Album daptone

Publié le 16 septembre 2015 | Par Funk-u

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“Daptone Gold II”

“Daptone Gold II” Funk-u

Summary: La deuxième compilation Daptone. Plaisant, mais la formule commence à afficher ses limites.

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En 2009, Daptone Records publiait Daptone Gold, sa première anthologie maison regroupant les titres emblématiques du label fondé en 2001 par Gabriel “Bosco Mann” Roth et Neal Sugarman. Son pendant argenté réunit aujourd’hui 21 titres à l’unité sonore assurée par les productions 100% organiques de l’enseigne de Brooklyn. Quoi de neuf depuis six ans ? Sharon Jones, l’artiste-vedette de Daptone, a vaincu -temporairement- un cancer et effectué un impressionnant retour sur scène en 2014. L’outsider Charles Bradley s’est imposé grâce à son énergie brute et sa puissance scénique. Le Menahan Street Band de l’impeccable Thomas Brenneck poursuit discrètement son chemin et Antibalas a profité de la Daptone Super Soul Revue pour diffuser son afrobeat nerveux aux foules des festivals. Nouvelles venues dans l’écurie, Saun & Starr ont également publié ce printemps un premier album réjouissant.

daptoneDaptone Gold II célèbre logiquement ses têtes d’affiches avec près d’un quart de la compilation attribué à Sharon Jones & the Dap-Kings, l’occasion de retrouver une excellente reprise du “Inspiration Information” de Shuggie Otis et un “Little Boys With Shiny Toys” uniquement disponible en 45-tours. Deux titres inédits figurent également au programme avec The Dap-Kings et leur “Thunderclap” et la reprise du standard blues “You Got To Move”, popularisé par les Rolling Stones et interprété par Naomi Shelton & The Gospel Queens. The Budos Band, The Sugarman 3 et les méconnus Como Mamas complètent généreusement la sélection qui propose également quelques faces rares, dont le 45-tours de “Luv Jones” signé Charles Bradley et LaRose Jackson.

Daptone Gold II ravira à coup sûr les fans du soul rétro-revivaliste, mais la “formule” affiche aussi ses limites, à commencer par l’absence de compositions pouvant se rapprocher d’un standard de la soul du 21ème siècle : comment renouveler une écriture confinée aux modèles sixties où la reproduction fidèle du son vintage semble trop souvent l’emporter sur le songwriting ?

Jacques Trémolin



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