Azymuth 2020

Audio : Azymuth feat. Ali Shaheed Muhammad & Adrian Younge “Sumaré”

Quatre ans après leur dernier album en date, le trio instrumental Azymuth est de retour avec une remise à jour de leur fusion jazz-funk-samba. Après le décès du clavier cofondateur du groupe José Roberto Bertrami en 2012, le bassiste Alex Malheiros et l’iconique batteur Ivan “Mamāo” Conti se sont affairés à recruter le samurai des synthés Kiko Continentinho au sein du trio pour poursuivre l’évolution de leur son, aujourd’hui dans sa cinquième décennie de révolution permanente de cette samba qu’ils aiment par-dessus tout.

En 2020, à l’occasion de la sortie de leur collaboration avec le duo Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammed pour le compte du label Jazz Is Dead, rejoignant ainsi Roy Ayers et Marcos Valle. Fruit de cette collaboration, Jazz Is Dead 004 sera disponible le 23 octobre. Découvrez son premier extrait “Sumaré” ci-dessous.

 


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Audio : Marcos Valle, Adrian Younge & Ali Shaheed Muhammad “Viajando Por Aí”

Après Roy Ayers, c’est au tour de Marcos Valle de rejoindre la collection Jazz Is Dead initiée par les producteurs Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad (A Tribe Called Quest).

Véritable touche-à-tout de la musique brésilienne, affairé depuis cinq décennies à marier le patrimoine bossa nova et samba national au psychédélisme, au funk, à la soul ou à l’électro, selon les époques, le compositeur et chanteur Marcos Valle est de retour sur Jazz Is Dead. Aux côtés du duo maison Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad, Valle propose la quintessence de ce que cet outsider carioca sait faire : plonger l’héritage musical des pionniers brésiliens dans un bain de jouvence jamais hors-sol, préparé avec application par le brillant duo de producteur de Jazz Is Dead.

Le nom de Marcos Valle n’est pas inconnu à Los Angeles. Durant la deuxième moitié des années 60, Valle y a enregistré son album solo Samba ‘68 tout en étant membre à part entière d’un tout jeune groupe à l’existence éphémère aux côtés de Sergio Mendes, juste avant que ce dernier ne confirme son deal avec A&M Records pour l’éminent Brasil ‘66. Dix ans plus tard, Marcos Valle retourne aux États-Unis pour y séjourner six ans, principalement à Los Angeles donc. Là-bas, il se lie d’amitié avec de nombreux musiciens originaires de Chicago et développe une relation de travail profonde avec l’aventureux Leon Ware. Aussi étrange que cela puisse paraître, aucun enregistrement ne documente cette période de vie. Son travail aux côtés d’Ali Shaheed Muhammad (A Tribe Called Quest) et Adrian Younge, dévoilé le 21 août prochain par le label Jazz Is Dead, est ainsi la toute première musique qu’il enregistre aux Etats-Unis en 50 ans.

Marcos Valle Jazz

Ali Shaheed Muhammad, Marcos Valle et Adrian Younge

A l’instar de leur rencontre avec les musiciens brésiliens rassemblés pour une série de concerts à Los Angeles, sobrement nommée Jazz Està Morto, en juin 2019, Ali et Adrian rencontrent pour la première fois Joao DonatoArthur Verocai et Marcos Valle, à Rio de Janeiro un peu plus tôt courant 2019. Un mois avant Jazz Està Morto et les sessions d’enregistrements de l’album qui suivront aux côtés de Valle, Ali et Adrian reçoivent de la musique du Brésilien : “Dès qu’on a reçu ses premières pistes, on s’est dit que Marcos était vraiment sérieux. Ça nous a totalement boosté. On lui avait envoyé quelques débuts d’idées et, en une poignée d’heures, il revient vers nous avec les voix déjà posées de manière impeccable, c’était vraiment magique”.

L’approche développée par Ali et Adrian est la même pour l’ensemble des sessions Jazz Is Dead : les deux producteurs se sont appliqués à creuser dans le back catalog de Marcos Valle afin d’y trouver une direction précise, de l’inspiration. Pourtant, contrairement à la plupart des artistes enregistrés pour Jazz Is Dead, Valle est toujours très actif en studio. Un album est sorti plus tôt cette année, Cinzento, mais celui pour Jazz Is Dead est différent des autres.

Si l’improvisation et la spontanéité sont des marqueurs forts du jazz de manière générale, l’album de Marcos Valle pour JID est sûrement l’un de ceux qui se rapprochent le plus de cette dynamique là. Marcos a réellement impressionné Ali par son professionnalisme et sa confiance en lui, dans ce nouvel environnement, avec un temps limité pour enregistrer les morceaux : “Marcos est tellement concentré, afin d’aboutir à l’enregistrement juste. Pour certains morceaux, il a littéralement écrit les paroles à la volée, avec ce qu’il se passait autour de lui en studio. C’est un musicien vraiment libre”.

