Shaolin Motown

Shaolin Soul Plays Motown en décembre

À l’occasion du 60ème anniversaire de la création du légendaire label Motown, la collection Shaolin Soul s’enrichit d’un nouveau volume entièrement consacré au catalogue de l’enseigne de Berry Gordy.

À nouveau compilée par Uncle O, la sélection de Shaolin Soul Plays Motown aligne 21 “deep tracks” signées (entre autres) Michael Jackson, Eddy Kendricks, Willie Hutch, The Undisputed Truth, The Temptations, Marvin Gaye et Syreeta – tracklisting complet ci-dessous.

Shaolin Soul Plays Motown sera disponible le 6 décembre en éditions double-vinyle et CD (distribution Because Music).

Tracklisting

1. Switch « A Brighter Tomorrow  (Interlude)»
2. The Dynamic Superiors « If I Could Meet You »
3. Eddie Kendricks « My People… Hold On »
Shaolin Plays Motown4. Smokey Robinson & The Miracles « Who’s Gonna Take The Blame »
5. Willie Hutch « Sunshine Lady »
6. The Undisputed Truth « Walk On By »
7. The Temptations « Gonna Keep On Tryin’ Till I Win Your Love »
8. Diana Ross « Friend To Friend »
9. Michael Masser « My Hero Is A Gun »
10. Michael Jackson « People Make The World Go Round »
11. Yvonne Fair « It Should Have Been Me »
12. The Sisters Love « Give Me Your Love »
13. High Inergy « You Can’t Turn Me Off (In The Middle Of Turning Me On) »
14. Syreeta « I Love Every Little Thing About You »
15. Marvin Gaye « God Is Love » (Single Version)
16. Four Tops « Still Water (Love) »
17. Valerie Simpson « Silly Wasn’t I »
18. Gladys Knight & The Pips « And This Is Love »
19. Rose Banks « Darling Baby »
20. The Marvelettes « After All »
21. Smokey Robinson « Baby Come Close »


Shaolin box une

La totale Shaolin Soul en CD

Disponible depuis le 21 septembre, le quatrième volume de la série culte Shaolin Soul propose 22 nouvelles sélections parmi le meilleur de la soul millésimée avec des titres méconnus d’Al Green, Esther Phillips, Betty Wright, Eddie Kendricks, Faze-O, Brenton Wood et Ernie Hines.

Avis aux amateurs de CDs ! Afin de compléter votre collection, un coffret 3-CDs digipack publié par le label Because Music regroupe les trois premiers volets de la collection dans un seul volume. Visuel et tracklisting complet ci-dessous.

Shaolin Soul Episodes 1+2+3

Épisode 1

1. Ann Peebles – Troubles, Heartaches & Sadness
2. O.V. Wright – Let’s Straighten It Out
3. The Charmels – As Long As I Got You
4. David Porter – I’m Afraid The Masquerade Is Over
5. Willie Mitchell – Groovin’
6. Al Green – You Ought To Be With Me
7. Marvin Gaye & Tammi Terrell – You’re All I Need To Get By
8. The Emotions – If You Think It (You May As Well Do It)
9. Bob James – Nautilus Shaolin-Soul-Volumes-1-2-3
10. Al Green – Gotta Find A New World
11. Syl Johnson – Don’t Do It
12. Donny Hathaway – Little Ghetto Boy (Live)
13. Syl Johnson – Could I Be Falling In Love
14. Wendy Rene – After Laughter (Comes Tears)
15. Lyn Collins – Ain’t No Sunshine
16. Syl Johnson – Is It Because I’m Black
17. The Dramatics – In The Rain
18. Gladys Knight And The Pips – The Way We Were
19. O.V. Wright – Motherless Child
20. Booker T & The MG’s – Children Don’t Get Weary
21. Barry White – Mellow Mood (Part 1)

Épisode 2

1. Syl Johnson – I Hear The Love Chimes
2. Ann Peebles – I’m Gonna Tear Your Playhouse Down
3. Baby Huey – Hard Times
4. The Emotions – I Like It
5. Black Ivory – I Keep Asking You Questions
6. New Birth – Honey Bee
7. The Jackson 5 – Maybe Tomorrow
8. Syl Johnson – I Hate I Walked Away
9. Al Green – Something
10. Eddie Holman – It’s Over
11. Montana – Warp Factor II (Edit)
12. Detroit Emeralds – You’re Getting Too Smart
13. Labi Siffre – I Got The (Blues)
14. Southside Movement – I’ve Been Watching You
15. The Sweet Inspirations – Why Marry
16. The Mad Lads – Gone, The Promises Of Yesterday
17. George Jackson – Aretha, Sing One For Me
18. Teddy Pendergrass – Come Go With Me
19. Syl Johnson – That’s Just My Luck
20. Al Green – Simply Beautiful

