B

  • 1 Manic Depression
  • 2 I Don’t Live Today
  • 3 Power of Soul
  • 4 Maggot Brain

 


Bootsy Collins World Wide Funk Header

Bootsy Collins “World Wide Funk”

Dans World Wide Funk, Bootsy Collins ne déroge pas à la formule initiée il y vingt ans déjà sur Fresh Outta P University. À savoir une liste d’invité longue comme le tarin de Sir Nose et un son à mi-chemin entre tradition P-Funk et tonalités contemporaines. Les vétérans Big Daddy Kane et Doug E. Fresh côtoient ainsi la nouvelle garde représentée notamment par la chanteuse colombienne Kali Uchis ou encore le collectif rap féminin BlvckSeeds.

Bootsy 2017“Bootsy Collins was born a long, long time ago in a subterranean cavern full of shining dinosaurs deep below the Ohio River….”. Après un monologue introductif signé Iggy Pop, l’album s’ouvre sur un funk explosif dont le groove polyrythmique n’est pas sans rappeler celui du “Stretchin’ Out” du Bootsy’s Rubber Band. Placé directement à sa suite, “Bass-Rigged System” nous offre un véritable choc des titans de la quatre-cordes qui voit le bassiste étoilé croiser le manche avec Stanley Clarke et Victor Wooten.  Cette double salve introductive bénéficie de la présence de la jeune bassiste Alissia Benvetiste, qui, à grands coups de slaps, apparaît comme la caution funk d’un album souvent tiraillé par la tentation mainstream.
Passé le G-Funk matelassé de “Pusherman” et le bien nommé “Thera-P”, le funkateer cherchera en vain son latin sur des morceaux orientés club comme “Snow Bunny”, “Ladies Night” et “Hot Saucer”. Les slow tempos R’n'B “Heaven Yes” et “Hi-On-Heels” ou le plus enlevé “Candy Coated Lover” peinent également à susciter l’enthousiasme sur la partie centrale de l’album. Bootsy, dont la présence sonore se limite souvent à des interventions vocales parsemées ça et là,  réussit même l’exploit de passer pour un invité sur son propre disque.

Parenthèse bienvenue, l’émouvant hommage “A Salute To Bernie” nous offre l’occasion d’écouter une dernière fois les sonorités extraterrestres du regretté Bernie Worrell. “Hey Bernie, please don’t go”, chante Bootsy sur ce morceau bricolé à partie d’une chute enregistrée au Bootzilla Re-Hab Studio par le magicien des claviers. Une fois passé l’anecdotique country funk “Boomerang”, la ballade “Worth My While” poursuit dans cette veine nostalgique en proposant une énième variation sur le thème quelque peu réchauffé de la séminale ballade “I’d Rather Be With You” (1976). Ponctué d’emprunts cuivrés au “Standing On The Verge Of Getting It On” de Funkadelic, “Come Back Bootsy” est un jam réunissant le guitariste Eric Gales et le batteur Dennis Chambers sur un groove fiévreux rappelant l’époque où le jeune William Collins officiait chez James Brown . Efficace!  “Illusions” clôt ensuite l’album sur un funk-metal éruptif en compagnie de Chuck D. et du shredder masqué Buckethead.

Un retour en demi-teinte donc pour le bassiste emblématique du P-Funk. Si la démarche est louable, on peut regretter que Bootsy Collins s’entête dans sa course à la modernité, quitte à y perdre une partie de son public. A croire que celui auquel Iggy Pop prête des origines préhistoriques serait prêt à tout pour ne pas passer pour un dinosaure. A une époque où cette espèce de musiciens semble justement en voie de disparition avancée, il n’y a pourtant aucun problème à être Bootzilla…

Adrien Kras

Bootsy Collins World Wide Funk (Mascot Records). Disponible le 27 octobre en CD, double-vinyle et version digitale. Interview exclusive de Bootsy Collins à lire ICI.




Bootsy MG_0764 Michael Weintrob

Interview : Bootsy Collins “Je n’ai plus besoin d’être une star”

World Wide Funk, le nouvel album de Bootsy Collins, paraît au lendemain d’une longue tournée et d’une importante intervention chirurgicale. How’s Bootsy doin’ ? Réponses du légendaire bassiste P-Funk reconverti en découvreur de talents.

