Prince SOTTSDE

Audio : Prince « Forever in My Life (Early Vocal Studio Run-Through) »

Après “Witness 4 The Prosecution (Version 1)” , “version 2″, “I Could Never Take The Place Of Your Man (1979 Version)”, et “Cosmic Day”, l’édition Super Deluxe de Sign O’ The Times de Prince dévoile un nouvel extrait inédit.

Enregistrée le 8 août 1986 dans son home-studio de Galpin Boulevard, « Forever in My Life (Early Vocal Studio Run-Through) » définit un des sommets de ce coffret Super Deluxe. Ici, le gospel electro minimaliste de Sign of The Times se pare d’un arrangement complet, avec guitare, basse, batterie et claviers pour une merveille mélodique digne des grandes ballades solos de Paul McCartney.

Découvrez « Forever in My Life (Early Vocal Studio Run-Through) » ci-dessous. L’édition Super Deluxe de Sign O’ The Times sera disponible le 25 septembre.

Rendez-vous prochainement dans ces pages pour l’analyse complète du coffret et une (longue) série d’interviews exclusives dédiées à cette réédition événement.


Robert Glasper Experiment_Paris_19Nov14_3_800pix

Audio : Robert Glasper feat. Meshell Ndegeocello & H.E.R. “Better Than I Imagined”

Black Radio 3, le nouvel album de Robert Glasper & Guests, est attendu pour le printemps 2021.

En attendant, le claviériste propose “Better Than I Imagined”, un premier extrait enregistré en compagnie de Meshell Ndegeocello et H.E.R. Dans un communiqué envoyé avec ce titre, Robert Glasper relie ce titre au mouvement Black Lives Matter : “Les gens sont enfin prêts à ouvrir les yeux sur le racisme systémique de ce pays, et si nous devons en parler, nous devons aussi parler de la manière dont il affecte nos relations.”

Découvrez ”Better Than I Imagined” de Robert Glasper feat. Meshell Ndegeocello & H.E.R


Azymuth 2020

Audio : Azymuth feat. Ali Shaheed Muhammad & Adrian Younge “Sumaré”

Quatre ans après leur dernier album en date, le trio instrumental Azymuth est de retour avec une remise à jour de leur fusion jazz-funk-samba. Après le décès du clavier cofondateur du groupe José Roberto Bertrami en 2012, le bassiste Alex Malheiros et l’iconique batteur Ivan “Mamāo” Conti se sont affairés à recruter le samurai des synthés Kiko Continentinho au sein du trio pour poursuivre l’évolution de leur son, aujourd’hui dans sa cinquième décennie de révolution permanente de cette samba qu’ils aiment par-dessus tout.

En 2020, à l’occasion de la sortie de leur collaboration avec le duo Adrian Younge et Ali Shaheed Muhammed pour le compte du label Jazz Is Dead, rejoignant ainsi Roy Ayers et Marcos Valle. Fruit de cette collaboration, Jazz Is Dead 004 sera disponible le 23 octobre. Découvrez son premier extrait “Sumaré” ci-dessous.

 


Give me the funk une

Funk★U présente la collection “Give Me the Funk !”

En partenariat avec Wagram Music, Funk★U présente la collection Give Me the Funk ! The Best Funky-Flavored Music. Au programme disponible à partir du 21 août, trois vinyles simples et un recueil 2-CDS renferment des classiques incontournables de James Brown, Funkadelic, Gil Scott-Heron, Cymande, Ohio Players, Patrice Rushen, Curtis Mayfield, mais aussi des titres rares de Syl Johnson, Blowfly, The Sylvers, Little Beaver, T Connection et bien d’autres (tracklistings disponibles ci-dessous).

Give me the funk, nothing but the funk !

Give me the Funk vol1

Give Me the Funk !  (Volume 1) 

Du rhythm’n’blues à la soul music en passant par le jazz, le blues et le doo-wop, la route sinueuse qui mène au funk démarre dans les années 1950. Avant de graver les tables de loi du genre au milieu des sixties, James Brown dessinait déjà les contours du funk avec « Think! », extrait de son troisième album du même nom paru en 1960. Little Willie John, le modèle premier du Godfather of Soul, est présent dans cette sélection roots avec son standard « Fever », grand succès de l’année 1956 qui, à l’instar de « Think! », servira de prototype à de nombreuses reprises à succès.

Le premier volume de la collection Give Me the Funk ! The Best Funky-Flavored Music relie également deux des plus grandes enseignes de la Great Black Music américaine : au Sud, Stax Records s’impose dans les charts nationaux avec « Green Onions » de Booker T. & the MG’s et « Last Night » des Mar-Keys. Au Nord de la ligne Mason-Dixon, la Motown s’apprête à conquérir la planète soul grâce à Barrett Strong, auteur du tube « Money », puis surtout Marvin Gaye et Stevie Wonder. Artistes pionniers, l’archange du label de Detroit et le prodige multi-instrumentiste signeront bientôt de nombreux chefs-d’œuvre du catalogue funk.

