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50 concerts du Montreux Jazz Festival en accès libre

En attendant de dévoiler le programme de sa 54ème édition (toujours maintenue du 3 au 18 juillet), le Montreux Jazz Festival, en partenariat avec Eagle Rock, met à disposition 50 concerts en accès libre pendant 30 jours.

Au menu, des performances incontournables de Marvin Gaye, Nina Simone, James Brown, Quincy Jones, Isaac Hayes, Nile Rodgers & Chic, Solomon Burke et bien d’autres !

Pour s’inscrire, cliquez ici.


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“Fodder On My Wings”, l’album oublié de Nina Simone

Le 3 avril, le label Verve rééditera un album “rare” de Nina Simone en CD et vinyle simple.

Enregistré en janvier 1982 à Paris, aux studios Davout, Fodder On My Wings n’avait pas l’objet d’un retour dans les bacs depuis plus de 30 ans, à l’exception d’une ressortie confidentielle CD par le label Sunnyside en 2005 (informations et tracklisting ci-dessous).

Communiqué officiel :

Enregistré en 1982, Fodder On My Wings est sans conteste l’album le plus « Frenchy » et certainement l’œuvre la plus introspective de cette icône du Jazz. C’est quelques semaines après avoir emménagé à Paris que Nina Simone, dont la carrière semble s’être arrêtée sans la prévenir, enregistre cet opus d’une intensité rare.

En effet, alors qu’elle écume les petites salles de concerts, dont l’auditoire reste inexorablement clairsemé, Nina Simone se voit proposer la possibilité d’enregistrer un album pour Carrère. Psychologiquement malade et seule, la chanteuse va se livrer et permettre l’éclosion d’un des plus beaux de ses albums, c’est en tout cas ce qu’elle en dira. Ce bijou renferme ce que l’artiste a de plus intime et de plus sombre en elle. Les titres “I Sing Just To Know That I’m Alive”, “I Was Just A Stupid Dog To Them”, ainsi que l’improvisation brulante sur la mort de son père “Alone Again (Naturelle)”, font de cette œuvre, bien qu’elle soit passée assez inaperçue à sa sortie, la dernière pièce maitresse de sa longue discographie,

Réédité en toute discrétion en 1988, c’est avec une émotion toute particulière que Verve réédite ce diamant qui manquait tant à la couronne d’une des reines du Jazz vocal. Sur cette réédition en vinyle 180-grammes et CD, vous pourrez retrouver toute la sensibilité de Nina Simone et découvrir 3 titres bonus tirés de sessions d’enregistrement de l’époque. Remasterisé à partir des bandes d’origine, ce retour en grâce aura bénéficié de techniques de haut vol pour rendre à cette œuvre toute son âme.
(Distribution : Verve/Panthéon/Universal Music France).

Tracklisting :

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  1. I Sing Just To Know That I’m Alive
  2. Fodder In Her Wings
  3. Vous êtes seuls, mais je désire être avec vous
  4. Il y a un baume à Gilhead
  5. Liberian Calypso
  6. Alone Again (Naturally)
  7. I Was Just A Stupid Dog To Them
  8. Color Is A Beautiful Thing
  9. Le peuple en Suisse
  10. Heaven Belongs To You
  11. Thandewye
  12. Stop
  13. They Took My Hand

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Manu Dibango « La soul et le funk étaient une révolution »

Paru en décembre 2016, le coffret Merci Thank You ! permettait de (re)découvrir l’impressionnante discographie du légendaire saxophoniste entre jazz, funk, reggae et afrobeat. Dans cette interview exclusive, Manu Dibango, victime du coronavirus le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, dévoilait à Funk★U ses influences soul-funk, son amour de la blaxploitation et son retour à l’Apollo Theater. Bien entendu, nous avions aussi (un peu) parlé de « Soul Makossa »…

★★★★★★★★★

 

Funk★U : On vous a récemment aperçu aux côtés des Nubians et Ben L’Oncle Soul sur la mythique scène de l’Apollo. Cela faisait 43 ans qu’on ne vous y avait pas vu…

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Manu Dibango à l’Apollo (2015)