La voix mélodieuse de Marcos Valle orne sept des huits morceaux de l’album, aux côtés de Patricia Alvi, sa femme, qui vient ajouter quelques textures de voix sur “Viajando Po Aí”, une bossa nova luxuriante, aux allures de Stereolab en portugais. Loren Oden, du groupe The Midnight Hour, accompagne aussi Marcos pour un duo vocal très quiet storm sur “Gotta Love Again”. Sur “Não Saia da Praça”, Valle développe une bossa nova plus anguleuse, qui sonne comme un morceau tiré d’un de ses chef-d’oeuvre du début des années 70, Garra. Les deux derniers morceaux font explicitement référence à la collaboration de Marcos avec un autre nom du roster Jazz Is Dead, le groupe Azymuth, via l’album Previsao do Tempo en 1973.

Le long de l’album, Marcos Valle s’illustre avec ce style de chant très mélodique et percussif (“wa-di-do-bem, ba di da we da bem”), une approche résolument brésilienne s’il en est. Marcos Valle et les sommités brésiliennes, rassemblées pour les sessions Jazz Is Dead dans leur ensemble, parviennent d’un disque à l’autre à créer chacun un sentiment très différent tout en utilisant la même palette musicale. “Il est intéressant de voir comment ces musiciens parviennent à utiliser à chaque fois les mêmes instruments, à écouter la même musique tout en obtenant cette saveur brésilienne différente que nous admirons tellement”, admet Adrian Younge. “Et entendre nos influences se mélanger aux leurs afin d’ouvrir la porte vers quelque chose de complètement nouveau, c’est un vrai rêve devenu réalité pour nous”.

Découvrez ci-dessous “Viajando Por Aí”. L’album Jazz Is Dead 003 sera disponible le 21 août.


Roy album ayers

Vidéo : Roy Ayers feat. Adrian Younge & Ali Shaheed Muhammad “African Sounds”

Le 19 juin, Roy Ayers effectuera son grand retour discographique avec un nouvel album studio accompagné par le producteur Adrian Younge et l’ex-membre d’A Tribe Called Quest Ali Shaheed Muhammad.

La genèse des 8 titres de Jazz Is Dead 002 remonte à une soirée de février 2018, lorsque Roy Ayers avait offert quatre prestations à guichets fermés à Los Angeles dans le cadre de la série de concerts Jazz Is Dead organisée à l’occasion du Black History Month. De cette rencontre entre le légendaire vibraphoniste et les désormais inséparables Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad est né cet album entièrement produit par le maestro californien au prestigieux CV (Jay-Z, Kendrick Lamar, Snoop Dogg, The Wu-Tang Clan…) et l’ex A Tribe Called Quest.

Sur ces huit compositions originales, écrites à six mains et enregistrées au studio Linear Labs de Younge à Los Angeles, l’alchimie opère : le résultat est un savant mélange entre la quintessence jazz fusion / néo-soul de la discographie d’Ayers (« Red, Black & Green », « We Live In Brooklyn, Baby », « Everybody Loves The Sunshine », « Running Away »…), et l’approche soul rétro-moderne et cinématographique que cultivent Adrian et Ali ces dernières années.

Après “Hey Lover” et “Synchronize Vibration” et “Gravity”, découvrez “African Sounds” le nouvel extrait au sous-texte ancré dans l’actualité de Jazz Is Dead 002.


2012.09.08 - Roy Ayers - Cabaret Sauvage - Paris - © Joachim Bertrand / Funk U

Audio : Roy Ayers, Adrian Younge & Ali Shaheed Muhammad “Gravity”

Le 19 juin, Roy Ayers effectuera son grand retour discographique avec un nouvel album studio accompagné par le producteur Adrian Younge et l’ex-membre d’A Tribe Called Quest Ali Shaheed Muhammad.

La genèse des 8 titres de Jazz Is Dead 002 remonte à une soirée de février 2018, lorsque Roy Ayers avait offert quatre prestations à guichets fermés à Los Angeles dans le cadre de la série de concerts Jazz Is Dead organisée à l’occasion du Black History Month. De cette rencontre entre le légendaire vibraphoniste et les désormais inséparables Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad est né cet album entièrement produit par le maestro californien au prestigieux CV (Jay-Z, Kendrick Lamar, Snoop Dogg, The Wu-Tang Clan…) et l’ex A Tribe Called Quest.

Sur ces huit compositions originales, écrites à six mains et enregistrées au studio Linear Labs de Younge à Los Angeles, l’alchimie opère : le résultat est un savant mélange entre la quintessence jazz fusion / néo-soul de la discographie d’Ayers (« Red, Black & Green », « We Live In Brooklyn, Baby », « Everybody Loves The Sunshine », « Running Away »…), et l’approche soul rétro-moderne et cinématographique que cultivent Adrian et Ali ces dernières années.

Après “Hey Lover” et “Synchronize Vibration”, découvrez ci-dessous “Gravity”, le nouvel extrait de Jazz Is Dead 002.