★★★★★★

Funk★U : Comment va Bootsy ?
Bootsy Collins : Bootsy va très bien. L’album est terminé et c’est toujours une source de stress car malheureusement, il n’y a pas que la musique qui intervient dans ce genre de projet. J’adore enregistrer des albums, mais j’ai beaucoup tourné ces dernières années et j’en ai subi le contrecoup. J’ai été sur la route pendant quatre ou cinq ans sans m’arrêter et j’ai tout de suite enchaîné avec l’enregistrement de World Wide Funk, qui a été un sacré réveil pour moi.

Dans World Wide Funk, vous prolongez le mode opératoire de vos derniers albums en essayant de contenter à la fois les fans de P-Funk et un public plus jeune.
Oui, tout à fait. Il y a d’un côté les funkateers et de l’autre ceux qui ne le sont pas encore. En réalité, ils le sont déjà, mais ils ne savent pas encore (rires) ! Pour moi, c’est ça le vrai challenge. Bien sûr, je pourrais enregistrer un album comment on le faisait à l’époque, mais ce n’est plus tellement un défi pour moi. Mon but, c’est de rassembler l’analogue avec le digital, le P-Funk avec le hip-hop et la musique électronique. Mon autre but, c’est d’impliquer de nouvelles personnes dans mon projet, et surtout des jeunes musiciens. C’est ce qui m’inspire et me fait progresser.

Parlez-nous de ces jeunes musiciens présents sur World Wide Funk.
Bootsy 2017Il y a beaucoup d’artistes locaux originaires de Cincinnati sur cet album : les chanteurs X-Zact, Kali Uchis, Tyshawn Colquitt,  BlvckSeeds et le bassiste Alissia Benveniste que j’ai découvert en ligne. Tous ces musiciens ne bénéficient malheureusement pas d’une réelle exposition. Aujourd’hui, tout passe par les réseaux sociaux. Pour nous, c’était différent, car il fallait d’abord qu’on joue dans les clubs et tourner sans arrêt avant d’avoir une chance de passer à la radio. Il fallait aussi qu’on soit présents physiquement. Aujourd’hui, tout est complètement différent et j’ai la chance de posséder une plate-forme pour exposer ces nouveaux talents. Je n’ai plus besoin d’être une star ou d’avoir envie de le devenir. Quand j’étais adolescent, les vrais stars étaient les musiciens qui jouaient au coin de la rue, pas ceux qui enregistraient des albums. Aujourd’hui, j’utilise cette plate-forme pour passer le flambeau et je m’éclate on faisant ça.

Iggy Pop récite un texte en introduction de l’album. Comment avez-vous eu cette idée ?
Je connais Iggy depuis les années 1990, à l’époque où on faisait des festivals avec Dee-Lite. Récemment, j’ai enregistré une reprise de « Purple Haze » avec lui et sur laquelle je joue de la basse. J’étais en train d’enregistrer World Wide Funk en même temps et j’ai eu l’idée de lui proposer un échange en l’invitant sur mon disque. Le problème c’est que je ne savais pas ce que j’allais lui demander, mais Iggy m’a envoyé ce spoken-word génial qu’on a placé au début du disque. Il s’agit juste d’un extrait, son texte était beaucoup plus long à l’origine…

« Bass-Rigged-System » avec Victor Wooten et Stanley Clarke est incontestablement le sommet funky de l’album.
Yeah, the bass-player special (rires) ! Pour ce titre, j’ai commencé par enregistrer un instrumental avant de l’envoyer à Stanley et Victor. J’aurais adoré ajouter d’autres bassistes sur ce titre, mais pouvoir jammer avec Stanley et Victor, c’est déjà énorme ! Il y a aussi Manou Gallo, une bassiste d’origine ouest-africaine, sur ce morceau. Elle est extrêmement douée et je suis en train de travailler sur son propre disque.