Manu Dibango : C’était une série d’émotions qui arrivent en rafale.  Quand tu remontes la 125ème rue, ça te rappelle forcément les années 1970, la blaxploitation, Shaft… Ça m’a aussi rappelé mon concert avec les Temptations et Edwin Starr et je me suis rendu compte que je n’avais plus jamais revécu des moments comme ceux-là. Tu reviens avec une nouvelle génération de musiciens et tu vois ton nom, plus de quarante ans après, sur la devanture de l’Apollo… C’était une formidable expérience, j’ai joué avec des jeunes que j’ai connus bébé. Une des Nubians avait quatre ans quand j’ai fait l’Olympia en 1977. A la fin du concert, elle était venue me remettre un bouquet sur scène. On ne s’était jamais retrouvés sur scène avec les Nubians, et pour la première fois, on se revoit à Harlem ! En 1972, il n’y avait pas encore d’immigration africaine aux États-Unis. 43 ans après, il y a un public africain à l’Apollo. Quand je jouais des morceaux à consonance africaine,  tous les africains se levaient, tandis que les afro-américains regardaient seulement, mais quand je jouais mes trucs plus funky – à consonance « américaine »- c’était le contraire ! (rires).

Vous dites : « je ne suis pas un jazzman, mais un amateur de jazz ».

Je fais du jazz parce que j’aime ça, mais je suis un touche-à-tout avant tout. Je n’aime pas me cantonner dans un style. Pour moi, la musique c’est du partage, c’est la circulation des genres. Si vous écoutez le coffret Merci Thank You !, vous verrez que j’ai essayé de ne pas me limiter et que pendant mes soixante années d’activité dans la musique, j’ai exploré presque tous les styles.

Vous avez travaillé avec Dick Rivers et surtout Nino Ferrer. À l’époque, Eddie Barclay lui ouvre un crédit illimité, et « il voulait absolument un noir »  dans son groupe. Pensez-vous que la France tenait là son premier soulman ?

J’ai fait du rock avec Dick. C’était vraiment l’Elvis français. Nino Ferrer était un soulman naturel, un vrai leader comme on les aime : il ne se reposait pas sur l’orchestre, il ne dormait pas derrière l’orchestre, il était l’orchestre !  Vous avez des mecs qui s’adossent sur le groupe, lui c’était un chanteur terrible, il avait du feeling, de la soul et en plus il était musicien. Il savait ce qu’il voulait harmoniquement et rythmiquement pour chaque instrument.  Nous devions faire le maximum : accompagnateur, c’est un métier formidable, tu fais tout pour mettre le leader au centre du show. Quand on s’est rencontrés, il ne savait pas que j’étais saxophoniste, il avait juste besoin d’un organiste. J’étais stressé au début, mais au final, j’ai tenu le truc. Un soir, il m’a vu dans un club jouer du sax et il me dit « Manu !  T’es saxophoniste ? Tu ne me l’avais pas dit ! ». Je lui ai répondu  « Tu ne m’as pas demandé ! » (Rires !)

À l’époque, vous étiez l’un des rares musiciens noirs dans le circuit français avec John William et Henri Salvador.

C’est vrai, à l’époque il n’y avait pas de personnalités noire dans la musique en France. Il y avait des américains de passage, mais des Francophones, non !

Quelles sont vos influences soul et funk ?

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Manu Dibango en 1967

Il y en a beaucoup vous savez ! On peut remonter jusqu’à Armstrong (rires !). J’adore Ray Charles, mais j’avoue que celui qui m’a le plus impressionné, c’est James Brown. Jimmy Smith avait le groove, Booker T. était un sacré organiste aussi. Otis Redding m’a énormément apporté également. La soul et le funk étaient une sacrée révolution tant dans la composition que dans l’écriture. La plupart des trucs que les jeunes écoutent aujourd’hui  viennent de là et ils n’en ont même pas conscience.

Les Beatles aussi avaient de la soul en eux, écoutez « She Came In Through The Bathroom Window » ! Les années 1960-1970 ont été une période où il y avait beaucoup de créativité partout. Aujourd’hui, on a un savoir-faire, mais on est moins créatifs. Les machines ont pris le pouvoir. La boite à rythmes est omniprésente, il y a même des techniciens qui ne savent plus enregistrer une batterie ou comment placer les micros… L’époque a changé : on travaille plus le son que la musique.

Maurice White a disparu il y a peu. Un commentaire ?

J’adore Earth Wind & Fire et tout ce que ces gars ont pu apporter à la musique contemporaine. C’était le compromis entre le son Stax et le son Motown. C’était une nouvelle tendance que Kool & The Gang a su aussi capter. Je les avais rencontrés en 1974. Sur scène c’était un vrai show, je n’imagine même pas le boulot des ingés-son derrière !