Épisode 3

1. The Jimmy Castor Bunch – Creation (Epilogue)
2. Ann Peebles – The Handwriting Is On The Wall
3. The Dramatics – Tune Up
4. Sidney Joe Qualls – How Can You Say Goodbye
5. Jackie Moore – If
6. The Supremes – It’s Time To Break Down
7. Judy Clay – It Ain’t Long Enough
8. Barbara & The Browns – In My Heart
9. Willie Mitchell – Mercy, Mercy, Mercy
10. Joe Tex – I’ll Never Do You Wrong
11. The Sweet Inspirations – You Roam When You Don’t Get It At Home
12. Bobby Bland – Ain’t No Love In The Heart Of The City
13. B.B. King – Chains And Things
14. Rufus Thomas – The Breakdown (Part II)
15. Freddie Waters – Groovin’ On My Baby’s Love
16. David Porter – Hang On Sloopy
17. Dionne Warwick – You’re Gonna Need Me
18. Ann Sexton – I’m His Wife (You’re Just A Friend)
19. The Rimshots – Takin’ It
20. The Persuasions – Gypsy Woman


Cerrone ©Sarah-Bastin-Red-Bull-Music-Academy1

Cerrone : “Mes racines, c’est la musique africaine”

En pleine promotion de son nouvel EP Afro, destiné à nous faire patienter avant un prochain album à paraître cet été, Cerrone reçoit Funk★U pour évoquer ses rencontres avec Nile Rodgers, Larry Dunn, Claude Nobs et Quincy Jones. Entretien exclusif avec le Parrain de la French Touch.

★★★★★★★★★

FunkU : Avant d’entamer votre carrière, vous vous destiniez au métier de coiffeur pour le cinéma. Finalement vous avez plus composé de bandes originales que coiffé d’acteurs. Comment êtes-vous entré dans le monde de la musique ?

Cerrone : J’avais des parents qui avaient les pieds sur terre. J’ai commencé la musique à l’âge de 12 ans, j’ai eu plein de groupes jusqu’à l’âge de 16 ans. Mais pour mon père, la musique, ce n’était pas un métier. Alors pour l’emmerder j’ai choisi une école de coiffure pour le cinéma assez chère. Je pensais qu’il allait me dire non et il a dit oui ! Il voulait que j’aie mon salon, mais moi je ne voulais pas. On s’est engueulés, j’ai cassé la vitre de chez moi et j’ai fugué.  Après ça, j’ai cherché des copines plus âgées qui avaient leurs piaules pour ne pas finir à la rue. J’ai rencontré une fille qui travaillait au Club Med. Grâce à elle, j’ai rencontré Gilbert Trigano et je lui ai proposé mon idée de jouer de la musique live dans les Club Med. C’était pas compliqué : « Tu fais répéter dix batteurs, dix bassistes, dix claviers, guitaristes etc. sur un répertoire… tu les envoie dans les clubs et l’affaire est réglée ». Il a adoré l’idée. A la base, c’était surtout pour suivre ma copine dans les clubs (rires). Quelques semaines après, je deviens directeur artistique du Club Med pendant un an et demi, ce qui m’a permis de vivre ma fugue. J’ai quitté le Club Med avant l’été 1972, car j’avais l’impression que j’allais devenir G.O !

Au cours de l’été 1972, vous rencontrez Eddie Barclay. A-t-il changé votre vie ?

Cet été-là, je suis descendu à Saint Tropez avec ma batterie pour faire la manche devant le Gorille et le Sénéquier. On gagnait bien notre vie !  Eddie Barclay est venu trois soirs de suite, il a mis un papier dans le chapeau avec un mot dessus : « Retrouve-moi à la fin de ton set ». Il m’a demandé si j’avais un groupe, je lui ai répondu que j’avais monté Congas. Les gars sont descendus et on a fait le Papagayo, qui était le gros club de Saint Trop’ à l’époque.  On a fait une audition au début du mois d’août, ensuite on a joué tous les soirs. Fin août, on a signé le contrat, avec un premier single trois semaines plus tard. Depuis, je n’ai plus jamais arrêté.