Bootsy Bernie

Bootdy et Bernie Worrell (1995)

World Wide Funk comprend également « A Salute To Bernie », un hommage à votre partenaire de longue date Bernie Worrell, disparu l’an dernier.
« A Salute To Bernie » a été enregistré il y a plusieurs années, vers 2011 ou 2012. Bernie avait toujours son clavier installé dans le Bootzilla Re-Hab Studio et on a enregistré beaucoup de titres qui ne sont jamais sortis. Lorsque Bernie est décédé, je suis retourné vers ces morceaux car il fallait qu’il soit présent sur ce disque. J’ai retrouvé un titre où Bernie est pratiquement seul aux claviers et j’ai juste eu à ajouter une partie de basse et ma voix pour le terminer…

Beaucoup de grands artistes soul/funk ont disparu ces dernières années. Avec George Clinton, vous faites partie des légendes du funk encore actives. Pourquoi ne pas collaborer ensemble à nouveau ?
Pour pouvoir le faire, il faudrait que toutes les conditions soient réunies. Refaire le truc comme à l’époque, c’est bien, mais essayer de le faire encore mieux serait plus juste. Chaque fois que les Rolling Stones se réunissent, ça  donne un truc énorme et ils se donnent les moyens de faire un grand show pour le plus grand plaisir des fans. C’est ce qu’il faudrait faire, car on aurait besoin d’un plus grand Mothership (rires) ! Ça serait super, mais c’est surtout une question de budget pour que tout le monde soit payé correctement et qu’il n’y ait pas d’embrouilles à l’arrivée. Ça ne s’est jamais passé, car ces choses sont toujours compliquées. Et pourquoi rejouer les mêmes titres ? Jimi Hendrix en avait marre aussi de jouer toujours ses vieilles chansons sur scène car les gens ne voulaient pas entendre ses nouveaux titres. Le seul moyen de sortir de ça, c’est de faire ce que je fais en ce moment.

Vous avez annulé un concert à Paris l’été dernier. Aura-ton la chance vous revoir sur scène prochainement ?
Je ne suis pas en mesure de partir en tournée actuellement. Je suis en train de récupérer de mon opération chirurgicale et j’ai encore du mal à conserver mon équilibre car je n’ai pas encore tout à fait retrouvé mon oreille interne. À cause de ce problème d’oreille interne, je ne suis pas autorisé à prendre l’avion pour des questions de décompression. On m’a conseillé d’attendre jusqu’à l’année prochaine, mais une fois que j’aurai récupéré mon équilibre, je serai prêt à remonter sur scène. J’espère pouvoir revenir vous voir bientôt pour vous donner une nouvelle dose de P-Funk. Je sais que vous en avez envie, et vous savez que j’ai envie de vous la donner. Keep that funk alive, baby. We will be there funkin’ in your ass and dig in your earhole. WIND ME UP ! HIT ME !

Propos recueillis par Christophe Geudin. Remerciements à Olivier Garnier et Adrien Kras.

Bootsy Collins World Wide Funk (Mascot Records). Disponible le 27 octobre en CD, double-vinyle et version digitale.




Bernie Woo

Isaac Hayes, Otis Redding et Bernie Worrell en vinyle pour le Black Friday 2017

Le 24 novembre, la nouvelle édition du Black Friday, une fête commerciale d’Outre-Atlantique, présentera une sélection de vinyles rares et inédits distribués dans les enseignes indépendantes.

Cette année, Isaac Hayes, Otis Redding et Bernie Worrell, mais aussi Bernard Purdie et Aretha Franklin seront à l’honneur avec les rééditions suivantes :

  • Isaac Hayes The Spirit of Memphis 1962-1976 (double-LP limité à 2500 exemplaires)
  • Otis Redding Live in Europe (LP limité à 3250 exemplaires)
  • Bernie Worrell All The Woo In The World (LP limité à 4000 exemplaires)
  • Aretha Franklin With The Royal Philharmonic Orchestra  : 45-tours “Respect” / “Until You Come Back To Me (That’s What I’m Gonna Do)” limité à 3700 exemplaires.
  • Bernard Purdie Cool Down (LP limité à 1000 exemplaires)

(Sélection complète)



Randy Crawford une 2

Randy Crawford “Naked and True” en version Deluxe le 4 août

En 1995, Randy Crawford, l’inoubliable interprète de “Street Life” avec les Crusaders et de “You Might Need Somebody” effectuait son grand comeback avec Naked and True.

Produit par Ralf Droesemeyer et comprenant les participations de Fred Wesley, Bootsy Collins, Bernie Worrell et de Femi Fem des Young Disciples, Naked and True aligne une série de reprises de choix, dont “Forget Me Nots” de Patrice Rushen, “Joy Inside My Tears” de Stevie Wonder, “Cajun Moon” de J.J. Cale, “Purple Rain” de Prince et “Give Me The Night” de George Benson.