Justement, Funk★U a eu la chance d’interviewer Maurice White en 2007. Il nous racontait qu’il y avait jusqu’à 28 micros sur scène.

C’est dingue ! Les ingés-son étaient vraiment partie intégrante du groupe. Sur la route, j’emmène toujours le même ingénieur depuis plus de trente ans.

Abordons votre discographie : en 1972, vous avez enregistré un titre pour la coupe d’Afrique des Nations.

Oui, je compose « Soul Makossa », une face-B qui ne connaît pas de gros succès en Afrique et qui ne devait même pas exister. Dans les quartiers en Afrique, les gamins en riaient. En revanche, le titre a explosé aux États-Unis en 1973. C’était un morceau rassembleur qui a parlé à un public particulier dans un contexte particulier, un contexte où les afro-américains avaient les yeux rivés vers l’Afrique, ils l’idéalisaient comme une terre promise. D’ailleurs, après « Soul Makossa », il n’y a plus eu de tube africain mondial comme celui-ci. Je crois que quand tu vas en studio, tu n’y vas pas pour faire un tube. Je pense que le tube te rencontre malgré toi.

Une dizaine d’année plus tard, vous découvrez avec étonnement que ce titre avait été échantillonné sur « Wanna Be Startin’ Somethin’ » de Michael Jackson dans Thriller, l’album le plus vendu de tous les temps.

Il n’avait pas samplé ! C’est une écriture, un arrangement, c’était une adaptation sans rien me demander. Les avocats ont fait leur travail par la suite (rires !). Rihanna ne m’avait pas non plus demandé mon autorisation pour utiliser « Soul Makossa » (dans « Don’t Stop the Music », 2007 ndr.)…

Vous avez aussi composé des bandes-originales de films, notamment celle de Kusini dans une veine très blaxploitation.

J’ai adoré composer cette B.O en 1975. Je l’ai enregistré cela à New-York, où j’habitais à l’époque. J’avais fait un casting de musiciens et j’avais retenu notamment Tony Williams, le batteur de Miles Davis. Le résultat était vraiment cool, ça swinguait à mort !


Cerrone a récemment sorti un single, « Funk Makossa ». Comment cette collaboration s’est-elle organisée ?

Il a samplé « Soul Makossa », mais en me demandant avant ! (rires). Il a parfumé un peu le tout, mais la majeure partie du morceau c’est « Soul Makossa ». Ca me rassure ! Quarante ans après, on continue à penser à « Soul Makossa », c’est vraiment un morceau qui a traversé les époques.

Propos recueillis par Jim Zelechowski, photo d’ouverture : Bojan Slavkovic.


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Mayte Garcia : en studio et sur scène avec Prince

Danseuse, chorégraphe, philanthrope et membre du NPG entre 1992 et 1996, Mayte Garcia a été la compagne et épouse de Prince. Pour FunkU, elle se souvient de ses années wild.

★★★★★★

Funk★U : Ces dernières années, vous avez renoué avec la France.
Mayte Garcia : Oui, j’organise des cours de danse orientale et des rencontres aux États-Unis et en Europe. J’étais au Maroc dernièrement, et je viens souvent en France. Je suis beaucoup venue dans votre pays avec Prince, mais les conditions étaient parfois chaotiques, et nous n’avions jamais le temps de visiter des endroits comme celui-ci - l’entretien a lieu dans les jardins du Château de Versailles, ndr. Vous imaginez Prince ici, en train de se balader dans les allées (rires) ?

Au cours des années 1990, vous avez été la témoin privilégiée des méthodes de travail de Prince. Certains collaborateurs racontent que voir enregistrer Prince en studio pouvait être plus spectaculaire que ses performances sur scène. Qu’en pensez-vous ?
Je suis tout à fait d’accord avec ça. J’ai passé un nombre incalculable d’heures à le voir créer et travailler, à chercher des sons, enregistrer ses parties vocales puis les doubler ensuite. Il passait des heures à enregistrer ses voix. Il reprenait ses parties lead des dizaines de fois. L’entendre chanter seul dans le studio était merveilleux. J’aurais voulu avoir un iPhone à l’époque pour conserver tous ces moments… Je me sens désolée pour ceux qui ne l’ont jamais vu sur scène, de la même manière que je le suis pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le voir enregistrer en studio. C’était toujours magique, et son éthique de travail était très rigoureuse. Il savait toujours ce qu’il voulait, et quand j’ai enregistré mon album Children of the Sun avec lui, ses intentions étaient très précises. Il ne me parlait pas beaucoup entre les prises, il était toujours très directif et se contentait de m’indiquer la bonne direction à suivre.