En marge des futurs souverains de la dynastie funk, d’autres performers et instrumentistes de choix entrevoient le futur du groove, des polyrythmes complexes du « Watermelon Man » d’Herbie Hancock en passant par l’énergie électrique d’Ike & Tina Turner et l’extravagance scénique de Screamin’ Jay Hawkins.

 

Give me the funk vol2

Give Me the Funk !  (Volume 2) 

Á l’aube des années 1970, la révolution funk s’empare de la planète et des sous-genres musicaux. Le rhythm’n’blues se cale désormais sur The One, le premier temps du groove défini par James Brown, tandis que la soul s’électrise, à l’image du trio vocal The Detroit Emeralds dont les enregistrements — parmi lesquels « Baby Let Me Take You (In My Arms) » — intègrent dorénavant des membres de Parliament-Funkadelic.

De l’autre côté de l’Atlantique, le groupe Cymande perce au Royaume-Uni grâce à sa fusion de soul, de funk et de rythmes afro-caribéens. « Dans Cymande, on aimait Aretha Franklin, James Brown et Curtis Mayfield, mais on pouvait aussi adorer en même temps le reggae et Manu Di Bango », déclare le percussionniste Pablo Gonsales. « Soul Makossa », l’emblème afro-funk de Manu Di Bango, résonne dans ce deuxième volume de la collection Give Me the funk ! The Best Funky-Flavored Music. « Je l’ai composé en 1972 pour la Coupe d’Afrique des Nations », racontait le regretté saxophoniste dans les pages de Funk★U. « C’était une face-B qui n’a pas connu de gros succès en Afrique. Dans les quartiers, les gamins en riaient… En revanche, le titre a explosé aux États-Unis l’année suivante ! C’était un morceau rassembleur qui a parlé à un public particulier dans un contexte particulier, un contexte où les afro-américains avaient les yeux rivés vers l’Afrique, ils l’idéalisaient comme une terre promise. D’ailleurs, après « Soul Makossa », il n’y a plus eu de tube africain mondial comme celui-ci. »

Au moment du triomphe de « Soul Makossa », le label TK Records abrite à Miami les productions des époux George et Gwen McRae et du singer-songwriter et guitariste Willie Hale, alias Little Beaver. « Concrete Jungle », un de ses titres les plus emblématiques, sonne comme un écho à « Home Is Where the Hatred Is », un des nombreux chefs-d’œuvre d’un autre illustre auteur-compositeur : l’immense Gil Scott-Heron, le poète des jungles de béton.

 

 

Give me the Funk vol3

Give Me the Funk !  (Volume 3)

« Si j’ai enregistré « Maggot Brain » sous acide ? J’ai TOUT enregistré sous acide ! ». Quand George Clinton raconte la création d’un des albums phares de Funkadelic, le Pape du P-Funk évoque indirectement la démesure et l’extravagance de la scène funk des années 1970. « Avec Funkadelic, nous faisions tout ce qui nous passait par la tête car je ne voulais pas qu’on nous range dans une catégorie. Nous avions une mission et nous étions complètement cinglés. Nous avons fait des choses qu’on aurait crues impossibles en studio. À partir de là, nous avons basculé de l’autre côté de la barrière, et on y est restés. » Dans le sillage des expérimentations délirantes du Dr. Funkenstein, les Ohio Players, sous l’impulsion du génial Junie Morrison, imaginent leur inénarrable Funky Granny, aïeule salace et personnage récurrent de leurs premiers LPs d’exception. Le fantasque frappe également là où on ne l’attend pas : après avoir excellé dans le registre des ballades soul, The Sylvers plongent à leur tour dans le bouillon funkadélique avec un « I Aim to Please » débraillé à l’envi, tandis que Curtis Mayfield troque avec succès ses luxuriants arrangements contre le fracas électronique des drum machines dans le dévastateur « Toot An’ Toot An’ Toot ».