Quelles ont été vos principales influences soul et funk ? Avec quels artistes de ces courants avez-vous entretenu les plus belles relations ?

Mes influences de l’époque c’était Santana, Hendrix, toute cette scène rock, avec ce côté spectacle et groove aussi. Et puis après, la vie m’a donné la chance de faire une carrière d’abord aux Etats-Unis, de rencontrer Earth Wind And Fire, Nile RodgersLarry Dunn, Nile, ce sont des potes. J’ai fait Congas quatre ans. Barclay nous poussait à faire de la pop à la Martin Circus. Moi, c’était vraiment de l’afro-funk, de l’afrobeat. Je n’avais pas fait tout ça pour finir dans le populaire. J’ai arrêté, mais au bout d’un an, j’ai repris et j’ai produit Love In C Minor qui n’était pas fait pour passer en radio. Seize minutes de long, avec un côté lancinant… J’ai eu la chance de signer avec Ahmet Ertegun chez Atlantic à New York. J’étais le seul blanc du sous label Cotillion, j’avais l’impression d’être un intrus ! Ils m’ont fait faire plein de télé comme American Bandstand, Soul Train… J’avais mes trois-quatre ans de bagage avec Congas, donc je savais comment séduire les gens sur scène. C’est ça qui a fait que les Nile Rodgers et Earth Wind And Fire sont venus partager la scène avec moi, ce ne sont pas les millions de ventes de disques ! Soul Train, ce n’était pas comme un plateau de télé classique, là, tu avais tout le monde autour. En plus, j’étais arrivé avec « Lost in Paradise » et « Love in C Minor », des titres ultra-sexy. Du coup, ils m’avaient mis des nanas avec des shorts ultra courts… J’ai vécu deux grosses années de promo sans m’en rendre compte, en apprenant mon métier. C’était une belle base pour mes futures scènes européennes.

Vous aviez été précurseur de la musique électronique en France, au même titre que Jean-Michel Jarre. Pourquoi pensez-vous que votre musique a séduit la scène internationale ?

Celle-ci on, me l’avait jamais posée !  Enfin si, mais à l’envers. Je ne me suis jamais considéré comme un profond artiste ou musicien français. Mes racines, c’est la musique africaine ! J’ai fait des disques pour faire de la promo, avoir du contenu. Je pense que c’est ma façon de faire du live qui l’a séduite, et puis notre volonté extrême de s’exporter.

Vous avez aussi été précurseur du disco en France.  Et aussi le premier groupe français à signer sur Buddah Records aux Etats-Unis.

Avec Congas, on a été les premiers à signer un contrat à l’étranger. Dès le départ, on ne parlait de que de nous car nous nous exportions avec succès.

C’est quoi le son Cerrone ?

Rythmique, Festif, Sensuel. Pas sexy, ce n’est pas la même chose.

Aujourd’hui, vous sortez l’EP Afro, avec notamment une appropriation du « Soul Makossa » de Manu Dibango et également un titre avec Tony Allen. Comment s’est créée cette collaboration ?

Michel Duval de Because Music m’a parlé d’afrobeat et d’un duo avec Tony Allen. Ils ont loué un studio, avec deux batteries et on a fait un truc à deux, j’ai composé par-dessus. Avec Manu Dibango, on s’était rencontré à l’époque de Congas. Il sortait Soul Makossa quelques mois avant et commençait à cartonner aux Etats-Unis. Le manager de Manu est venu me voir car ils avaient pour projet de faire un album pour célébrer la carrière de Manu. En parlant, je lui demande s’il avait toujours les pistes séparées de « Soul Makossa ». Il m’a envoyé ça quelques jours après, il est venu écouter et a adoré. J’ai signé avec Emmanuel De Buretel dans la foulée. Tous les featurings que j’ai sur l’album (sortie cet été ou septembre !) sont vraiment cool. J’ai des titres avec Disclosure, Aloe Blacc et Nile Rodgers. C’est un album joué live, il y a du lourd ! Pour tous ceux qui aiment l’afrobeat funky, ils vont être servis et j’espère qu’ils vont être contents !

Nous avons assisté à un retour du funk dans les charts, notamment avec Daft Punk et plus récemment avec Mark Ronson et Bruno Mars. Croyez-vous à un retour similaire de l’Afrobeat ?

