Interview Rock=Candy+Funk+Party+2014

Publié le 18 février 2013 | Par Funk-u

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Tal Bergman et Renato Neto vous invitent à leur Rock Candy Funk Party

We Want Grooove est le premier album détonnant de Rock Candy Funk Party, un combo de Los Angeles fan de jazz/funk et de rock estampillé 70’s regroupant le batteur-producteur Tal Bergman, le guitariste Ron DeJesus, Mike Merritt (basse), le virtuose de la six-cordes Joe Bonamassa et Renato Neto, clavier bien connu de la galaxie princière. Interview avec ce dernier et Tal Bergman, l’un des concepteurs en chef de la bombe jazz-funk-rock de 2013 !

Funk★U : Comment est né Rock Candy Funk Party ?

Tal Bergman : Rock Candy Funk Party  a démarré sous le nom Grooove Vol.1, que j’avais monté avec mon ami Ron DeJesus (guitare). Au fil des ans, Ron et moi avons joué un peu partout dans Los Angeles avec des configurations différentes. Il y a à peu près un an et demi, Joe Bonamassa et moi qui l’accompagne sur scène avions eu quelques jours de break de sa tournée mondiale. Joe est venu jammer avec nous au club The Baked Potato, c’était génial et nous avons donné quelques concerts en semble au cours de l’année. Entre temps, la tournée de Joe a repris et un soir, lors d’un long trajet en bus après un concert, nous avons eu l’idée d’aller en studio pour enregistrer des titres originaux dans l’esprit du jazz-funk des années 1970 et 80.

Renato, comment avez-vous intégré Rock Candy Funk Party ?

Renato Neto : J’ai travaillé sur différents projets avec Tal dans le passé. Nous avions produit et arrangé l’album de Rod Stewart Had it to Be You en 2000 et nous avons aussi compos deux musiques de films tous les deux, Dancing at the Blue Iguana en 2000 et Kill Me Later en 2001.

We Want Grooove est la suite de Grooove Vol.1, paru en 2007. Quelle est la différence entre cet album et le We Want Grooove de 2013 ?

T.B. : En gros, il n’y avait pratiquement que moi et Ron sur cet album. Nous avons appelé quelques amis, dont Renato et Fred Kron aux claviers et Les King à la basse sur un titre. L’ambiance de cet album était plus downtempo, un peu chill-out. De la musique pour le sexe ! We Want Grooove est une collaboration live entre cinq musiciens qui jouent dans la même pièce. On ressent plus l’interaction et nous sonnons plus comme un groupe sur ce nouvel album.

On entend beaucoup d’influences dans We Want Grooove, de Sly Stone aux Headhunters en passant par Jeff Beck, Led Zeppelin et Prince. Quels sont vos artistes favoris dans cette longue liste ?

T.B. : Pour ce disque, j’ai été très influencé par Herbie Hancock, Miles Davis, Earth Wind & Fire, Billy Cobham et bien d’autres.

Comment composez-vous ? Vos morceaux sont-ils le résultat de jams ou écrivez-vous chacun de votre côté ?

T.B. : Chacun apporte son groove et ses idées, mais un grand nombre de ces idées passent à la trappe dès qu’on se met à jouer. Nous avons l’habitude de changer de direction très rapidement en studio. On s’est rendus compte que les meilleures idées apparaissaient sur le moment.

R.N. : 100% de la création se fait dans la spontanéité, et pour arriver à ce moment, il faut jammer pendant de heures ! Mon rôle en tant que clavier a été d’apporter de la mélodie et des harmonies à tous ces grooves. Mes titres préférés de l’album ? « We Want Grooove », « Octopus-e » et « New York Song ».

Tous vos titres sont instrumentaux. Avez-vous l’intention d’intégrer un chanteur dans un futur proche ?

T.B. : (Rires).

Tal, vous êtes le producteur de We Want Grooove. Comment définiriez-vous votre rôle dans ce projet ?

T.B. : Il a d’abord fallu songer au concept d’album, puis rester dans le cadre de ce concept. La troisième chose, c’est qu’il fallait que chacun se sente dans son élément et puisse entendre l’autre. Le mix devait donc être parfait, car l’interaction entre les musiciens est cruciale dans ce type d’album. La dernière chose, c’était de juger ce qui était bon à garder ou pas.

Le morceau « We Want Grooove » sonne beaucoup comme le « Sexy MF » de Prince. Est-ce un clin d’œil ?

R.N. : Je joue depuis 11 ans avec Prince, mais « We Want Grooove »  n’est pas un clin d’œil volontaire à « Sexy MF ». Je n’y pensais pas du tout, le morceau s’est mis tout d’un coup à sonner comme ça, ça ne va pas plus loin.

T.B. : Lors des répétitions, j’ai eu l’idée de la partie de batterie pour une section intermédiaire du morceau. Finalement, cette partie est devenue le rythme principal du morceau final. C’est peut-être un hommage inconscient à Prince, mais c’est très bien car « Sexy MF » est un morceau génial avec des paroles géniales aussi !

Quel est le sens des 3 « o » de We Want Grooove ?

T.B. : Xtra « o » = « Xtra Grooove !!! »

Rock Candy Funk Party a-t-il l’intention de venir jouer en Europe ?

T.B. : Je démarre une nouvelle tournée mondiale avec Joe Bonamassa (avec un concert au Grand Rex le 1er avril, ndr). Pour ce qui est d’une tournée Rock Candy Funk Party, il faudra déjà coordonner les agendas de tout le monde, mais je suis sûr qu’il va se passer quelque chose bientôt.

Propos recueillis par Jacques Trémolin

 

Rock Candy Funk Party We Want Grooove (Mascot Records). Sortie le 18 février 2013 en CD, digital et LP. rockcandyfunkparty.com



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