Chantre de la blaxploitation depuis Superfly, Curtis Mayfield marque de son empreinte une série de bandes originales cultes et parfois méconnues : dans celle de Melinda (1972), son ancien partenaire des Impressions Jerry Butler délivre le prêche de « Speak The Truth to the People ». Aux côtés de ce downtempo teinté de sitar indien, Joe Simon signe la chanson générique érotico-orchestrale du thriller féministe Cleopatra Jones. Mais si les icônes glamour de la blaxploitation sont légion, peu de femmes cumulent encore les premiers rôles dans la production musicale, à l’exception de Patrice Rushen. « À l’époque, il n’y avait pas de plan marketing pour une musique qui appartenait à la fois au jazz, à la pop, au R&B et à la dance music », explique la prodige des claviers. « Au final, il n’y avait pas de problème une fois qu’on appréciait le résultat. On voulait simplement le faire découvrir à ses amis, et on ne se souciait pas de son genre. Je suis très heureuse d’avoir brouillé ces frontières musicales. » Dans « Hang it Up », ses interventions virtuoses au Fender Rhodes font écho aux envolées cosmiques de Lonnie Liston Smith, dont le stratosphérique « A Chance for Peace » conclut en apesanteur le troisième volume de cette collection.

Give Me the Funk ! The Best Funky-Flavored Music (Wagram Music). Disponible le 21 août en vinyles simples, 2-CDs et version digitale.

 

Tracklistings vinyles

Give Me the Funk !  (Volume 1)

FACE AGive me 1

  1. Booker T. & the MG’s Green Onions
  2. James Brown & The Famous Flames  Think
  3. The Mar-Keys Last Night
  4. Marvin Gaye Hitch Hike
  5. Ray Charles Unchain My Heart
  6. Barrett Strong Money (That’s What I Want)
  7. Stevie Wonder Ain’t That Love

FACE B

  1. Herbie Hancock Watermelon Man
  2. Ike & Tina Turner A Fool In Love
  3. Little Willie John Fever
  4. Etta James I Just Want To Make Love To You
  5. Screamin’ Jay Hawkins I Put a Spell on You

 

Give Me the Funk !  (Volume 2)

FACE AGive me 2

  1. Blowfly Nobody’s Butt But Yours, Babe
  2. The Detroit Emeralds Baby Let Me Take You (In My Arms)
  3. George McCrae I Get Lifted
  4. Brother To Brother Chance With You
  5. Gil Scott-Heron Home Is Where The Hatred Is

FACE B

  1. Manu Dibango Soul Makossa
  2. The Fatback Band Yum Yum (Gimme Some)
  3. Gwen McCrae All This Love That I’M Givin’
  4. Little Beaver Concrete Jungle
  5. Cymande Bra

 

Give Me the Funk !  (Volume 3)

FACE AGive me 3

  1. Bobby Byrd Back From The Dead
  2. Funkadelic Can You Get To That
  3. T Connection Funkannection
  4. The Sylvers I Aim To Please
  5. Patrice Rushen Hang It Up

 

FACE B

  1.  Joe Simon Theme From Cleopatra Jones
  2. Jerry Butler Speak The Truth To The People – Frankie’s Theme
  3. Ohio Players Funky Worm
  4. Curtis Mayfield Toot An’ Toot An’ Toot
  5. Lonnie Liston Smith and The Cosmic Echoes A Chance For Peace

 

 Tracklisting CD

CD1 

  1. Manu Dibango Soul Makossa
  2. Blowfly  Nobody’s Butt But Yours, Babe
  3. George McCrae I Get Lifted
  4. GMTF! Digital 3000x3000Gil Scott-Heron Home Is Where The Hatred Is
  5. Gwen McCrae All This Love That I’M Givin’
  6. Little Beaver Concrete Jungle
  7. Bobby Byrd Back From The Dead
  8. Funkadelic Can You Get To That
  9. T Connection Funkannection
  10. The Sylvers I Aim To Please
  11. Patrice Rushen Hang It Up
  12. Jerry Butler & Jerry Peters Speak The Truth To The People – Frankie’s Theme
  13. Curtis Mayfield Toot An’ Toot An’ Toot
  14. Syl Johnson Ms Fine Brown Frame
  15. Cymande Bra
  16. Lonnie Liston Smith And The Cosmic Echoes A Chance For Peace

CD2 

  1. Clarence Reid If It Was Good Enough For Daddy
  2. Betty Wright All Your Kissin’ Sho’ Don’T Make True Lovin’
  3. Andre Maurice You’re The Cream Of The Crop
  4. Uncle Louie Feat. Walter Murphy I Like Funky Music
  5. 9th Creation A Good Time
  6. Young Senators Jungle
  7. Blo Mind Walk
  8. Roger Damawuzan & Les As Du Bénin Wait For Me
  9. Jimmy “Bo” Horne Clean Up Man
  10. Doris Duke Woman Of The Ghetto
  11. Esther Phillips Home Is Where The Hatred Is
  12. Larry Dixon Hey Girl
  13. The Right Direction Midnight Rhythm
  14. Captain Sky Hero
  15. Barrett Strong Money (That’s What I Want)
  16. Booker T & the MG’s Green Onions

 

 

 

 


Prince SOTTSDE

Audio : Prince “Witness 4 The Prosecution (Version 2)”

Après “Witness 4 The Prosecution (Version 1)” et “I Could Never Take The Place Of Your Man (1979 Version)”, l’édition Super Deluxe de Sign O’ The Times de Prince dévoile un nouvel extrait inédit.