Je pense qu’il n’est jamais parti. Il est plus ou moins populaire par rapport aux artistes du moment qui se l’approprient. C’est comme le disco ! On l’a appelé groove, garage, house mais au final, même si les moyens de produire ont évolué, la base est la même.

Quelle est la différence fondamentale entre le funk et le disco ?

Le funk, c’est beaucoup plus rythmique, plus volontaire dans l’approche, plus engagé aussi. Le funk vient aussi de l’afrobeat aussi, qui était déjà auto-influencé.  Le disco, c’est un peu plus happy.

Pensez-vous que Chic sont un peu les Beatles du Disco ?

Non. Chic c’est vraiment du pur disco new-yorkais, rien de pop pour moi. Les Beatles, ça part de la tête. C’est plus les Stones du Disco pour moi (rires). Chez Chic, ça part du cœur.

Vous avez participé à de nombreux gros évènements (le Live8 en 2005 en Ecosse, ou encore  votre concert à Versailles). Quel est votre prochain défi ?

Je n’ai jamais organisé ma vie à plus d’un an, un an et demi. J’adore ce genre d’événement irréalisable. On avait prévu un magnifique concert avec Nile Rodgers et Beth Ditto le 11 décembre dernier, pour la clôture de la Cop 21. Nous devions faire ça sous l’Arc de Triomphe. Tout était ok, les autorisations, les financements… Malheureusement, le concert a été annulé suite aux attentats du 13 novembre. Celui aurait été costaud, il devait y avoir des images de Yann-Arthus Bertrand projetées sur l’Arc de Triomphe, un vrai show qui devait s’appeler Supernature. On avait répété ce truc là… On parle de le refaire quand même. Mais tant que les risques d’attentats seront présents, non.

Vous avez participé au Montreux jazz festival en 2012. Cette année, il fête ses 50 ans. Avez-vous une affection particulière avec ce festival et en aviez-vous une pour Claude Nobs ?

J’avais rencontré Claude Nobs à l’époque de « Love in C Minor », il était le représentant du label WEA en Suisse.  On s’est perdus de vue pendant longtemps. Un jour, Nile Rodgers m’appelle en me demandant si je ne voulais pas faire Montreux. Moi, j’ai boudé, en lui disant qu’il demande à Claude Nobs de m’appeler s’il voulait me voir en Suisse. Un an avant sa mort, il m’a appelé et il m’a programmé. On est resté dans sa loge pendant heures heures à refaire le monde pendant que Nile Rodgers jouait. Ce concert à Montreux en 2012 était vraiment top. Il y a un gars qui m’a toujours laissé penser qu’en étant musicien, il était possible de faire une carrière solo sans forcément être un musicien de jazz : Quincy Jones. C’est un modèle. Son album Back on The Block avec tous les featurings m’a donné envie d’en faire un à mon tour.  On attaque le show de Montreux 2012 et je remarque un gars sur le côté qui s’assoit, prend son temps, un papy. C’était Quincy ! Hallucinant ! A la fin, Nile Rodgers me demande si je suis allé voir Quincy, je lui ai répondu que je n’osais pas, un peu comme un gamin devant son idole. Je suis allé le voir, il m’a serré contre lui et il m’a dit : « Ca doit faire 40 ans que j’entends parler de Cerrone… Ca y est, ce soir je sais ce que c’est, bravo ! ». Pour moi, c’était mieux qu’un disque d’or !

Propos recueillis par Jim Zelechowski

Cerrone Afro (EP Because). Disponible. Nouvel album à paraître en été 2016.


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Découvrez le Top 10 disco/funk de Breakbot

Sur la pochette de Still Waters, le nouvel album de Breakbot, on ne voit plus uniquement Thibault Berland, DJ-producteur et fondateur du projet, mais bien deux personnes avec la présence d’Irfane, croisé à l’époque de la conception du EP “Baby I’m Yours”, en 2010. Breakbot serait-il donc devenu un duo ? “Breakbot, ça a toujours un peu été la foire à la saucisse”, s’amuse Thibault Berland. “Sur le premier album, il y avait Irfane sur cinq morceaux et ce bon vieux Ruckazoïd sur trois titres. C’était déjà un projet un peu collectif. On m’avait vendu comme un DJ, seul car j’étais le point commun entre tous ces chanteurs. Sur Still Waters, il y a aussi d’autres interprètes : Yasmine et Sarah en plus d’Irfane. Breakbot a toujours été un projet ouvert, même si je suis le dénominateur commun.”

breakbotUne autre nouveauté vient s’ajouter au projet en 2016. Désormais, Breakbot, en live, jouera… live ! Irfane : “Sur la précédente tournée, nous avions un guitariste et un bassiste. Cette fois, il y a un batteur en plus. C’est moins synthétique et plus organique du coup”. ” On a essayé de trouver une formule qui garde l’esprit du DJ-set avec une cohérence sur l’ensemble du concert”, précise Thibault. “Des mises en places et des transitions dans l’esprit electro tout en ayant ce format live avec un full band qui intègre quelques séquences. Ça donne une vraie énergie en live. On aime ce côté hybride et on a hâte de présenter ces nouveaux titres en live !”.