Quelles séances d’enregistrement vous ont le plus marquée ?
Sans doute celles de Chaos and Disorder car elles ne ressemblaient pas aux autres. Prince était vraiment furieux contre sa maison de disques (Warner, ndr) et il devait terminer son contrat avec cette commande d’album. Il n’arrêtait pas de ruminer des choses comme : (prenant un air maussade) « je dois faire ce truc, mais je n’en ai pas du tout envie. » Un jour, nous étions à Miami avec Sonny T. et Michael B. pour terminer l’album, et ça l’ennuyait profondément. Il réécoutait les playbacks et il disait : « je ne veux pas bosser sur ces titres », mais il s’y est mis avec toute sa hargne, toute sa colère et ça s’entend. J’aime beaucoup cet album.

Pour un grand nombre de fans, l’année 1995 définit le sommet live de cette incarnation du NPG. Êtes-vous d’accord ?
C’était wild. Il y avait beaucoup d’intensité, d’électricité. Je pense que vous êtes toujours un meilleur performer quand vos émotions sont à vif. À ce moment-là, Prince n’était pas satisfait de son contrat avec sa maison de disques. Il se plaignait souvent en expliquant qu’à l’époque, James Brown sortait un album par mois et il se demandait pourquoi lui n’avait pas le droit de le faire. Malheureusement, ce n’était plus la même époque et il avait du mal à l’accepter. Il y avait beaucoup de frustration chez lui, et cette frustration était très perceptible en 1995. Il avait aussi à ses côtés un des meilleurs groupes de sa carrière avec Sonny Thompson, Michael Bland, Morris Hayes et Tommy Barbarella. Et je ne dis pas ça parce que j’en faisais aussi partie (rires).

Cette année-là, le NPG publie également l’album Exodus.
Oui, un grand album. Prince était très excité par ce projet. Il me disait : « Mayte, je vais sortir cet album sur un label indépendant et je vais porter un masque sur la pochette pour que personne ne me reconnaisse. » Je lui répondais : « OK, tout de que tu voudras (rires) ! » On trouve encore l’album ici ?

Non, il est épuisé depuis des années.
Vraiment ? Je me souviens que Prince avait fait un deal avec le label Edel, qui a publié Exodus et mon album en Europe, mais pas aux États-Unis. Le plus amusant, c’est qu’ils en avaient profité pour rééditer mon premier single, dont j’ai toujours eu un peu honte. Un jour, Morris Hayes est venu me voir en me disant que mon CD était sorti. Je n’étais pas au courant et j’étais mortifiée (rires).

Vous avez donné plusieurs concerts à Paris avec Prince et le NPG, dont un au Bataclan, en mai 1994, où vous avez fini le concert seins nus.
Quel souvenir ! J’avais pris l’habitude de faire du stage-diving lors des concerts. En général, on me remontait toujours rapidement sur scène. Ce soir-là, je suis resté un peu plus longtemps que d’habitude dans la fosse, et quelqu’un s’est agrippé au dos de mon haut et les bretelles de mon soutien-gorge ont craqué. À ce moment-là, je n’avais plus du tout envie de remonter sur scène, mais quelqu’un m’a hissé et je me suis retrouvée face au public avec mon haut complètement déchiré. Je me suis alors dit : « après tout, nous sommes en France, come on ! ». J’ai décidé de ne pas aller me cacher backstage et de faire comme font les françaises à la plage (rires). Prince me criait : « don’t do it, don’t do it ! », mais j’ai fini par arracher mon haut et danser topless. Un grand moment !

En tant que danseuse, aviez-vous l’occasion d’improviser sur scène ?
En général, les premiers soirs d’une tournée, les six ou sept premières chansons des concerts étaient chorégraphiées, car Prince voulait impressionner les journalistes dans la salle. En revanche, dès le deuxième soir, la setlist pouvait changer et il fallait s’adapter. Par exemple, il pouvait jouer « Peach » alors que j’étais encore en tenue de danseuse du ventre (rires). J’allais me changer en vitesse et en revenant sur scène, il me faisait ce grand sourire qui voulait dire : « Je t’ai bien eue. » Il y avait aussi beaucoup de jams lors des concerts avec le NPG, et c’était aussi mon rôle d’improviser. Par contre, je me souviens d’un soir où j’ai malencontreusement marché sur ses pédales d’effet en plein milieu d’un solo de guitare. Il l’a bien pris, heureusement (rires).