Roy Ayers - Le Cabaret Sauvage - © Joachim Bertrand / Funk U

Un nouvel album studio pour Roy Ayers

Le 19 juin, Roy Ayers effectuera son grand retour discographique avec un nouvel album studio accompagné par le producteur Adrian Younge et l’ex-membre d’A Tribe Called Quest Ali Shaheed Muhammad.

La genèse des 8 titres de Jazz Is Dead 002 remonte à une soirée de février 2018, lorsque Roy Ayers avait offert quatre prestations à guichets fermés à Los Angeles dans le cadre de la série de concerts Jazz Is Dead organisée à l’occasion du Black History Month. De cette rencontre entre le légendaire vibraphoniste et les désormais inséparables Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammad est né cet album entièrement produit par le maestro californien au prestigieux CV (Jay-Z, Kendrick Lamar, Snoop Dogg, The Wu-Tang Clan…) et l’ex A Tribe Called Quest.

Sur ces huit compositions originales, écrites à six mains et enregistrées au studio Linear Labs de Younge à Los Angeles, l’alchimie opère : le résultat est un savant mélange entre la quintessence jazz fusion / néo-soul de la discographie d’Ayers (« Red, Black & Green », « We Live In Brooklyn, Baby », « Everybody Loves The Sunshine », « Running Away »…), et l’approche soul rétro-moderne et cinématographique que cultivent Adrian et Ali ces dernières années.

Multi-instrumentistes, Younge & Shaheed Muhammad s’échangent tour à tour basse, piano électrique, clavinet ou encore mellotron, tandis que le vibraphoniste fait parler avec toujours autant d’élégance et de chaleur l’instrument dont il est le maître incontesté. Pour compléter cette réunion au sommet de Great Black Music, l’ornement vocal est confié, entre autres, à Loren Oden, artiste fidèle à Younge, et à la chanteuse néo-soul Joi Gilliam (ex-membre de Lucy Pearl et collaboratrice régulière de Raphael Saadiq, Outkast, Goodie Mob…), sur les titres « Synchronized Vibrations », « Hey Lover », « Soulful & Unique », « Sunflowers » et « Gravity ».

Roy Ayers Adrian YoungeLes cuivres sont assurés par un duo qui se connaît à la perfection, les figures oubliées Phil Ranelin (trombone) et Wendell Harrison (saxophone tenor), entendues aux côtés de Freddie Hubbard ou Norman Connors pour l’un et de Hank Crawford pour le second, mais aussi et surtout fondateurs du mythique label de spiritual jazz Tribe et partenaires réguliers en studio depuis le début des années 1970. À la batterie, Greg Paul, membre du groupe de L.A. Katalyst Collective.

Si les fans se sont déjà demandés à quoi pouvait ressembler une collaboration entre Roy Ayers et David Axelrod en 1972, le morceau instrumental « Shadows of The East » nous offre certainement un aperçu… Sur le titre de clôture « African Sounds », le maestro Adrian Younge prend exceptionnellement le micro et clame un poème sur l’importance du respect des racines de cette musique et pose une question à ses auditeurs, qui résonne profondément avec l’époque que nous vivons : « Even in the darkness of life, we gotta stick together, we gotta do better… So ask yourself, is my love for my people only a drop in this ocean of time? Or is my love for my people a necessary state of mind? ».

Par ailleurs, Roy Ayers sera également à l’honneur au printemps avec un nouveau single digital intitulé “Reaching The Highest Pleasure”, un titre inédit enregistré en 1977 disponible le 15 mai via BBE Records.

Découvrez ci-dessous deux extraits de Jazz Is Dead 002 : “Hey Lover” et “Synchronize Vibration”;


AdrianYounge+SomethingAboutAprilII

Découvrez “Something About April II”, le nouvel album d’Adrian Younge

Grand amateur de soul et de musiques de films, Adrian Younge est un auteur, compositeur, producteur et multi-instrumentiste de 37 ans natif de Los Angeles.

Il a récemment produit le dernier album de Bilal (In Another Life), enregistré deux albums avec le rappeur Ghostface Killah (Twelve Reasons To Die I & II), un autre avec les Delfonics et collaboré avec Common ou Jay-Z.

On lui doit aussi la bande son de Black Dynamite, une parodie des films Blaxploitation réalisée en 2009 par Scott Sanders . Et quand il ne fait pas de la musique, Adrian Younge donne des cours de droit du divertissement et s’occupe de sa boutique de vinyles Artform Studio à Glendale en Californie.

Cinq ans après Something About April, Younge donne une suite avec l’aide de la chanteuse française Laetitia Sadier (Stereolab), Bilal, Karolina et Raphael Saadiq qui pose sa voix sur “Magic Music”. Un disque à l’ancienne enregistré exclusivement avec du matériel analogique entre soul vintage et bande originale de film. 13 titres à découvrir dans le lecteur ci-dessous.


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