“La sortie du single “2 Good For Me” a un peu refroidi les gens”, reconnaît Irfane en évoquant le premier extrait de Still Waters, paru le 5 février dernier. “Ils ont pensé qu’on allait sortir un truc R&B à la mode alors que les 3 titres qu’on avait sorti avant étaient totalement différents. On a essayé de faire un album avec du relief tout en gardant notre couleur.” “Mon approche de la musique est vraiment imagée. D’ailleurs, c’est un métier d’image”, poursuit Thibault. “J’ai des références sonores de la même manière que j’ai des références visuelles. Tout comme dans la photo, dans la musique, il y a des références très précises. Tu as des morceaux qui te feront penser, par exemple, à Los Angeles en 1973. J’aime bien penser la musique comme une image d’un moment et d’une émotion qui en est liée…”.

Propos recueillis par Jim Zelechowski

Breakbot Still Waters (Ed Banger/Because). Actuellement en tournée française.

Place au Top 10 disco/funk concocté par Breakbot  !

Stevie Wonder “All I Do” (1980)

 

Larry Graham & Graham Central Station ”Is It Love” (1978)

 

Geraldine Hunt “Heart Heart” (1981) :

 

D Train “Music” (1983)

 

Ray Parker Jr. ”Hot Stuff” (1979)


Change – This Is Your Time (1983)

 

Steve Arrington “Dancin’ in the Key of Life” (1985)

 

K.I.D “You Don’t Like My Music” (1981)

 

Billy Ocean “Nights (Feel Like Gettin’ Down)” (1981)

 

Sass “Much Too Much” (1982)


Bonus Track : Breakbot “Bedtime Stories (Mixtape 2013)”

Playlist en écoute ICI.


Prince Lotus Flower

Prince, Keziah Jones et Selah Sue réédités en vinyle

mPK8rein_DnTXkEhX-0ErDwÀ l’occasion du 10ème anniversaire du label Because Music, une sélection d’albums publiés par l’enseigne créée en 2015 feront l’objet de rééditions vinyles à partir du 2 octobre. Parmi ces références figurent les albums de Keziah Jones (Nigerian Wood, disponible pour la première fois en 33-tours), Selah Sue et le double LP Lotus Flow3r de Prince, qui n’était plus disponible depuis 2012. Celui-ci sera présenté avec le LP de MPLSound et le CD de l’album Lotus Flower paru en 2009.

On retrouvera également dans cette liste des LPs de Breakbot, DJ Mehdi et Sean Kuti (liste complète disponible prochainement).

Chaque LP sera disponible à 2000 exemplaires et comprendra un CD et un code de téléchargement MP3 de l’album.


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Cosmic Machine : Un voyage dans l’avant-garde cosmique et électronique française (70-80)

Le 14 octobre, Cosmic Machine : Un voyage dans l’avant-garde cosmique et électronique française (70-80) proposera une plongée passionnante dans l’electronica vintage made in France via une compilation regroupant 20 titres aussi pionniers qu’obscurs regroupés dans un artwork signé Druillet. La French Touch avant l’heure, d’étonnantes propositions electro-disco-funk (l’incroyable “Ombilic Contact” des Atomic Crocus”, “Shanti Dance Part 1 & 2″ par les Droids featuring Richard Lornac !) mais aussi une madeleine synthétique pour les nostalgiques du générique de Temps X (Didier Marouani, 1979) et de La planète sauvage (Alain Goraguer; 1973), le tout circonscrit par des pièces futuristes signées Serge Gainsbourg, François de Roubaix (“Survol”, emprunté à L’antarctique), Jean-Michel Jarre, les marseillais de Space (influence revendiquée de Daft Punk), Cerrone, Pierre Bachelet et… Patrick Juvet, capturé en plein trip ambiant sur la BO de Laura, les ombres de l’été !

