TheBigOlNastyGetdown+LP

The Big Ol’Nasty Getdown Volume 1

Imaginez 35 musiciens réunis dans la fournaise d’un hangar/studio gigantesque en marge d’un des plus importants festivals funk de la planète. Rapprochez-vous et découvrez quelques têtes connues, dont celles de George Clinton, Michael Clip Payne, Belita Woods, Patryce « Choc’Let » Banks, Greg Thomas, Ian Neville et des membres de Galactic, Kool and the Gang, du Derek Trucks Band et du Dirty Dozen Brass Band, soit 35 funkateers en train de jammer au lendemain du prestigieux Festival Heritage de La Nouvelle-Orléans. Né de l’esprit du bassiste John Heintz, le collectif Big Ol’Nasty Getdown (« BONG », même pas fait exprès !), projet de réunification de membres du canal historique et de jeunes pousses de la nouvelle scène US, donne lieu à Volume I, synthèse explosive de P-Funk et du jungle groove des Meters. Moments forts ? Plein ! Le Sly Stonien « Include Me »featuring Belita Woods, « Platinum », l’intro infernale clavinet de « College Funk », des instrus cuivrés déments et pour conclure, « The Beauty of Pretty » un splendide mid-tempo Clintonesque inachevé par son auteur il y a 20 ans et qui n’aurait pas déparé sur T.A.P.O.A.F.O.M. On vous l’emballe ?

SlyStoned

The Big Ol’Nasty Getdown Volume 1 (Getdown Entertainment) disponible en cd import et téléchargement.


Switch+LP

Switch “Switch”

Après le succès mitigé de leur premier album, l’excellent Pall Mall Groove, Switch signe chez Gordy Records en 1978 grâce à l’entremise de Jermaine jackson. Sans être très original, ce disque plutôt emballant décroche la 6ème place des Charts R&B et “There’ll Never Be” devient le premier hit du groupe. En pleine discomania, les membres de Switch reprennent toutes les ficelles qui ont fait le succès commercial d’Earth Wind & Fire et des Temptations. Les harmonies, les coeurs allongés et la basse syncopée de Tommy Debarge font leur petit effet sans égaler les versions originales des maîtres du genre. Il n’empêche, cette réédition signée FTG est une gourmandise sensuelle et très digeste à partager pour son quatre heures. Et plus si affinités…

Joe Black


Phyrework+Phyrework+LP

Phyrework “Phyrework”

Produit par Michael Cooper, guitariste au sein du groupe Con Funk Shun, l’unique album de Phyrework fit un flop à sa sortie en 1978, bénéficiant d’une promotion quasi inexistante de la part de Mercury. Grâce à l’obstination du label batave FTG, ce disque collector sort enfin de l’oubli. Emmené par le chanteur Clarence Pitts, ce sextet livre un album de haute volée largement influencé par le groove impeccable et cuivré d’Earth Wind & Fire, période All’N All. Servi par d’illustres inconnus pas manchots pour un sou, ce cru de premier ordre mérite pourtant sa place au soleil aux côtés des productions de  ses cousins germains du groupe Sun. Une des meilleure réédition de ces dernières années.

Joachim Bertrand

-Phyrework, Phyrework (Masterpiece Classics BV) disponible en cd.


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