Quels sont vos projets ?
En 2010, j’ai fondé l’association Mayte Rescue, qui a pour but de venir en aide aux chiens abandonnés et dont je m’occupe toujours. Parallèlement à cela, j’ai crée le projet Love 4 One Another. C’est un projet qui évoluera sous diverses formes, mais l’idée première et de prolonger l’œuvre caritative de Prince, qui a passé beaucoup de temps à aider les autres au cours de sa carrière. Il pensait beaucoup à l’éducation musicale des enfants dans le besoin, en particulier.
je travaille également sur un livre pour enfants. Pour enfants, mais pas seulement : j’ai découvert ce genre par le biais de ma fille, et certains ouvrages sont remarquables et peuvent aussi bien s’adresser aux adultes. Enfin, je me suis aussi installée à Las Vegas l’an dernier. Là-bas, j’ai proposé l’idée d’un show autour de la musique de Prince avec quelques anciens membres du NPG. J’espère vous en dire plus bientôt.

https://mayte.com/ À lire : The Most Beautiful : Ma vie avec Prince (Talent éditions)

Propos recueillis par Christophe Geudin. Photo : Sabrina Mariez


Maceo Funk Garage

Maceo Parker signe sur le nouveau label de Bootsy Collins

Spécialisé dans le rock, le blues et le heavy-metal, le label Mascot vient de créer une nouvelle antenne entièrement dédiée au funk. The Funk Garage sera guidé par Bootsy Collins, dont le rôle sera de découvrir et d’accompagner les signatures du nouveau label.

Maceo Parker, ancien partenaire de Bootsy Collins au sein de Parliament-Funkadelic, sera le premier artiste signé sur The Funk Garage. Son nouvel album sera disponible via le label et Mascot Records courant 2020.

“Le funk, et plus spécialement les guitares funky, constituent la base de mon amour pour la guitare,” déclare Ed Van Zijl, le président du label Mascot. “The Funk Garage est le dernier-né de notre famille, et avoir le grand maître du funk Bootsy Collins à nos côtés est une chose fantastique !”. 

“Nous sommes très heureux de collaborer avec Bootsy, la légendaire icône du funk, pour le lancement du label,” ajoute Ron Burman, le président de la branche américaine de Mascot Records. “Attendez-vous à plein de musique Funkadélique très bientôt !”.

The Funk Garage sur FacebookInstagram


Marvin Gaye more trouble

Les bonus de “Trouble Man” de Marvin Gaye en vinyle

Pendant l’épidémie, le recyclage vinyle continue : le 3 avril, Motown Records rééditera les bonus de Trouble Man, l’unique BO Blaxploitation de la carrière de Marvin Gaye enregistrée en 1972.

Intitulée More Trouble, cette sélection puisée dans les suppléments de l’excellente réédition CD Deluxe 40ème anniversaire parue en 2012 aligne neuf titres. Pochette et tracklisting ci-dessous.

Side A :

  1. Main Theme from Trouble Man
  2. “T” Plays It Cool
    More Trouble - Marvin Gaye
  3. Poor Abbey Walth (Pt. 2/Take 1)
  4. Trouble Man
  5. Theme from Trouble Man

Side B :

  1. Main Theme from Trouble Man
  2. “T” Stands for Trouble
  3. “T” Stands for Trouble
  4. Trouble Man


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“Wattstax 20 août 1972, une fierté noire”

” Je suis quelqu’un/Je suis peut-être pauvre, mais je suis quelqu’un/Je n’ai peut-être aucune qualification, mais je suis quelqu’un/Je suis CV-Wattstax-rectonoir, magnifique, fier. Je dois être respecté/Je dois être protégé/Quelle heure est-il ? C’est l’heure de la nation “.

Scandés le 20 août 1972 au Coliseum de Los Angeles, les mots de Jesse Jackson inaugurent le légendaire Festival de Wattstax. Zénith de la fierté noire et grand-messe de la soul music, ce concert-événement, un temps baptisé Wattstock -en référence à son homologue hippie de 1969-, est le point central de l’ouvrage du journaliste et auteur Guy Darol.