Cosmic Machine : Un voyage dans l’avant-garde cosmique et électronique française (70-80) (Because Music). Disponible en CD, digital et vinyle replica le 14 octobre. EP-4 titres également disponible depuis le 2 septembre.

Tracklisting

  • 1.PATRICK JUVET – Le rêve
  • 2.DIDIER MAROUANI Temps X
  • 3.DROIDS Shanti Dance
  • 4.FRANCOIS DE ROUBAIX Survol
  • 5.SPACE Magic Fly
  • 6.UNIVERSAL ENERGY Disco Energy
  • 7.PIERRE BACHELET Motel show
  • 8.SPACE ART Love machine
  • 9.THE ATOMIC CROCUS ombilic contact
  • 10.JEAN MICHEL JARRE Black Bird
  • 11.BERNARD FEVRE This is to be
  • 12.CERRONE Generique debut
  • 13.FREDERIC MERCIER Spirit
  • 14.QUARTZ chaos
  • 15.RENE ROUSSEL caramel is
  • 16.GAINSBOURG le physique et le figuré
  • 17.DVWB Aqua
  • 18.GORAGUER le bracelet
  • 19.JEAN JACQUES PERREY eva
  • 20.ROCKET MEN Rocket man
  • remix #1 – BACHELET Motel show UNCLE O EDIT
  • remix#2 – FREDERIC MERCIER Spirit




Keziah+JonesVignette

Keziah Jones lève le voile sur son nouvel album Captain Rugged

Cinq ans après Nigerian Wood (produit par Karriem Riggins), Keziah Jones fera son grand retour en novembre prochain avec Captain Rugged, un album concept qui voit l’inventeur du blufunk se glisser dans la peau d’un super-héros ! Mais qui est donc ce Captain Rugged (Capitaine Fracasse) ? “C’est un personnage que j’ai en tête depuis un moment” explique le musicien dans les colonnes du Parisien. “Il était un peu présent déjà dans les albums Black Orpheus et African Space Craft. Cette fois, il sera le centre de l’album. Captain Rugged, c’est le super-héros qui se cache en chacun de nous. On le croise partout : dans les rues de Paris, de Londres. Il nettoie les rues au petit matin, il conduit le bus,  il fait la manche dans le métro, c’est un réfugié politique… Il fait le sale boulot. Il est tout ça à la fois… et  je veux montrer ce type aux Français et au reste du monde.”

A travers ce personnage, l’auteur de “Rhythm is Love” souhaite évoquer des thèmes qui lui sont chers : ” l’immigration, l’aliénation mais aussi les voyages dans l’espace, la magie, les super-pouvoirs, la sorcellerie africaine…  Aujourd’hui, avec ce personnage tout prend un sens, tous mes voyages à travers le monde ont une signification.  D’ailleurs, j’ai même plusieurs passeports : le belge, le nigérien. J’ai été un immigré dans tellement de pays différents et  je l’ai vécu à chaque fois de manière différentes. Ce Captain Rugged évoque tout ça à la fois.”

Ce nouvel album voit aussi le nigérian renouer avec les collaborateurs de “Black Orpheus” (2003) et “Blufunk” (1992), son premier album. “On a enregistré en France, à Londres et à New-York. Cet album sera afro-electro-rock-funk, encore un nouveau style pour moi ! Il y aura de l’afro-beat évidemment mais cette fois, ce sera aussi de l’afro-rock ! Mais quand je dis ça je ne suis pas en train de  dire que je vais faire du Phoenix ou du Daft Punk non plus (rires)”.

La sortie de Captain Rugged sera accompagnée d’une BD qui décrira Lagos, la capitale du Nigéria.  “ L’idée m’est venue avec mon ami Native Almagri (un célèbre graffeur, ndlr). Il m’a accompagné à Lagos et il a commencé à dessiner ce qu’il voyait. J’ai juste adoré et je me suis dit que ce serait  vraiment super d’en faire un roman qui serait complémentaire avec ma musique. Avec mon idée de super-héros,  on s’est dit que ce serait super d’en faire qu’un seul projet. Parce que pour moi, forcément ce Captain Rugged vivait dans ma ville, à Lagos. Et tout s’est complété.

A l’affiche du festival Jazz A Vienne le 29 juin aux côtés de Marcus Miller, Keziah Jones entamera une grande tournée française à la fin de l’année qui débutera le 23 novembre à Nîmes et passera par Paris (Le Bataclan) le 17 décembre.


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