Le 4 août, Big Break Records proposera via Cherry Red Naked and True : Expanded Edition, une version 2-CDs deluxe de l’album de Randy Crawford augmentée d’un disque de 14 remixes (tracklisting ci-dessous). Cette nouvelle édition sera accompagnée d’un livret de 16 pages incluant un entretien avec Randy Crawford et Ralf Droesemeyer. Informations

Tracklisting

CD1

1. Cajun Moon
2. Give Me the Night
RANDY-CRAWFORD
3. The Glow of Love
4. Purple Rain
5. Forget Me Nots
6. I’ll Be Around
7. Joy Inside My Tears
8. Come Into My Life
9. What a Diff’rence a Day Makes
10. Holding Back the Years
11. All the Kings Horses
12. The Glow of Love (instrumental version)

CD 2 :
Groove Attack Remixes

1. Give Me the Night (chill night mix)
2. Cajun Moon (trip mix)
3. Forget Me Nots (Delaney’s mix)
4. I’ll Be Around (surprise mix)
5. Give Me the Night (Mousse T’s old skool mix)
6. Cajun Moon (cajun-trip-club-version)
7. Forget Me Nots (Femi Fem rotation mix)
8. I’ll Be Around (extended club version)
9. Give Me the Night (Mousse T’s classic club mix)
10. Cajun Moon (bluemoon mix)
11. Forget Me Nots (radio mix)
12. Give Me the Night (radio mix)
13. Cajun Moon (cajun-trip-radio-mix)


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George Clinton : “le monde est un peu moins funky sans Bernie”

Bernie Worrell, le magicien des claviers de Parliament-Funkadelic, s’est éteint vendredi matin à l’âge de 72 ans. Son ami George Clinton a tenu à lui rendre hommage. “C’est une énorme perte. Le monde de la musique ne sera plus jamais le même.” déclare la légende du funk dans un communiqué envoyé au magazine Billboard.

“L’influence et la contribution de Bernie — Non seulement pour le Funk mais aussi pour le Rock et le Hip-Hop — ne seront jamais oubliées. Bernie était un ami proche et personnel… C’est un moment de tristesse pour moi. Le P- Funk est en deuil de cette perte avec sa famille et ses fans.”

“Le monde est un peu plus sombre et un peu moins funky sans Bernie”.

Ces propos ont été immédiatement contredits sur la page Facebook de Bernie Worrell tenue, entre autres, par son épouse Judie :

“Premièrement George, Bernie était un ami proche de TON point de vue. Tu ne l’a jamais été pour Bernie. Les amis ne mentent pas et ne se volent pas entre eux. Quand il t’a appelé en janvier pour te dire qu’il aimerait bien UN PEU DE L’ARGENT QUE TU LUI AVAIS VOLÉ pour l’aider à soigner son cancer, tu ne l’as jamais rappelé (…) Je n’ai pas de temps à perdre au sujet de tes mensonges et de tes délires. Une fois que tu auras lu la troisième version du livre “WOOniversal Truths” de Bernie & Judie Worrell, j’en aurai fini avec toi. TU Pourras changer d’avis et décider qui a vraiment menti. Devine qui détient les documents de banqueroute que tu déclares être fictifs ? Pourquoi je les ai ? Parce que Bernie et moi avons poursuivi George en justice pour obtenir a somme qu’il devait à Bernie. La seule chose que moi et Bernie nous demandons est la suivante : n’achetez plus rien de George Clinton  (CDs/DVDs etc.) car PERSONNE N’EST PAYÉ À PART GEORGE !!!!! George, dis-moi que j’ai tort : montre-nous les sommes que tu as versé à Bernie et les autres au fil des ans. Comme tu n’en n’as pas la possibilité, va-t-en, car comme je te l’ai déjà dit : le Karma est une salope et elle va venir te rendre visite.”

Bernie Worrell a marqué de son empreinte le monde de la musique avec ses claviers futuristes et novateurs. On lui doit notamment les arrangements de « Flash Light », « Mothership Connection (Star Child ) » ou encore « Aquaboogie ». Des classiques à (re)découvrir ci-dessous.


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Disparition de Bernie Worrell à l’âge de 72 ans

Le Mozart du funk, le Stravinski du Moog, le Wizard of Woo nous a quitté. Bernie Worrell, le génial sorcier des claviers du P-Funk (et bien plus encore) est décédé des suites d’un cancer du poumon à l’âge de 72 ans.