“Witness 4 The Prosecution (Version 2)”, une relecture electro-minimaliste du rock Hendrixien dévoilé le mois dernier, a été enregistrée au Sunset Sound Studio de Los Angeles le 6 octobre 1986 et comprend les participations d’Atlanta Bliss à la trompette et d’Eric Leeds au saxophone.

Découvrez “Witness 4 The Prosecution (Version 2)” ci-dessous. L’édition Super Deluxe de Sign O’ The Times sera disponible le 25 septembre.

Rendez-vous prochainement dans ces pages pour l’analyse complète du coffret et une (longue) série d’interviews dédiées à cette réédition événement.


Prince SOTT Deluxe cosmic

Audio : Prince “Cosmic Day”

Après “Witness 4 The Prosecution (Version 1)” et “I Could Never Take The Place Of Your Man (1979 Version)”, l’édition Super Deluxe de Sign O’ The Times de Prince dévoile un nouvel extrait inédit.

“Cosmic Day” a été enregistrée au studio 3 de Sunset Sound le 15 novembre 1986 avec les ingénieurs du son Susan Rogers et Coke Johnson. Prince y adopte la voix de son alter-ego “Camille”, mélange des batteries live et synthétiques, des parties de guitares et des claviers qui ajoutent une touche de surréalisme éthéré à la chanson. Bien que “Cosmic Day” ne soit pas apparue dans les configurations originales de Crystal Ball ou de Sign O’ The Times, des éléments de cette chanson ont été utilisés par Prince en 1988 lors de l’interlude de la tournée Lovesexy.

Découvrez “Cosmic Day” ci-dessous. L’édition Super Deluxe de Sign O’ The Times sera disponible le 25 septembre.

Crédit photo copyright The Prince Estate-photo by Jeff Katz.

 


1968 Aretha Franklin AF, 3,31284 LEL

Le documentaire inédit “Aretha Franklin : Soul Sister” bientôt sur Arte

Arte diffusera à la rentrée le documentaire inédit Aretha Franklin : Soul Sister.

Réalisé par France Swimberge et filmé en grande partie à Detroit, auquel Aretha Franklin restera toujours attachée, ce documentaire retrace, à travers des archives, de nombreux éclairages et des témoignages (dont celui d’Abdul “Duke” Fakir des Four Tops), la biographie de la Queen of soul. Une histoire qui se confond avec celle, tumultueuse, de sa ville et le combat pour les droits civiques qu’elle a toujours soutenu. Symbole de réussite pour la communauté noire, Aretha Franklin a montré aussi, en suivant son instinct, la voie de l’affirmation de soi aux femmes afro-américaines.

Dates de diffusion : vendredi 4 septembre 2020 – 22h25 / samedi 6 septembre 2020 – 6h30 / samedi 26 septembre 2020 – 7h14 / dimanche 27 septembre 2020 – 14h30.


Kamaal

Kamaal Williams “Wu Hen”

Signé par Gilles Peterson alors même qu’une partie de la presse française continue de le snober, Kamaal Williams revient aux affaires avec l’excellent Wu Hen, un hommage appuyé à sa mère, originaire de Taiwan. Achevé au Maroc en pleine crise du Covid, ce troisième album s’inscrit dans la lignée du classique Black Focus et du plus sombre The Return sans tomber dans la facilité. Henry Wu, dans le civil, s’est adjoint les services de Miguel Atwood-Ferguson, collaborateur réputé de Seu Jorge et Thundercat, entre autres. Il s’est aussi entouré d’une nouvelle équipe de jeunes gens prometteurs, à l’instar du saxophoniste américain Quinn Mason, rencontré à Atlanta lors de sa dernière tournée.

A l’écoute, le « Wufunk » de Kamaal Williams a gagné en densité et en richesse harmonique avec des clins d’oeil appuyé à la France. Le multi-instrumentiste anglais déclame son amour pour la ville rose sur le lancinant « Toulouse » suivi par « Pigalle”, aux frontières du bebop. En moins de 40 minutes, le trublion de la scène londonienne démontre une fois de plus qu’il est l’un des artistes les plus talentueux de sa génération sur le vieux continent. Le genre de type capable de vous faire aimer le jazz en le tricotant avec une grosse dose de house et de funk. Assurément un des albums de l’année.

Kamaal Williams Wu Hen **** (Black Focus Records). Disponible en vinyle noir, argenté et rouge sang ainsi qu’en CD japonais avec un titre bonus.


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