Complément idéal des albums live et du merveilleux film de Mel Stuart, le récit de Wattstax 20 août 1972, une fierté noire, de sa gestation administrative aux performances de Rufus Thomas, The Bar-Kays, The Staple Singers et du Moïse noir Isaac Hayes, est prolongé par une passionnante remise en perspective historique.

Dans Wattstax, Guy Darol tire un remarquable trait d’union entre les origines de la ségrégation, les émeutes du quartier de Watts en 1965, le récent mouvement Black Lives Matter et l’histoire contrariée du label Stax. Car si le festival de Wattstax fut le point d’orgue de la formidable enseigne colourblind, il fut aussi son chant du cygne.

Wattstax 20 août 1972, une fierté noire de Guy Darol **** (éditions du Castor Astral, 192 pages, 15,90 €). Disponible.


Tower of Power 2019

Tower of Power, 50 ans et un nouvel album

Cinquante ans après la parution de son premier essai discographique, la légendaire section de cuivres d’Oakland Tower of Power publiera ce mois-ci son 18ème album studio intitulé Step Up.

Ses fondateurs historiques Stephen “Doc” Kupka et Emilio Castillo semblent toujours en verve, comme en témoigne « Step Up », le morceau-titre et premier extrait de ce nouvel album disponible le 20 mars en double-vinyle, CD et version digitale.


Photo of Tina TURNER

Vidéo : “Tina Turner, la rage de vivre” (documentaire, 2019)

De son enfance à son implication dans la récente comédie musicale adaptée de sa carrière, le documentaire Tina Turner, la rage de vivre, réalisé par Schyda Vasseghi est éclairé par les hits en série et témoignages de ses amis ou collaborateurs (dont le photographe Peter Lindbergh, disparu en 2019, le producteur Martyn Ware, le biographe Dominik Wichmann…).

Du Tennessee ségrégationniste à sa renaissance dans les années 1980 en passant par ses années sombres aux côtés d’Ike Turner, (re)découvrez le parcours d’Anna Mae Bullock, alias Tina Turner, en cliquant ci-dessous.


Thanks Jéré Hollywood !

 

 


Miles Disquaire day 2020

Disquaire Day 2020, la sélection Soul-Funk

Désormais organisé en trois temps les 29 août, 26 septembre et 24 octobre, le Disquaire Day fêtera son dixième anniversaire en cette année troublée. Comme c’est le cas chaque année, et événement mettant en lumière des parutions vinyles exclusives uniquement disponibles chez les disquaires indépendants intègre une série de sorties soul-funk.

Découvrez ci-dessous la sélection 2020 de Funk★U :

  • Booker T & The MGs McLemore Avenue (LP turquoise)
  • Solomon Burke Back To My Roots (LP)
  • Miles Davis Double Image: Rare Miles From the Complete Bitches Brew Sessions (2LPs)
  • Lee Fields Let’s Get a Groove On (LP transparent splatter vert)
  • Al Green Green Is Blues (LP)
  • Magnum Fully Loaded (LP)
  • Sir Joe Quarterman Sir Joe Quarterman & Free Soul (LP)
  • Tal Ross Giant Shirley (2LPs)
  • Various Artists Soul Jazz Records Presents Brazil Funk Power –Brazilian Funk and Samba Soul (coffret 5x 45-tours)
  • Wild Tchoupitoulas Wild Tchoupitoulas (LP)
  • Camille Yarbrough The Iron Pot Cooker (12″EP)

Bonne chasse dans les bacs !


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Vidéo : Michelle David & The Gospel Sessions “You Are (live)”

Originaire de Caroline du Nord, Michelle David se lance à corps perdu dans des études de danse moderne à la High School of Performing Arts à NYC, puis au Dance Theater of Harlem et chez Alvin Ailey. Elle sera aussi à l’affiche de plusieurs comédies musicales du Off-Broadway avant de rencontrer les musiciens Onno Smit et Paul Willemsen aux Pays-Bas, lors d’une tournée théâtrale.

L’alchimie opère et marque le démarrage des Gospel Sessions, en 2015. Disponible le 6 mars prochain, Vol.4, le quatrième épisode de cette aventure musicale plonge aux sources des musiques afro-caribéennes, soul, afro-beat et Rhythm’n’Gospel.

Découvrez ci-dessous la version live de “You Are”, le premier extrait de Vol.4Michelle David & The Gospel Sessions en concert à Paris (Café de la Danse) le jeudi 12 mars et en tournée française (voir agenda).


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