Né en 1944 à Long Branch (New Jersey) avec l’oreille absolue, Bernie Worrell a été séduit très jeune par les stations radio de rhythm’n’blues. « Dès que ma mère s’absentait de la maison, je me mettais au piano et j’accompagnais les morceaux de Ray Charles », racontait ce dernier à Funk★U en 2013. « Peu de temps après, j’ai vu les Beatles au Ed Sullivan Show, et j’ai tout de suite adoré. J’ai aussi compris qu’ils mélangeaient plusieurs types de musiques, et c’est ce que j’ai eu envie de faire immédiatement. »

À la fin des années 1960, Bernie Worrell, encore lycéen, tourne aux claviers derrière Maxine Brown et croise le chemin de George Clinton dans son salon de coiffure de Plainfield, dans le New Jersey. Un coup de fil du parrain du P-Funk studios voit rapidement rejoindre le studio United Sounds de Detroit, le quartier général de la Parliamentfunkadelicthang, où Bernie participe au premier album de Funkadelic paru en 1969. Mélange de virtuosité classique, de groove insondable et de folie harmonique, son empreinte marquera d’une manière indélébile les plus grands enregistrements de Parliament/Funkadelic. Les basses synthétiques révolutionnaires de « One Nation Under a Groove », « Aquaboogie », « Chocolate City » et « Flash Light » anticipent le Minneapolis Sound et donneront au P-Funk ses hymnes les plus fédérateurs.

En 1978, Bernie Worrell, encouragé par George Clinton, enregistre son premier album solo All The Woo in the World. « Je l’ai fait et un jour, on m’a montré la pochette et c’est seulement là que j’ai compris que je venais de sortir mon premier album solo (rires) », nous racontait le Woo Warrior en 2005. Cette expérience est suivie par de nombreuses collaborations multigenres, des Talking Heads (« Je ne savais même pas qui ils étaient ! ») à Keith Richards, Yoko Ono et Marisa Monte en passant le projet Praxis ourdi par Bill Laswell.

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Bernie Worrell à Paris en 2013

Dans les années 1990 et 2000, Bernie Worrell se produisait occasionnellement avec les P. Funk All-Stars et le Bootsy’s Rubber Band. Une de ses dernières apparitions françaises avait eu lieu en 2013 à Villejuif, dans le cadre d’un hommage à Pink Floyd rendu au festival Sons d’hiver.

Bernie Worrell continuait également d’enregistrer. Retrospectives, une de ses dernières productions proposait un passage en revue instrumental de ses classiques P-Funk. Malgré la déclaration d’un cancer généralisé du poumon en janvier dernier, le sorcier des claviers tournait encore. Il venait de donner une série de concerts au printemps et était apparu une ultime fois aux côtés de George Clinton dans l’émission Late Night With Stephen Colbert, en avril 2016.

RIP, Bernie Worrell.

Bernie Pink Floyd

 

 


Bernie-Worrell

Vidéo : George Clinton, Bootsy Collins & Bernie Worrell “Flash Light” (Late Night With Stephen Colbert)

A quelques heures d’un grand concert de charité organisé pour Bernie Worrell (atteint d’un cancer des poumons) à New York lundi soir, George ClintonBootsy Collins (à la batterie!), Parliament-Funkadelic et la légende des claviers p-funk se sont retrouvés sur le plateau de Stephen Colbert pour reprendre le tube qu’ils ont composé ensemble « Flash Light ». Une réunion festive à revoir dans la vidéo ci-dessus.

Les internautes qui souhaitent aider Bernie dans son combat contre le cancer peuvent faire un don sur le site  sweet relief.


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Video : The Meters feat. Bernie Worrell “Mothership Connection”

Malgré la maladie, Bernie Worrell continue d’enregistrer en studio et se produit toujours sur scène. Le 15 janvier, le génial claviériste de Parliament-Funkadelic a rejoint The Meters Experience de Leo Nocentelli lors d’un show à Mill Valley, en Californie.

Découvrez ci-dessus leur reprise de “Mothership Connection”, le classique de Parliament grâce au site Jambase.

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Bernie Worrell et Leo Nocentelli (Photo : Sterling Munksgard)

 


Bernie 2

“Bernie Worrell : Retrospectives” en financement participatif

Bernie Worrell, le légendaire magicien des claviers P-Funk et participant à d’innombrables sessions d’enregistrement (des Talking Heads à Praxis en passant par Fela, Mos Def et Keith Richards), a révélé en fin de semaine qu’il était atteint d’un cancer des poumons. Âgé de 71 ans, le leader des Woo Warriors ne se retire pas des studios pour autant en proposant aux internautes de contribuer à la sortie de Retrospectives, un album composé, entre autres, de reprises instrumentales des grands classiques de Parliament-Funkadelic, dont “Flashlight”, “Aquaboogie” et “You Hit The Nail On the Head”, extrait du cultissime American Eats Its Youngs de Funkadelic paru en 1972 (vidéo ci-dessous).

Une liste de contreparties disponibles entre 10 et 250 $ -pour un album dédicacé et un pass backstage- est disponible dès maintenant sur la plateforme de financement participatif INDIEGOGO.

(Photo d’ouverture : Noé Termine)


Clinton autobio

George Clinton “Brothas Be, Yo Like George”

Qu’apprend-on après avoir refermé les 385 pages de Brothas Be, Yo Like George, Ain’t That Funkin’ Kinda Hard On You ?, l’autobiographie de George Clinton basée sur des entretiens réalisés par Ben Greenman. On savait déjà que le MC en chef de Parliament/Funkadelic était un conteur hors-pair, et ces mémoires faisant preuve d’une étonnante précision mémorielle confirment le retour à la grande forme du Dr. Funkenstein. « Clean » depuis 2010, George Clinton raconte une vie proche de la structure idéalisée d’un biopic, du difficile apprentissage de jeunesse à l’âge d’or des années 1970, puis la descente aux enfers (narcotique et juridique) avant la rédemption tardive. Épicentre de l’ouvrage, les années P-Funk privilégient la description des concepts épiques de chaque album de Parliament et Funkadelic aux détails d’enregistrements et aux bacchanales de tournées qui, selon témoins, n’avaient rien à envier aux campagnes de destruction massive des rockers seventies. Bootsy Collins et Bernie Worrell sont les seconds rôles principaux d’une saga délirante émaillée d’anecdotes sidérantes, de la rencontre fortuite de zombies sur le tournage de La nuit des morts vivants en passant par l’incroyable épisode du guitariste anonyme de « Get Off Your Ass and Jam ».

Sly Stone, l’autre acolyte de Brothas Be, Yo Like George…, occupe également une grande place dans un récit dont le dernier tiers décrit (parfois longuement) les déboires juridiques de George Clinton victime des bad guys Armen Boladian et Nene Montes, dépositaires illégaux d’enregistrements historiques produits pour Westbound, Warner Bros. et Capitol. Malgré quelques réserves, Brothas Be, Yo Like George, Ain’t That Funkin’ Kinda Hard On You ? constitue une lecture passionnante mais malheureusement réservée aux anglicistes, la chose ayant peu de chance d’être traduite un jour dans la langue de Molière.

Jacques Trémolin

George Clinton Brothas Be, Yo Like George, Ain’t That Funkin’ Kinda Hard On You ? **** (Atria Books)

Clinton autobio


George Clinton Ibiza

Vidéo : George Clinton, Nile Rodgers, Bernie Worrell & Nona Hendryx jamment à Ibiza

Clinton + RodgersLa semaine passée, l’International Music Summit, événement annuel organisé à Ibiza, a accueilli un impressionnant aréopage de légendes du funk, de la soul et du disco. À l’issue du dîner réunissant les artistes, George Clinton, Nile Rodgers, Bernie Worrell & Nona Hendryx se sont retrouvés sur scène pour improviser une jam basée autour de “Tear the Roof Off the Sucker (Give Up the Funk)”, “Up for the Down Stroke”. Découvrez ci-dessus vidéo (de qualité moyenn)e dans laquelle on aperçoit également Simon Lebon (Duran Duran) et divers membres de Chic et Parliament/Funkadelic.

L’International Music Summit a également donné l’occasion à George Clinton de dévoiler ses plans futurs. Dans un entretien accordé à The Independent, le Dr. Funkenstein a évoqué First You Gotta Shake the Gate, un nouvel album de 33 titres, dont cinq en compagnie de Sly Stone. Le rappeur Del the Funky Homosapien et les producteurs Soul Clap figurent également au casting d’un nouvel album à paraître cet automne, en même temps que son autobiographie et la diffusion dun show de télé-réalité mettant en scène George Clinton et ses petits enfants !

 


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